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IDHAE INFORMATION
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Joao
Tancredo est le
président de l’Institut pour les Défenseurs des Droits Humains, et l’ancien
président de la Commission des Droits de l’Homme de l’Association du Barreau
brésilien. . Le 19 janvier 2008, Joao
Tancredo rentrait d’une rencontre avec les habitants de la favela de Furquim
Mendes à Vigario Geral, à Rio de Janeiro, lorsque deux hommes sur une moto,
qui n'ont pu être identifiés car il portaient des casques, ont tiré quatre
coups de feu sur sa voiture. Joao Tancredo venait de rencontrer les habitants
de la favela, et venait d’entendre des témoignages au sujet d’assassinats qui
auraient été perpétrés par un policier de l’Etat connu sous le nom de
«Predator». Joao Tancredo avait déjà reçu
des menaces dans le passé et, de ce fait, avait une voiture pare-balles pour
le protéger. Il semble que Joao Tancredo n’ait pas été tué dans l’incident
grâce à cette protection. Joao Tancredo aurait été démis
de son poste de président de la Commission des Droits de l’Homme de
l’Association du Barreau brésilien à cause de ses critiques ouvertes contre
une opération de police où cours de laquelle 22 personnes avaient été tuées
dans le complexe d’Alemano, en juin 2007. Front Line pense que Joao
Tancredo a été pris pour cible à cause de son action légitime en faveur des
droits humains. INFORMATIONS GÉNÉRALES Au
Brésil, les défenseurs des droits humains font l’objet de menaces,
d’agressions physiques, d’assassinats, de détention arbitraire et de
harcèlement judiciaire injustifié, y compris par le biais de procès en
diffamation. Compte tenu de la diversité de la population, les défenseurs
brésiliens proviennent d’horizons divers ; on y trouve des militants des
droits humains, des membres du clergé, des proches des victimes, des leaders
communautaires, des syndicalistes, des militants écologistes, des étudiants,
des universitaires, des avocats, des journalistes et quelques fonctionnaires.
Certains employés des pouvoirs publics considérés comme des défenseurs des
droits humains ont été victimes d’intimidation et de harcèlement. Parmi les
nombreuses thématiques prises en charge par les défenseurs brésiliens des
droits humains, citons la défense des droits économiques, sociaux et
culturels (et plus particulièrement la promotion de la réforme agraire,
notamment les droits des ruraux sur la terre, les droits des populations
indigènes, des populations d’ascendance africaine, des LGBT et le droit du
travail), de même que la défense des droits civils et politique, le suivi et
le signalement des atteintes aux droits humains et des cas de corruption. Les
défenseurs des droits des LGBT constituent un groupe particulièrement
vulnérable au Brésil car leur intégrité physique a parfois été menacée et
certains d’entre eux torturés et tués pour avoir attiré l’attention sur la
discrimination dont sont victimes les LGBT et sur l’impunité des auteurs des
crimes à leur égard. Un groupe de travail a été constitué en mai 2003 afin de
discuter de l’élaboration d’une politique gouvernementale de protection des
défenseurs des droits humains ; en juillet 2004, ce groupe a recommandé la création
d’un Programme national de protection des défenseurs des droits humains
(Programa Nacional de Proteção dos Defensores de Direitos Humanos) ; un
Comité national de coordination a été créé afin d’appliquer ce programme.
D’aucuns s’inquiètent de l’inefficacité de ce programme. Front Line et
Justicia Global ont publié un rapport conjoint sur la situation des
défenseurs des droits humains au Brésil, sous le titre « Front Line Brazil:
Murders, Death Threats and Other Forms of Intimidation of Human Rights Defenders,
1997-2001 ». En 2006, Justiça Global et Terra de Direitos ont publié une
deuxième version, réactualisée, de ce rapport, sous le titre, « On the Front
Line: Human Rights Defenders in Brazil 2002 – 2005 ». La Représentante
spéciale du Secrétaire général des Nations unies s’est rendue en mission
officielle au Brésil du 5 au 20 décembre 2005. . ACTION RECOMMANDÉE : Copiez la lettre ci-dessous et envoyez-la à
l’adresse indiquée. Lettre: Votre nom et adresse Your Excellency, I am deeply concerned following an assassination
attempt made against the human rights defender Joao Tancredo. Joao Tancredo
is the President of the Institute of Human Rights Defenders and ex-president
of the Human Rights Commission of the Brazilian Bar Association. On 19 January 2008, Joao Tancredo was returning
from a meeting with residents of the favela of Furquim Mendes in Vigario
Geral, Rio de Janeiro, when his car was shot at four times by two
unidentified men in helmets on a motorcycle. Joao Tancredo had just attended
a meeting with residents of the favela, where he was listening to testimonies
about killings that have allegedly been carried out by a state policeman
known as the ‘Predator” Joao Tancredo has received threats in the past,
and due to these threats, his car was armoured to protect his safety. It is
believed that due to the fact that his car was armoured Joao Tancredo was not
killed in this incident. I believe that Joao Tancredo was targeted as a
result of his legitimate human rights activities. Concern is expressed for
his physical and psychological integrity, as well as that of all members of
the Institute of Human Rights Defenders. I urge the authorities in Brazil to: • Initiate an immediate, impartial and exhaustive
investigation into the assassination attempt and threats against human rights
defender Joao Tancredo; • Take necessary measures to guarantee the
security and physical and psychological integrity of Joao Tancredo, as well
as that of all members of the Institute of Human Rights Defenders; • Take measures to put an end to the intimidation
of human rights defenders, ensuring that all human rights defenders in
Brazil, carrying out their legitimate work in human rights, are able to
operate free of all restrictions and harassment. Yours sincerely, APPELS À : President
Luiz Inacio Lula da Silva Palácio
do Planalto Praça
dos Três Poderes 70150-900
Brasília
DF BRESIL TAKE ACTION NOW ! |
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