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La loi
peut-elle dire l'histoire ?
"Droit,
Justice et Histoire"
A PARAITRE
1er
trimestre 2012

Une loi mémorielle
est une loi déclarant, voire imposant, un point de vue officiel sur des
événements historiques.
La question
posée par cet ouvrage est : pourquoi des « lois mémorielles » ?
En France, la
loi dite "Gayssot "du 13 juillet 1990 est
la première « loi mémorielle » Son but était de lutter contre ce négationnisme
et de reconnaître la douleur des survivants et des descendants des victimes
face à ces remises en cause.
Les lois
suivantes ont repris ces objectifs de lutte contre la négation de faits historiques
avérés (génocide arménien, esclavage, traite négrière) et de reconnaissance des
mémoires blessées (Arméniens, habitants des départements d’outre-mer, anciens
colonisés, rapatriés, Harkis).
En Belgique, la loi du 23 mars 1995 tend à
réprimer la négation, la minimisation, la justification ou l'approbation du
génocide commis pendant la Seconde Guerre mondiale par le régime
national-socialiste allemand.
Les lois ou
résolutions votées dans de nombreux parlements pour reconnaître l'existence du
génocide arménien appartiennent également à la catégorie des lois mémorielles.
Cet ouvrage
pose la question de l’efficacité de ces dispositifs en débat.
Plusieurs
conceptions des rapports entre la loi et l'histoire s'affrontent Les partisans
de telles lois soulignent qu'il ne s'agit pas de dicter l'histoire mais de
lutter contre Les opposants à la loi disent que celle-ci instaure une « vérité
officielle».
Certains
affirment aussi qu'elles seraient contraires à la liberté d’expression et aux
droits de l’homme et donc contraire à plusieurs instruments internationaux.
Les « lois
mémorielles » n'incitent-elles pas à une « guerre des mémoires » et à une «
concurrence des victimes » ?
Ces lois ne
remettent-elles pas en cause les frontières entre histoire et mémoire ?
Faut-il
poursuivre dans la promulgation de telles lois ? Faudrait-il au contraire une
abrogation totale ou partielle de ces lois ?
Dans
cet ouvrage Pim den BOER, François
DELPLA, Bertrand FAVREAU, Jean-François FLAUSS, Georges KIEJMAN, Mario LANA,
Christophe PETTITI, Michel
PUECHAVY, Gilles MANCERON, .Emmanuel NAQUET, Vincent NIORÉ, Pierre NORA,
de l'Académie française, Christian VIGOUROUX, Antoine VALERY, envisagent cette question qui divise les
historiens.
TABLE DES MATIERES
Le
jugement de l'Histoire
Bertrand FAVREAU,
Président de l’Institut des
Droits de l’Homme des Avocats Européens.
I
ère Partie;
Vision
et représentation de l’Histoire dans la jurisprudence,
Antoine VALÉRY, président du Comité des Droits de l'Homme
de la Commission française de l'UNESCO, Vice Président de l’Institut des droits
de l’Homme du Barreau de Paris.
Christian VIGOUROUX,
Président adjoint de la section du contentieux du Conseil d’Etat, Professeur
associé à l’université de Versailles St Quentin en Yvelines.
Christophe PETTITI, Avocat, Secrétaire général
l’Institut des Droits de l’Homme des Avocats Européens
Michel PUÉCHAVY, Avocat au barreau de Paris,
Trésorier de l’Institut des droits de
l’Homme du Barreau de Paris.
Jean-François FLAUSS, Professeur à l'Université Paris II Panthéon-Assas
IIème
Partie;
Débat : "La loi peut elle dire
l'histoire ?"
Présentation
Mario LANA,
président de l'Unione
forense per la tutela dei diritti dell'uomo (Rome).
1.
Loi,
juge et histoire
Georges KIEJMAN, Avocat au barreau de Paris, ancien ministre délégué à la
Justice.
2.
La loi et l’histoire : repenser le cadre du débat.
Gilles
MANCERON, Historien, rédacteur en chef de la revue
"Hommes et libertés". et
vice-président de la Ligue des droits de l’Homme
3.
Abolir
Gayssot .
François DELPLA, historien du nazisme et de la
Seconde guerre mondiale.
4.
Faut-il
pénaliser la négation du génocide arménien ?
Vincent
NIORÉ, Avocat au barreau de Paris
5.
Ombre chinoise et vocation
historiographique
Pim den BOER,
professeur d'histoire des cultures d'Europe à l'Université d'Amsterdam
6.
Quelques
remarques à propos de scènes de la vie conjugale : le couple
Histoire-Pouvoirs, une union contre-nature ?
Emmanuel
NAQUET, Centre d’histoire de Sciences Po-Paris
POSTFACE
Légiférer sur
l’histoire ?
Pierre NORA, de l'Académie française, président de
"Liberté pour l'histoire"
Lois mémorielles
Bibliographie