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ACTION URGENTE AVOCAT

 

ETHIOPIE

28 décembre 2008  

Libérée par grâce présidentielle le 20 juillet 2007 après avoir été détenue  pendant 20 mois et dix huit jours,

 

Birtukan Mideksa,

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ré-arrêtée pour purger sa condamnation à la prison à vie.

Elle a entamé une grève de la faim.

 

Source : AI - AFR 25/003/2009  

.

 

 

Birtukan Mideksa, a  été arrêtée le 28 décembre 2008. Elle est détenue sans inculpation et maintenue à l’isolement depuis cette date. Elle a entamé une grève de la faim, n’absorbant plus que des aliments liquides, afin de protester contre sa détention. Sa famille proche est autorisée à lui rendre visite, mais Birtukan Mideksa n’a pu bénéficier ni des services d’un avocat, ni de soins médicaux. Elle est incarcérée à la prison de Kaliti, à la périphérie d’Addis-Abeba, dans une cellule de 2 mètres carrés , selon d’anciens détenus, il fait souvent une chaleur insupportable. En raison de son isolement, on craint qu’elle ne soit torturée et subisse d’autres formes de mauvais traitements.

 

En novembre 2008, Birtukan Mideksa s’est exprimée sur le processus ayant conduit à sa libération lors d’une réunion publique en Suède. En 2007, les négociations entre le gouvernement et des "sages" avaient abouti à leur libération, sous condition qu’ils signent une lettre d’excuses. Birtukan Mideksa a cherché à clarifier les termes de cette lettre. Peu de temps après, le ministère de la Justice a émis une déclaration annulant la grâce qui lui avait été octroyée et rétablissant la peine de réclusion à perpétuité prononcée à l’origine.

Des divergences d’appréciation seraient à l’origine de son arrestation, le 28 décembre 2008. Des responsables du gouvernement éthiopien ont répliqué en l’accusant de nier qu’elle avait demandé une grace.

 

Elle serait détenue à la prison de Kaliti, à proximité d’Addis Abeba.

ACTION RECOMMANDÉE : dans les appels que vous ferez parvenir le plus vite possible aux destinataires mentionnés ci-après (en anglais ou dans votre propre langue) :

- demandez instamment la libération immédiate et sans condition de Birtukan Mideksa, à moins que cette femme ne soit inculpée d'une infraction dûment reconnue par la loi ;

- dites que vous craignez qu'elle ne soit torturée ou subisse d'autres formes de mauvais traitements en raison de sa détention à l'isolement ;

- déclarez-vous préoccupé à l'idée qu'il s'agisse d'une prisonnière d'opinion, détenue pour le seul motif d'avoir exercé pacifiquement son droit à la liberté d'expression et d'association ;

- exhortez les autorités à lui permettre de bénéficier des services de l'avocat de son choix et de tous les soins médicaux dont elle pourrait avoir besoin, en particulier compte tenu de sa grève de la faim.

 

APPELS À :

Ministre de la Justice :

Berhan Hailu

PO Box 1370

Addis Ababa, Éthiopie

Courriers électroniques : justice@telecom.net.et / ministry-justice@telecom.net.et

Fax : +251 11 5517775

+251 11 5520874

Formule d'appel : Dear Minister, / Monsieur le Ministre,

 

COPIES À :

Ambassadeur de la Commission nationale des droits humains :
Dr Kassa Gebreheywot
Chief Commissioner,

Ethiopian Human Rights Commission

PO Box 1165

Addis Ababa, Éthiopie

Fax : +251 11 2511 1618 0041

Courriers électroniques : hrcom@ethionet.et

 

ainsi qu'aux représentants diplomatiques de l'Éthiopie dans votre pays.

 

BIOGRAPHIE :

Retour page d'accueilWoizero Birtukan Mideksa,  avocate et ancienne magistrate, est originaire de la  communauté Oromo, qui s’est développée comme un groupe politique et ethnique distinct depuis le XVIème  siècle en Ethiopie du sud. Jeune, cultivée et charismatique, elle est devenue célèbre, en  2002, lorsqu’elle fut de  façon éphémère juge auprès de la cour suprême, à l’occasion d’une affaire  cruciale concernant opposant le Premier ministre comme plaignant à son adversaire politique, l’ancien Ministre de la  Défense Siye Abraha. Elle a donné un exemple de son intégrité en remettant  Siye Abraha en liberté  en jugeant  qu'il n'y avait aucune preuve permettant de  le maintenir en prison sur des charges de corruption présumées.  Le pouvoir en place a alors fait investir la Cour par les hommes du service de sécurité, inversé la décision de la juridiction et  remis son adversaire politique en prison.

 

Devenue avocate et membre éminent de l’opposition elle a été élue vice-présidente de la Coalition pour l’unité et la démocratie (CUD), qui regroupe les principaux partis d’opposition en Ethiopie. Elle est aujourd'hui la présidente de l’Unité pour la démocratie et la justice (UDJ), l’un des partis nés de l’éclatement de l’ancienne Coalition pour l’unité et la démocratie (CUD).

 

Des membres de la CUD ont remporté des sièges au Parlement, ainsi que d’autres mandats électoraux en mai 2005. Cependant, les résultats de l’élection, à l’issue de laquelle le parti au pouvoir a gardé le contrôle, ont été contestés. Des observateurs ont fait état d’irrégularités et la CUD a dénoncé le harcèlement et l’intimidation dont ses membres ont fait l’objet. Les forces gouvernementales ont ouvert le feu sur des manifestants protestant contre l’issue du scrutin et au moins 187 personnes ont été tuées. Des milliers d’autres ont été arrêtées, notamment de nombreux parlementaires de l’opposition, dirigeants de partis d’opposition, journalistes et défenseurs des droits humains. Birtukan Mideksa se trouvait parmi eux.

 

Lorsque la police est venue arréter Woizero Birtukan Mideksa, le 2 novembre 2005, la population s'est opposée à son arrestation et 5 se sont sacrifiés pour la sauver. Mais elle s’est rendue.    

 

En 2006, elle a été inculpée de trahison, aux côtés d’autres dirigeants de la CUD, de parlementaires, de journalistes et de défenseurs des droits humains. Après avoir refusé  de présenter une défense en raison de l'absence de tout procès équitable. Birtukan Mideksa, comme les autres principaux dirigeants du CUD, a été condamnée à la prison à perpétuité , le 16 juillet 2007, par la Haute Cour d'Ethiopie.

 

Mais, quatre jours plus tard,  le 20 juillet,  elle été libérée après avoir fait l'objet d'une mesure de grâce plénière de la part du président  Éthiopien après avoir été détenue du 2 novembre 2005 au 20 juillet 2007 soit pendant 20 mois et dix huit jours.

 

Il semble que la majorité des personnes reconnues coupables lors de ce procès ont été libérées après avoir négocié un accord avec le gouvernement et signé des lettres d’excuses. Le gouvernement les a graciées en 2007. Les termes exacts de ces négociations, menées par des anciens, et les conditions de cette grâce demeurent flous.

 

 

 

ACTION RECOMMANDÉE : dans les appels que vous ferez parvenir le plus vite possible aux destinataires mentionnés ci-après (en anglais ou dans votre propre langue) :
- demandez instamment la libération immédiate et sans condition de Birtukan Mideksa, à moins que cette femme ne soit inculpée d’une infraction dûment reconnue par la loi ;
- dites que vous craignez qu’elle ne soit torturée ou subisse d’autres formes de mauvais traitements en raison de sa détention à l’isolement ;
- déclarez-vous préoccupé à l’idée qu’il s’agisse d’une prisonnière d’opinion, détenue pour le seul motif d’avoir exercé pacifiquement son droit à la liberté d’expression et d’association ;
- exhortez les autorités à lui permettre de bénéficier des services de l’avocat de son choix et de tous les soins médicaux dont elle pourrait avoir besoin, en particulier compte tenu de sa grève de la faim.

 

APPELS À :

Ministre de la Justice :
Berhan Hailu
PO Box 1370
Addis Ababa, Éthiopie
Courriers électroniques : justice@telecom.net.et / ministry-justice@telecom.net.et
Fax : +251 11 5517775
+251 11 5520874
Formule d’appel : Dear Minister, / Monsieur le Ministre,

COPIES À :

Ambassadeur de la Commission nationale des droits humains :
Dr Kassa Gebreheywot
Chief Commissioner,
Ethiopian Human Rights Commission
PO Box 1165
Addis Ababa, Éthiopie
Fax : +251 11 2511 1618 0041
Courriers électroniques : hrcom@ethionet.et

 

 

 

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