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Birtukan Mideksa, a été arrêtée
le 28 décembre 2008. Elle est
détenue sans inculpation et maintenue
à l’isolement depuis cette date. Elle a entamé une grève de la faim, n’absorbant plus que des
aliments liquides, afin
de protester contre sa
détention. Sa famille
proche est autorisée à lui rendre visite, mais Birtukan Mideksa n’a pu bénéficier ni des services d’un avocat,
ni de soins médicaux. Elle est incarcérée à la prison de Kaliti,
à la périphérie d’Addis-Abeba,
dans une cellule de 2
mètres carrés où, selon d’anciens détenus, il fait souvent une chaleur insupportable.
En raison de son isolement, on craint qu’elle ne soit torturée
et subisse d’autres formes de mauvais traitements.
En novembre
2008, Birtukan Mideksa
s’est exprimée sur le processus ayant conduit à sa libération lors d’une réunion publique en Suède. En 2007, les
négociations entre le gouvernement et des "sages" avaient
abouti à leur libération, sous condition qu’ils signent une lettre
d’excuses. Birtukan Mideksa a cherché à clarifier les termes de cette
lettre. Peu
de temps après, le ministère
de la Justice a émis une
déclaration annulant
la grâce qui lui avait été octroyée et rétablissant la
peine de réclusion à perpétuité prononcée à l’origine.
Des divergences
d’appréciation seraient à l’origine de son arrestation, le 28 décembre
2008. Des responsables du gouvernement
éthiopien ont répliqué en l’accusant de nier qu’elle avait demandé une grace.
Elle serait
détenue à la prison de Kaliti, à proximité d’Addis Abeba.
ACTION RECOMMANDÉE : dans les appels
que vous ferez parvenir le plus vite possible aux destinataires
mentionnés ci-après (en anglais ou dans votre propre langue) :
- demandez
instamment la libération immédiate et sans condition de Birtukan Mideksa, à moins
que cette femme ne soit inculpée d'une infraction dûment reconnue par la
loi ;
- dites que
vous craignez qu'elle ne soit torturée ou subisse d'autres formes de
mauvais traitements en raison de sa détention à l'isolement ;
- déclarez-vous
préoccupé à l'idée qu'il s'agisse d'une prisonnière d'opinion, détenue
pour le seul motif d'avoir exercé pacifiquement son droit à la liberté
d'expression et d'association ;
- exhortez les
autorités à lui permettre de bénéficier des services de l'avocat de son
choix et de tous les soins médicaux dont elle pourrait avoir besoin, en
particulier compte tenu de sa grève de la faim.
APPELS À :
Ministre de la
Justice :
Berhan Hailu
PO Box 1370
Addis Ababa, Éthiopie
Courriers électroniques : justice@telecom.net.et /
ministry-justice@telecom.net.et
Fax : +251 11 5517775
+251 11 5520874
Formule d'appel : Dear
Minister, / Monsieur le Ministre,
COPIES À :
Ambassadeur de
la Commission nationale des droits
humains :
Dr Kassa Gebreheywot
Chief Commissioner,
Ethiopian Human Rights Commission
PO Box 1165
Addis
Ababa, Éthiopie
Fax : +251 11 2511 1618
0041
Courriers électroniques : hrcom@ethionet.et
ainsi qu'aux
représentants diplomatiques de l'Éthiopie dans votre pays.
BIOGRAPHIE :
Woizero Birtukan
Mideksa, avocate et ancienne magistrate, est
originaire de la communauté Oromo,
qui s’est développée comme un groupe politique et ethnique distinct
depuis le XVIème siècle en
Ethiopie du sud. Jeune, cultivée et charismatique, elle est devenue
célèbre, en 2002, lorsqu’elle fut
de façon éphémère juge auprès de
la cour suprême, à l’occasion d’une affaire cruciale concernant opposant le Premier
ministre comme plaignant à son adversaire politique, l’ancien Ministre de
la Défense Siye
Abraha. Elle a donné un exemple de son
intégrité en remettant Siye Abraha en liberté en jugeant qu'il n'y avait aucune preuve
permettant de le maintenir en
prison sur des charges de corruption présumées. Le pouvoir en place a alors fait
investir la Cour par les hommes du service de sécurité, inversé la
décision de la juridiction et
remis son adversaire politique en prison.
Devenue avocate et membre éminent de l’opposition elle a été élue
vice-présidente de la Coalition pour l’unité et la démocratie
(CUD), qui regroupe les principaux
partis d’opposition
en Ethiopie. Elle est
aujourd'hui la présidente
de l’Unité pour la démocratie
et la justice (UDJ), l’un des partis nés de l’éclatement de l’ancienne
Coalition pour l’unité et la démocratie (CUD).
Des membres de la CUD ont remporté des sièges au Parlement, ainsi que d’autres mandats électoraux en mai 2005. Cependant, les résultats de l’élection, à l’issue de laquelle le parti au pouvoir a gardé le contrôle, ont été contestés.
Des observateurs ont
fait état d’irrégularités
et la CUD a dénoncé le harcèlement
et l’intimidation dont
ses membres ont fait l’objet. Les
forces gouvernementales ont
ouvert le feu sur des manifestants
protestant contre l’issue
du scrutin et au moins
187 personnes ont été tuées. Des milliers d’autres ont été arrêtées,
notamment de nombreux
parlementaires de l’opposition,
dirigeants de partis d’opposition, journalistes
et défenseurs des droits
humains. Birtukan Mideksa se trouvait parmi eux.
Lorsque
la police est venue arréter Woizero
Birtukan Mideksa, le
2 novembre 2005, la population s'est opposée à son arrestation et 5 se
sont sacrifiés pour la sauver. Mais elle s’est rendue.
En 2006, elle
a été inculpée de trahison, aux côtés d’autres dirigeants de la
CUD, de parlementaires, de journalistes
et de défenseurs des droits
humains. Après
avoir refusé de présenter une défense en raison de l'absence
de tout procès équitable.
Birtukan Mideksa, comme les autres principaux dirigeants du
CUD, a été condamnée
à la prison à perpétuité , le 16 juillet 2007, par
la Haute Cour d'Ethiopie.
Mais, quatre jours plus tard, le 20 juillet, elle été libérée après avoir fait l'objet d'une mesure de grâce plénière de la part
du président
Éthiopien après avoir
été détenue du 2 novembre 2005 au 20 juillet
2007 soit pendant 20 mois
et dix huit jours.
Il semble que la majorité des personnes reconnues coupables lors de ce procès ont été libérées après avoir négocié un accord
avec le gouvernement et signé
des lettres d’excuses.
Le gouvernement les a graciées
en 2007. Les termes exacts de ces négociations, menées par des anciens, et
les conditions de cette grâce
demeurent flous.
ACTION RECOMMANDÉE : dans les appels
que vous ferez parvenir le plus vite possible aux destinataires
mentionnés ci-après
(en anglais ou dans votre propre langue) :
- demandez instamment
la libération immédiate
et sans condition de Birtukan Mideksa, à moins que cette femme ne soit inculpée
d’une infraction dûment
reconnue par la loi ;
- dites que vous craignez qu’elle ne soit torturée ou subisse d’autres formes de mauvais traitements en
raison de sa détention
à l’isolement ;
- déclarez-vous préoccupé
à l’idée qu’il s’agisse d’une prisonnière d’opinion, détenue pour le seul motif d’avoir exercé pacifiquement son droit à
la liberté d’expression
et d’association ;
- exhortez les autorités
à lui permettre de bénéficier des services de l’avocat
de son choix et de tous
les soins médicaux dont elle pourrait avoir besoin, en particulier compte tenu de sa grève de la faim.
APPELS À :
Ministre de la Justice :
Berhan Hailu
PO Box 1370
Addis Ababa, Éthiopie
Courriers électroniques
: justice@telecom.net.et / ministry-justice@telecom.net.et
Fax : +251 11 5517775
+251 11 5520874
Formule d’appel :
Dear Minister, / Monsieur le Ministre,
COPIES À :
Ambassadeur de la Commission nationale des droits humains :
Dr Kassa Gebreheywot
Chief Commissioner,
Ethiopian Human Rights Commission
PO Box 1165
Addis Ababa, Éthiopie
Fax : +251 11 2511 1618 0041
Courriers électroniques
: hrcom@ethionet.et
MERCI
D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT.
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