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IDHAE INFORMATION
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Me Sofiane Chouiter, membre de SOS Disparus et avocat de Mme Louisa Saker,
secrétaire générale de l’Association des familles de disparus de Constantine
a été l’objet d’un interrogatoire par la police des frontières de l’aéroport
d’Alger. M. Chouiter revenait alors du Maroc, où il a effectué une formation
sur la justice transitionnelle. Lors de son passage au guichet de la police, Me Chouiter a
en effet été conduit dans un bureau, puis interrogé sur les raisons de son
séjour au Maroc, ainsi que sur l’intervention qu’il avait présentée devant la
Commission des droits de l’Homme du Parlement européen, en mars 2007, et sa
participation à une émission diffusée à cette occasion sur la chaîne Al-Jazeera.
Lors de ce séminaire, Me Chouiter avait dénoncé les violations des droits de
l’Homme se produisant dans son pays et la normalisation de l’impunité pour
les auteurs des violations commises lors du conflit de 1992, résultant des
termes de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale[1][1]. Me Chouiter a
refusé de répondre à ces questions en l’absence de tout fondement juridique,
suite à quoi il a été relâché. L’Observatoire pour la protection des
défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de la Fédération
internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation
mondiale contre la torture (OMCT), a exprimé
sa vive préoccupation au regard de ces faits, qui illustrent une nouvelle fois
le contexte d’intimidation et de harcèlement auquel sont confrontés les
défenseurs algériens, notamment lorsqu’il s’agit de défendre les droits des
familles de disparus. Par ailleurs, l’Observatoire craint que Me Chouiter puisse
être poursuivi en justice sur la base de l’article 46 de l’ordonnance du 27
février 2006 portant application de la Charte pour la paix et la
réconciliation nationale[2][2]. Cet article
prévoit en effet une peine allant de trois à cinq ans d’emprisonnement et une
amende de 250.000 à 500.000 dinars algériens (environ 2.830 à 5.660 euros)
pour « quiconque qui, par ses déclarations, écrits ou tout autre acte,
utilise ou instrumentalise les blessures de la tragédie nationale pour porter
atteinte aux institutions de la République algérienne démocratique et
populaire, fragiliser l’Etat, nuire à l’honorabilité de ses agents qui l’ont
dignement servie ou ternir l’image de l’Algérie sur le plan
international ». RAPPEL : Au cours de l’année 2001, Me Sofiane Chouiter,
avocat engagé en faveur des familles de disparus à Constantine, membre de la
LADDH, a été constamment suivi par deux policiers en civil dans tous ses
déplacements et ses activités quotidiennes. Actions demandées : L’Observatoire vous prie d’écrire aux autorités
algériennes et de leur demander de : i.
Garantir en toutes circonstances l’intégrité physique et psychologique de
Me Sofiane Chouiter ; ii.
Mettre un terme immédiat à toute forme de harcèlement à son encontre, ainsi
qu’à l’encontre de tous les défenseurs des droits de l’Homme algériens ; iii.
Se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits
de l’Homme, et plus particulièrement à son article 1 qui dispose que “chacun
a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir
la protection et la réalisation des droits de l’Homme et des libertés
fondamentales aux niveaux national et international”, son article 5c qui
prévoit qu’« afin de promouvoir et protéger les droits de l’Homme et les
libertés fondamentales, chacun a le droit, individuellement ou en association
avec d’autres, de communiquer avec des organisations non gouvernementales ou
intergouvernementales » et son article 12.2, qui dispose que “l’Etat
prend toutes les mesures nécessaires pour assurer que les autorités
compétentes protègent toute personne, individuellement ou en association avec
d’autres, de toute violence, menace, représailles, discrimination de facto ou
de jure, pression ou autre action arbitraire dans le cadre de l’exercice
légitime des droits visés dans la présente Déclaration”; iv.
Plus généralement, se conformer aux dispositions de la Déclaration
universelle des droits de l’Homme et instruments régionaux et internationaux
relatifs aux droits de l’Homme ratifiés par l’Algérie. Adresses : ·
M. Abdelaziz Bouteflika, Président de la République, Présidence,
El-Mouradia, Alger, Algérie, Tél : 00 213 21 69 15 15 ; Fax :
+213 21 69 15 95. E-mail: President@el-mouradia.dz ·
M. Farouk Ksentini, Président de la Commission nationale consultative
des droits de l’Homme, Avenue Franklin Roosevelt, Allée du Peuple, 16000
Alger, Tél : +00 213 (0) 21230311 / 230214 ; ·
M. Amar Saadani, Président de l’Assemblée populaire nationale, 18
boulevard Zirouf Youcef, 16000 Alger, Tél : 00 213 021 73 86 00 / 10 ·
M. Noureddine Yazid Zerhouni, Ministre de l’Intérieur, Ministère de
l’Intérieur et des Collectivités Locales, de l’Environnement et de la Réforme
Administrative, Rue du Docteur Saâdane, Alger ; Tél : 00 213 (0) 21
73 23 40 / 00 213 (0) 21 73 23 48 / 00 213 (0) 21 73 12 00 00 213 ;
Fax : (00 213 0) 21 92 12 43 ·
M. Tayeb Belaiz, Ministre de la Justice, Ministère de la Justice, 8
Place de Bir-Hakem. El-Biar, Alger, Algérie. Tél : 00
213 (0) 21 92 16 08 ; Fax : 00 213 (0) 21 74 76 64 / + 213 21 92 17
01 / 29 56 · S.E. Idriss
Jazaïry, Ambassadeur, Représentant permanent de l'Algérie auprès de l’ONU à
Genève, Route de Lausanne 308, CH-1293, Bellevue, Suisse, E-mail: mission.algerie@mission-algerie.ch,
Fax: +4122 / 774.30.49 MERCI D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT. |
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