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ACTION URGENTE AVOCAT

 

ZIMBABWE 

 

7 mai 2008

  

Arrestation de

Harrison Nkomo,

avocat de Harare,

spécialisé dans les affaires de presse,  

pour avoir prétendument "insulté le chef de l’Etat"

MISE A JOUR 12 05 08 : Harrison Nkomo a été remis en liberté sous caution et  libéré de l’hôpital Parirenyatwa, où il avait été conduit en urgence à cause de sa forte pression artérielle.

Il doit comparaître le 23 mai.

 

 

  Source  :  

CPJ

 

 

Le 7 mai, Harrison Nkomo, un célèbre avocat de Harare, spécialisé dans les affaires de presse,  a été arrêté pour avoir prétendument "insulté le chef de l’Etat", selon sa consœur Beatrice Mtetwa. L’avocat, qui s’occupe généralement d’affaires de presse, défendait le journaliste Frank Chikowore et a lancé à un procureur, dont le surnom est "Mugabe", de dire à son "père" de prendre sa retraite. Au Zimbabwe, l’"insulte au chef de l’Etat" est considérée comme un crime.

 Le 8 mai, la police a procédé à l’arrestation de Davison Maruziva, rédacteur en chef de l’hebdomadaire indépendant The Standard, après que son journal a publié une tribune du leader d’une faction du Movement for Democratic Change (MDC), Arthur Mutambara, critiquant la gestion du pays par le président Robert Mugabe. Dans son texte, l’opposant affirmait que le chef de l’Etat octogénaire avait trahi l’indépendance du pays, ruiné l’économie et truqué les élections grâce à la peur et la violence. Détenu au commissariat central de Harare, le journaliste serait inculpé pour avoir publié de "fausses informations préjudiciables à l’Etat", selon le directeur des projets du groupe de presse propriétaire du journal, Iden Wetherell.

MISE A JOUR  : Harrison Nkomo a été inculpé pour "insulte au chef de l’Etat" et "outrage aux bonnes mœurs", après avoir demandé à un procureur dont le surnom est "Mugabe", de dire à son "père" de prendre sa retraite. Il a été remis en liberté sous caution et  libéré de l’hôpital Parirenyatwa, où il avait été conduit en urgence à cause de sa forte pression artérielle.

Davison Maruziva a été remis en liberté sous caution le 9 mai 2008. Il est toutefois inculpé pour avoir prétendument publié de "fausses informations préjudiciables à l’Etat" et s’être rendu coupable d’"outrage à la cour".

Davison Maruziva et Harrison Nkomo doivent à nouveau comparaître le 23 mai.

 

COPIEZ LA LETTRE CI-DESSOUS ET ENVOYEZ-LA A L’ADRESSE SUIVANTE.

 

ADRESSES: 

Mr Robert Gabriel Mugabe, Office of the President, Munhumutapa Building, Samora Machel Avenue, Causeway, Harare Zimbabwe

Modèle de lettre : 

Letter: 

Your Excellency,

I am deeply concerned following reports that Human rights Lawyer Harrison Nkomo was arrested..

On 7 May 2008 at 2:30 p.m. on , Harrison Nkomo was arrested near his office in central Harare and is being held at the Law and Order Section of Harare Central Police station. He faces the criminal charges of “insulting or undermining the authority of the head of state” under the Public Order and Security Act of 2002. Nkomo recently defended Barry Bearak, a New York Times correspondent arrested for working without accreditation on April 3, 2008 and held for four days before being deported.

 

I believe that Nkomo is arrested for apparent opposition activities, in particular his work to defend victims of human rights violations in Zimbabwe. I am concerned for the physical and psychological integrity of Dzimbabwe Chimbga and of all members of Zimbabwe Lawyers for Human Rights.

I urge the authorities in Zimbabwe to:

1. release  immediately Harrison Nkomo   and drop all charges politically motivated  .  ;

2. Guarantee the security and physical and psychological integrity of Harrison Nkomo;;

3. Ensure that all human rights defenders in Zimbabwe, including lawyers, carrying out their legitimate work in the defence of human rights, are able to operate free of restrictions and reprisals.

I respectfully remind you that the United Nations Declaration on the Right and Responsibility of Individuals Groups and Organs of Society to Promote and Protect Universally Recognized Human Rights and Fundamental Freedoms, adopted by consensus by the UN General Assembly on 9 December 1998, recognises the legitimacy of the activities of human rights defenders, their right to freedom of association and to carry out their activities without fear of reprisals.

I would particularly draw your attention to Article 11: “Everyone has the right, individually and in association with others, to the lawful exercise of his or her occupation or profession (...),” and to Article 12 (2): “The State shall take all necessary measures to ensure the protection by the competent authorities of everyone, individually and in association with others, against any violence, threat, retaliation, de facto or de jure adverse discrimination, pressure or any other arbitrary action as a consequence of his or her legitimate exercise of the rights referred to in the present Declaration.”

Yours sincerely,

 

MERCI D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT.

 

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