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OMAN - 9 février 2013
Basma al Khayoumi
Un an de prison pour des
manifestations en faveur de réformes.

Depuis le 9 février 2013, Basma al-Kayoumi a entamé une grève de la faim.
Le 8 août 2012, Basma al Khayoumi, a été condamnée par un
tribunal de Mascate, en même temps que dix autres militants qui avaient
participé à une manifestation pacifique, à un an d’emprisonnement et à une
amende de 200 rials (environ 421 euros) soit six mois pour
"rassemblement illégal" et six mois pour "obstruction de la
voie publique". Les condamnés
ont fait appel. Mais, Le 12 décembre 2012, la Cour d’Appel de Mascate
a confirmé la sentence et Basma al Khayoumi, devrait, en conséquence exécuter sa
peine de un an de prison.
Basma al Khayoumi,
qui a déjà été plusieurs fois arrêtée et interrogée dans le passé, avait été arrêtée, une nouvelle fois, le 11 juin
2012, en même temps que 22 personnes - des écrivains, des avocats et des
blogueurs -, qui manifestaient devant le quartier général de la police, à
Mascate, pour réclamer la libération de leurs concitoyens arrêtés depuis le
31 mai. Deux ont été relâchés peu après. Les autres ont été détenus à la
prison centrale de Sumail, à 90 kilomètres au nord
de Mascate, elle avait été libérée sous caution le 27 juin 2012.
Un an plus tôt, le 14 mai 2011 Basma
al Khayoumi avait été arrêtée avec 14 autres
personnes lors d'un rassemblement pacifique devant le Conseil consultatif à
Mascate, pour réclamer la libération d'autres personnes arrêtées deux jours
plus tôt lors de manifestations en faveur de réformes. Elle avait été remise
en liberté sous caution le 16 mai, dans l'attente de son procès à une date
ultérieure, après avoir été inculpée de participation à un rassemblement
illégal.
Les manifestations ont commencé à Oman en janvier et
février 2011, dans l’effervescence liée au Printemps arabe. En mars, le chef
d'État d'Oman, le sultan Qabous bin Saïd, au
pouvoir depuis 42 ans, a concédé certaines réformes, parmi lesquelles la
création d'emplois, l'augmentation des allocations de chômage et le renvoi de
plusieurs ministres de son gouvernement.
Toutefois, les autorités omanaises ont maintenu les
restrictions sévères touchant les libertés d’expression et de réunion, et les
manifestants continuent leur lutte pour obtenir que d'autres ministres soient
amenés à rendre des comptes pour des abus de pouvoir présumés et que les
autres réformes promises soient mises en œuvre, notamment l'assouplissement
des restrictions très strictes de la liberté d'expression et de réunion.
(Voir
150 avocats, 2013, p.32).
OMAN - February 6, 2013
Basma al-Kayoumi
Since
February 9, 2013, Basma al-Kayoumi
on hunger strike.

On 8 August 2012, the Muscat Court of First
Instance handed down one-year prison sentences and fines of 200 Rials (approximately EUR 421) to
Basma al-Kayoumi , and a group of human rights defenders for
alleged “illegal gathering” and “road obstruction”.
She was arrested on 11 June 2012 along with
approximately 20 other protestors when security forces and anti-riot police
broke up a three-day protest.
Basma al-Kayoumi is a UK-trained
lawyer who has been at the heart of the protest movement. In 2011 she was
arrested and held for 48 hours when protesting the detainment of others
Since February 9, 2013, Basma
al-Kayoumi and twenty-four
members of the group who are serving prison terms have been on hunger strike to
draw attention to their plight.
(Voir 120 avocats, 2011, p.32).
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