IDHAE
bservatoire Mondial des Droits de la Défense et des
violations des droits des avocats
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IRAN Javid Houtan Kian Libéré Torturé en prison l’avocat de Sakineh
en appelle à la conscience du monde pour qu’on ne l’oublie pas. ».
Le
20 Août 2013, Houtan Kian
a été libéré de la prison de Tabriz en Iran, où il a été détenu pendant les
trois dernières années. Houtan Kian est devenu
une figure bien connue quand il a pris le cas de Sakineh
Mohammadi Ashtiani,
condamnée à la lapidation pour adultère. Peu de temps après, il est devenu
l'avocat de Ashtiani, il a été arrêté dans son
bureau en octobre 2010, tout en étant interviewé par des journalistes
allemands. Il a été condamné à une peine de prison de six ans. Pendant
son emprisonnement, Houtan Kian
aurait été torturé. Via
le site Iranien Freedom Messenger, lson avocat a affirmé que son client avait été battu puis
torturé avec des brûlures de cigarettes. Javid Houtan Kian a été détenu
dans la section des "prisonniers sous méthadone", autrement dit des
détenus toxicomanes, afin de rendre ses conditions de détention plus pénibles
peu de temps après il s’était retrouvé isolé et transféré dans le service et
la section qui s’occupe des toxicomanes à la méthadone, ce qui est souvent le
cas pour les détenus politiques en Iran, afin de leur rendre l'expérience
encore plus difficile. Houtan Kian, 33 ans, a
été arrêté, dans son cabinet, le 9 Octobre 2010, par des officiers chargés de
la sécurité, alors qu’il venait de donner une interview à des journalistes
allemands à propos de sa cliente Sakineh Mohammadi Ashtiani, condamnée a mort par lapidation pour « adultère » et
complicité supposée dans « l’assassinat de son mari ». Houtan Kian avait ensuite été condamné
par un « tribunal révolutionnaire » à 11 ans de prison pour «
atteinte à la sécurité nationale » et « diffusion de fausses
nouvelles » et interdit d’exercer la profession d’avocat pendant 5 ans.
En appel, le 19 février 2012, devant la cour de Tabriz, la condamnation a été
réduite à six ans de prison ferme pour "propagande contre la
République islamique". Dans
une lettre sortie clandestinement de la prison, dans la première semaine de
juin 2012, il a décrit les insultes et les tortures endurées depuis 20 mois.
Son nez et certaines de ses dents ont été cassées et il a subi de nombreuses
brûlures de cigarettes. Il lance un appel : « Mille fois par
jour je souhaite être mort mais les autorités de la prison et les services de
renseignements veulent que je meure à petit feu. J’en appelle à la conscience
du monde pour qu’il ne m’oublie pas ». Houtan Kian avait été
désigné comme avocat de Sakineh Ashtiani,
après le départ en exil de son premier avocat, Mohamed Mostafei.
Après son arrestation, Houtan Kian
s’est vu interdire le 24 janvier 2011, tout droit de représenter Sakineh Ashtiani. Placé à
l’isolement à la prison d’Evin, il aurait été roué de coups de pieds par ses
interrogateurs, qui voulaient lui faire reconnaître qu’il avait informé les
journalistes allemands. Il avait dû être placé sous surveillance médicale. Il
a été ensuite transféré de la prison d’Evin à celle de Tabriz, où il a été
placé dans une cellule pour malades mentaux et utilisateurs de drogues
injectables. (Voir 120 avocats, 2011, p.56).
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