Retour page d'accueil

IDHAE World  Globebservatoire Mondial des Droits de la Défense et des violations des droits des avocats

AUTRES APPELS URGENTS IDHAE

OBSERVATOIRE POUR LA PROTECTION DES DEFENSEURS DES DROITS DE L'HOMME

Amnesty International

Centre pour l'indépendance des magistrats et des avocats

Law Society of England and Wales - International human rights

Menschenrechte - R e c h t s a n w a l t s k a m m e r. Berlin

Humanrightsfirst Alert

Human Rights Watch Campaigns (HRW)

RESEAU EURO-MEDITERRANEEN DES DROITS DE L'HOMME (REMDH)

Algeria Watch

Retour page d'accueil

ACTION URGENTE AVOCAT

 

SOUDAN 

 

14 mai 2008

 

Abdel Shakour Hashim Derar

 

avocat, membre de l'Association des avocats du Darfour

et membre du Congrès populaire, un parti national d'opposition,  

 

arrêté dans son bureau

 

  Source : Amnesty AFR 54/026/2008 – AU 139/08

 

 

Abdel Shakour Hashim Derar, 35 ans, avocat, membre de l'Association des avocats du Darfour, et membre du Congrès populaire, un parti national d'opposition,  a été arrêté à son bureau le 14 mai en début d'après-midi par un groupe d'agents armés en civil du Service de la sécurité nationale et du renseignement. Il est détenu au secret dans un lieu inconnu.

 

Le 9 mai, à Khartoum, des agents du Service de la sécurité nationale et du renseignement ont commencé à arrêter des personnes qu'ils accusaient de soutenir le Mouvement pour la justice et l'égalité (MJE), un groupe armé d'opposition.

 

Plus de 200 personnes ont  arrêtées entre le 9 et le 16 mai à Khartoum. Outre Abdel Shakour Hashim Derar , cinq autres membres du Congrès populaire, un parti national d'opposition qui serait proche du MJE ont été arrêtés. Alors que 52 d'entre elles au total ont été libérées au bout de quelques jours, au moins 155 autres restent détenues, apparemment sans avoir été inculpées.

 

INFORMATIONS GÉNÉRALES

 

Le 10 mai 2008, le MJE, qui affronte les forces gouvernementales du Soudan au Darfour depuis 2003, a lancé une attaque sur Khartoum pour la première fois. Des témoins oculaires affirment que ces arrestations étaient arbitraires, visant ces personnes uniquement en raison de leur origine darfourienne, de leur appartenance ethnique ou de leur ressemblance physique, ou encore parce qu'elles étaient soupçonnées d'avoir abrité des membres du MJE. Un recours excessif à la force a été signalé dans de nombreux cas.Le conflit au Darfour a commencé en 2003, lorsque l'Armée de libération du Soudan (ALS) et le Mouvement pour la justice et l'égalité (MJE), deux groupes armés d'opposition basés au Darfour, ont pris les armes contre le gouvernement soudanais pour protester contre la marginalisation perçue de cet État de l'ouest du pays et contre l'oppression de ses tribus non arabes. L'Accord de paix sur le Darfour de 2006 n'a pas obtenu le soutien de la majeure partie de l'ALS et du MJE ; il n'a été signé qu'entre le gouvernement soudanais et la faction de l'ALS dirigée par Minni Minnawi. Le MJE ne s'est jamais joint aux efforts visant à négocier un accord de paix. Le 10 mai 2008, il a lancé une attaque militaire à la périphérie de Khartoum. Celle-ci a marqué le début d'une nouvelle phase du conflit au Darfour, puisque c'est la première fois qu'un groupe armé d'opposition atteint les abords de la capitale. De nombreux membres du MJE auraient été tués au cours de cette opération et plusieurs dizaines ont été arrêtés.

 

Les normes internationales relatives aux droits humains, telles que le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), auquel le Soudan est partie, interdisent le maintien prolongé en détention au secret. L'article 9 du PIDCP prévoit que « tout individu arrêté ou détenu du chef d'une infraction pénale sera traduit dans le plus court délai devant un juge ». Bien que le Code de procédure pénale soudanais contienne des garanties contre la détention au secret, l'article 31 de la Loi relative aux forces de sécurité, qui régit les arrestations menées par le Service de la sécurité nationale et du renseignement, autorise la détention au secret pour de longues périodes sans inculpation ni jugement. Un tel régime d'incarcération, sans aucun contact avec le monde extérieur ni contrôle externe, augmente le risque de torture. Amnesty International a déjà émis des critiques concernant les dispositions de la Loi relative aux forces de sécurité.

ACTION RECOMMANDÉE : dans les appels que vous ferez parvenir le plus vite possible aux destinataires mentionnés ci-après (en arabe, en anglais ou dans votre propre langue) :

- engagez les autorités à révéler le lieu de détention d'Adam Abdel Rahman Fadul, Mubarak Ahmed Bakhat,

Ahmed Orshi, Abdel Shakour Hashim Derar et Al Ghali Yahya Shegifat, ainsi que celui des quelque 150 autres personnes détenues ;

- demandez-leur instamment d'inculper ces personnes d'une infraction dûment reconnue par la loi ou bien de les remettre en liberté immédiatement ;

- exhortez-les à permettre sans délai à tous ces détenus d'être régulièrement en contact avec leurs proches et leurs avocats, ainsi que de bénéficier de tous les soins médicaux dont ils pourraient avoir besoin ;

- cherchez à obtenir la garantie que toutes les personnes détenues sont traitées avec humanité et ne sont ni torturées, ni soumises à d'autres formes de mauvais traitements ;

- priez les autorités soudanaises d'enquêter sur toutes les allégations faisant état de mauvais traitements et de torture, ainsi que sur toutes les exécutions extrajudiciaires qui ont eu lieu depuis l'attaque du MJE ;

- demandez l'abrogation de l'article 31 de la Loi relative aux forces de sécurité, qui permet de priver des personnes de liberté pendant une période pouvant aller jusqu'à neuf mois sans que celles-ci aient la possibilité de faire contrôler la légalité de leur détention.

 

APPELS À :

Ministre de la Justice :
Mr Abdel Basit Sabderat

Minister of Justice

Ministry of Justice, PO Box 302, Khartoum, Soudan

Fax : +249 183 770883

Formule d'appel : Dear Minister, / Monsieur le Ministre,

Ministre de l'Intérieur :
Ibrahim Mohamed Hamed

Federal Ministry of the Interior

P.O. Box 2793, Khartoum, Soudan

Fax : +249 1 8377 6554

Formule d'appel : Dear Minister, / Monsieur le Ministre,

 

COPIES À :

Rapporteur du Conseil consultatif des droits humains :
Dr Abdel Moneim Osman Taha

Rapporteur, Advisory Council for Human Rights, Khartoum, Soudan

Courriers électroniques : human_rights_sudan@hotmail.com

Présidente du Comité des droits humains :
Dr Priscilla Joseph

Chair of the Human Rights Committee, National Assembly, Omdurman, Soudan

Fax : +249 187 560 950

ainsi qu'aux représentants diplomatiques du Soudan dans votre pays.

MERCI D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT.

 

page precedente

haut de la page

page suivante

 

Copyright © 2008 IDHAE - European Bar Human Rights Institute.

 

-->