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Haroun Ndubi avocat spécialisé dans la défense des
droits humains, membre du Forum kenyan des observateurs nationaux des élections , menacé pour avoir exprimé des soupçons quant à la
régularité du scrutin et dénoncé des atteintes aux droits de l'homme commises par la police ou par des
bandes armée.
Haroun
Ndubi, est égalment directeur
exécutif de Haki Focus, une organisation des
droits de l'Homme, lutte pour que
la peine de mort soit retirée de la constitution et des lois, au Kenya -- et a insinué qu'elle pouvait
même contribuer à une augmentation des meurtres.
De
nombreux représentants de la Société civile kenyane ont demandé le 30
janvier 2008 à l'Union africaine (UA) d'infliger des sanctions à leur
pays. Ce jour là, Haroun Ndubi de
l'organisation "Haki Focus" avait annoncé
son intention de poursuivre le chef de la Police kenyane, Hussein Ali,
pour le massacre de 400 personnes : "Nous allons engager des
poursuites judiciaires contre le chef de la Police et toute personne que
nous soupçonnons avoir joué un rôle dans les massacres imputés à la
Police", a déclaré
De son côté, le président de l'Association des barreaux d'Afrique de
l'Est, Donald Deya. a déclaré "Les
Kenyans n'ont pas le temps d'attendre l'action de l'UA. Le seul moyen de
mettre fin à la violence est de prendre des mesures de suspension dans
l'immédiat",
Le Conseil de paix et de sécurité de l'UA, doit convoquer une réunion
d'urgence sur le Kenya et envoyer une délégation pour constater les
massacres de représailles dans ce pays, autrefois considéré comme l'Etat
le plus pacifique de la Corne de l'Afrique.
Haroun Ndubi ainsi que Maina
Kiai ,
président de la Commission nationale kenyane des droits humains, Muthoni Wanyeki, directrice
exécutive de la Commission nationale kenyane des droits humains , David Ndii , auteur d’un rapport sur la fraude électorale ;
Gladwell Otieno ,
directrice du Centre pour la transparence des affaires publiques en
Afrique ; Ndung'u Wainaina
, membre du personnel du Conseil exécutif de la Convention nationale ; Njeri Kabeberi , directrice
exécutive du Centre pour la démocratie pluraliste ; Nahashon
Gachehe , employé de l’Unité médicolégale
indépendante ; James Maina , membre du
Parlement du peuple, tous des défenseurs des droits humains et des
militants en faveur de la démocratie ont été la cible d’une série de
menaces anonymes, dont des menaces de mort. Après avoir reçu des SMS, des
appels téléphoniques ou des courriels anonymes inquiétants, ils ont dû
prendre des mesures pour assurer leur sécurité, par exemple en
déménageant ou en s’abstenant de faire des déclarations publiques.
Ces
tentatives d’intimidation sont liées à des propos que ces personnes ont
tenus ou à des initiatives qu’elles ont prises au sujet des résultats des
élections générales du 27 décembre 2007 ou des atteintes aux droits
humains perpétrées au cours des troubles qui ont suivi le scrutin. Les
résultats des élections, contestés, ont entraîné un conflit politique
important au Kenya, qui s’est polarisé autour de clivages ethniques. Les
Kikuyus auraient en effet majoritairement soutenu le président sortant, Mwai Kibaki, tandis que les
Luos et les Kalenjins
auraient apporté leur appui au candidat de l’opposition, Raila Odinga.
Tous
les défenseurs des droits humains et militants pour la démocratie nommés
ci-dessus, à une seule exception près, sont des Kikuyus. Dans les
messages de menaces qu’ils ont reçus, ils étaient notamment accusés
d’avoir « trahi » leur ethnie parce qu'ils avaient exprimé des soupçons
quant à la régularité du scrutin, ou avaient dénoncé des atteintes aux
droits humains commises par la police ou par des bandes armées, notamment
des groupes de Kikuyus, un peu partout dans le pays.
Quatre
de ces défenseurs des droits humains et militants sont également cités
dans un texte qui circule au sein de la communauté kikuyue
du Kenya sous forme imprimée et électronique depuis quelques jours. Ce
document, qui fait figurer ces quatre personnes dans une liste de plus de
25 personnes d'origine kikuyue qualifiées de «
traîtres [qui] vivent tranquillement parmi nous », contient des menaces
d’assassinat voilées.
INFORMATIONS GÉNÉRALES
Le Kenya est le théâtre de violences d’une ampleur considérable depuis
les élections générales du 27 décembre 2007 et l’annonce de la réélection
du président Mwai Kibaki,
le 30 décembre 2007. Constatées dans différentes régions du Kenya, elles
touchent notamment certains quartiers de Nairobi et les provinces du Nyanza, de l’Ouest, de la Vallée du Rift et de la
Côte.
À
l’origine de ces violences se trouvent en grande partie des sympathisants
du Mouvement démocratique orange (ODM), un parti d’opposition, qui
estiment que l’élection présidentielle a été truquée en faveur du
président sortant. Par ailleurs, des cas de recours excessif à la force
par la police contre des manifestants ont été signalés ; des
protestataires auraient notamment été abattus.
Des
Kikuyus ont fait l’objet de nombreuses agressions, souvent commises au
moyen de machettes, de pierres, de gourdins ou encore d’arcs et de
flèches. Dernièrement, le nombre d’attaques menées en représailles par
des bandes de Kikuyus contre des Luos ou des Kalenjins a augmenté. Plus de 600 personnes ont été
tuées depuis le début des troubles, et les Nations unies ont indiqué que
plus de 250 000 personnes avaient dû quitter leur domicile. Des milliers
de personnes se sont réfugiées en Ouganda ou en Tanzanie.
ACTION RECOMMANDÉE : dans les appels que vous
ferez parvenir le plus vite possible aux destinataires mentionnés
ci-après (en anglais ou dans votre propre langue) :
- dites-vous préoccupé par les menaces de mort formulées contre les
défenseurs des droits humains et les militants en faveur de la démocratie
cités dans cette Action urgente (merci de préciser leur nom) ;
- exhortez les autorités à garantir la sécurité et la protection des
défenseurs des droits humains et des militants pour la démocratie au
Kenya ;
- appelez les autorités kenyanes à enquêter sur les menaces dont ces
personnes ont fait l’objet et à veiller à ce que les responsables
présumés de ces agissements soient jugés de manière équitable ;
- engagez les autorités à garantir le respect du droit à la liberté
d'expression et des droits des défenseurs des droits humains ;
-priez-les instamment de prendre des mesures efficaces pour que tous les
fonctionnaires, notamment les membres des forces de sécurité,
reconnaissent la légitimité du travail des défenseurs des droits humains
et s’abstiennent de porter des accusations non fondées contre ces
personnes.
Si
vous vivez dans un État membre de l’Union européenne, veuillez adresser
une copie de vos appels à l’ambassade de votre pays à Nairobi, en
demandant à l’Union européenne d’intervenir pour soutenir ces défenseurs
des droits humains, conformément aux Orientations de l'UE concernant les
défenseurs des droits de l'homme.
APPELS À :
Président
du Kenya :
Hon. Mwai Kibaki
C.G.H. M.PPresident of Kenya
PO Box 30510-00100, Nairobi, Kenya
Fax : +254-20-313600
Courriel : pps@statehousekenya.go.ke [1]
Formule d’appel : Your Excellency,
/ Monsieur le Président de la République,
Responsable
de la police :
Major General Mohamed Hussein Ali, M.G.H.
Commissioner of Police
PO Box 30083, Nairobi, Kenya
Fax : +254-20-240955
Formule d’appel : Dear Commissioner,
/ Monsieur,
Ministre
d’État chargé de la Sécurité intérieure :
Hon. Prof George Saitoti
Minister of State for Internal
Security
Harambee House, Harambee
Avenue
P.O. Box 30510-00100, Nairobi, Kenya
Fax : +254-20-313600
Formule d’appel : Monsieur le Ministre,
COPIES
À :
Président
de la Commission nationale kenyane des droits humains :
Maina Kiai
Chairperson, Kenya National Commission for Human Rights
PO Box 74359 – 00200, Nairobi, Kenya
Fax : +254202716160
Courriel : mkiai@knchr.org
ainsi qu'aux représentants diplomatiques du Kenya dans votre pays.
MERCI
D’ENVOYER LES APPELS IMMEDIATEMENT.
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