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Maitre Joachim Bilimou, avocat membre
du Conseil de l'Ordre des Avocats de Guinée, a été gravement tabassé dans l'après midi du dimanche 15 février 2009, lors
d'un incident de circulation par des hommes en tenue militaire. Il lui
aurait été reproché d'avoir "gêné" le passage d'un groupe de
militaires, qui cherchait à se frayer un chemin dans l'embouteillage.
Des militaires sont montés à bord de son
véhicule, lui ont donné des coups de crosse, des coups pieds et des coups
de poing », a témoigné Me Mohamed Traoré, secrétaire à la communication
du conseil des avocats de Guinée.
Maître Joachim s'en est sorti avec des
contusions et des blessures.
« Je ne pense que la prise du pouvoir par
l’Armée autorise des hommes en uniforme d’agresser impunément des
citoyens. Il faut veiller pour canaliser le comportement de certains
militaires. », a indiqué Me Traoré
Le conseil de l’ordre des avocats de Guinée a
manifesté sa désapprobation en
décidant de ne plus participer aux audiences à partir du 17
février. Au cours de ces journées de protestation,
les Avocats ont rencontré le Premier ministre et le ministre de la
justice « qui ont tous désapprouvé ce genre de comportement et qui se
sont engagés à mener les démarches nécessaires pour que désormais ces
genres d’actes ne se reproduisent pas ». Parallèlement aux démarches
menées chez le premier ministre et chez le ministre de la justice, les
avocats ont préparé une plainte qu’ils vont déposer. Le conseil a décidé de maintenir son
boycott jusqu’au19 février.
RAPPEL IDHAE : Courant 2007, Me Mohamed Lamine Doumbia
,avait été arrêté alors qu'il
était venu rendre visite à un de ses clients en détention dans un
commissariat de police. Deux ans plu tôt, l'Ordre des avocats de Guinée
avait porté plainte contre l'officier Chef de Bureau de Interpol Guinée
pour avoir commandité une descente policière au domicile d'un avocat Me
Paul Yomba Kourouma.
En 2007, les avocats guinéens, avaient paralysé
le système judiciaire par une grève
pendant deux mois pour protester
contre les « tracasseries des autorités policières portant gravement
atteinte à la profession d'avocat et à l'Etat de droit dans le pays ».
Ils n'avaient accepté de reprendre les audiences que le 15 décembre 2007, lorsque le ministère de la Justice les avait informés
que trois officiers comparaîtraient
en janvier 2008 devant le tribunal pour
s'expliquer sur des accusations portées contre eux.
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