|
L’avocat Elkin de Jesús Ramírez Jaramillo , directeur de la Corporation Juridique Liberté (CJL)
basée à Medellín en Colombie , dénonce depuis longtemps le massacre de
huit membres de la communauté de paix de San José de Apartadó,
en février 2005. Des soldats de la 17e brigade de l’armée colombienne
figurent parmi les personnes impliquées dans ces homicides.
Des poursuites
pénales avaient été engagées en 2005 contre Elkin Ramírez, avocat de la
Corporation juridique « Liberté » et le prêtre jésuite Javier Giraldo, deux éminents militants colombiens par le Colonel Néstor
Iván Duque qui commandait alors la 17e brigade de
l’armée colombienne les accusant de diffamation (injure,
calomnie et dénonciation calomnieuse)
La plainte avait entraîné
l’ouverture d’une investigation préliminaire déclarée non recevable et a
été classée en première instance. L’officier ayant fait appel, la décision
du tribunal a été réformée en appel, et l’ouverture formelle d’une
investigation à l’encontre de Elkin
Ramírez a été ordonnée. Ce dernier, en qualité
d’inculpé a été entendue par le Procureur 216
Délégué de la Section des Juges Pénaux de la Cour de Bogota le 10 mars 2009, ce qui laisse planer une lourde menace à
son encontre. En effet, depuis
plusieurs années la Corporation Juridique Liberté dénonce les menaces
dont plusieurs de ses membres font l’objet. L’avocat Elkin
de Jesús Ramirez Jaramillo est particulièrement visé.
Le 12 mars 2004, Elkin Ramírez, directeur de
la Corporation Juridique Liberté, Javier Giraldo, prêtre jésuite
défenseur des Droits de l’Homme, et Miguel Ángel
Afanador, Défenseur du Peuple de la région de Urabá, avaient transmis aux autorités politiques et
aux organismes nationaux et internationaux de défense des Droits de
l’Homme, un rapport qui rendait compte de graves irrégularités commises
par des militaires rattachés au Bataillon d’Ingénieurs Carlos Bejarano Muñoz, de la
Brigade XVII de l’Armée, basée à Carepa. Les
victimes de ces détentions arbitraires ont dénoncé une série d’agressions
et de menaces provenant du Commandant de ce bataillon, le Colonel Néstor Iván Duque López.
Le rapport présenté
devant la Cour Interaméricaine des Droits de l’Homme (CIDH) faisait état
des agressions, des menaces et des détentions arbitraires dont certains
paysans et leaders communautaires de la Communauté de Paix de San José de
Apatradó avaient été victimes en 2004 de la
part du Colonel Duque et de militaires du bataillon qu’il commandait à
l’époque, le Bataillon d’ingénieurs Carlos Bejarano
Muñoz, de la Brigade XVII de l’Armée.
A la suite de ce
rapport, la Cour Interaméricaine des Droits de l’Homme avait mis en place des mesures spéciales
de protection en faveur de la Communauté de Paix de San José de Apartadó.
La Corporación Jurídica Libertad - CJL - a été fondée le 22 mars 1993 à
Medellín par un groupe d’avocats et d’avocates professionnels. La Corporation Juridique Liberté se
charge de l’accompagnement des familles de victimes d’exécutions
extrajudiciaires. Elle défend les personnes accusées d’appartenir à des
groupes insurrectionnels, et les leaders sociaux et communautaires
poursuivis pour leurs activités politiques ou pour délit d’opinion ; elle
porte plainte contre l’Etat en cas de violations des droits de l’homme ;
elle assure la représentation légale des victimes de crimes de
lèse-humanité et se bat pour la vérité, la justice et pour obtenir
réparation ; elle présente des requêtes devant les organismes
internationaux de défense des Droits de l’Homme. La CJL fournit également
assistance et formation aux communautés et organisations sociales pour
qu’elles s’approprient et défendent leurs droits ; elle accompagne les
communautés dans leurs actes de résistance, dans la défense de leur territoire
et de leur souveraineté alimentaire ; elle les aide à élaborer des
rapports et des enquêtes concernant la situation des droits de l’homme. Elle développe ses activités dans
différentes zones des départements d’Antioquia et de Chocó où elle
accompagne des communautés paysannes, afro-colombiennes et des
populations indigènes.
La Corporation
Juridique Liberté lance un appel à la solidarité et au soutien auprès des
organisations nationales et internationales de défense des Droits de
l’Homme pour qu’elles adressent des déclarations et des communiqués au
Procureur Général de la Nation, Mario Iguarán Arana, ainsi qu’au Procureur 216 Délégué de la
Section des Juges Pénaux de la Cour de Bogota, afin que soit garantie la
tenue d’un procès équitable du défenseur des Droits de l’Homme Elkin Ramírez.
Les attaques
ciblant les défenseurs des droits humains et d’autres militants, les
syndicalistes notamment, sont une caractéristique du conflit qui ravage
depuis quarante ans la Colombie. Plus d’une dizaine de défenseurs et 46
syndicalistes ont été tués pour la seule année 2008.
L’une des dernières
victimes, Álvaro Miguel Rivera Linares,
militait pour les droits des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres
et des personnes vivant avec le VIH/sida. Son cadavre a été retrouvé
ligoté et bâillonné dans son appartement, dans la ville de Cali, le 6
mars 2009.
MERCI D'AGIR
IMMEDIATEMENT !
Copiez la lettre qui suit et
expédiez là à l'adresse indiquée :
ADRESSES:
Monsieur Álvaro
Uribe Vélez
Président de la République de Colombie
Palacio de Nariño
Carrera 8a n° 7-26
Bogotá. Colombie
LETTRE :
[Votre
nom ici]
Sr. Presidente:
Debo señalar con
gran preocupación la situación que afecta nuestro compañero
abogado Elkin Ramírez Jaramillo y otros miembros
de la Corporación Jurídica Libertad.
Solicitamos además a la comunidad internacional, en especial al Sistema de Naciones Unidas, al gobierno
tomar
medidas urgentes más apropiadas para
:
garantizar
la seguridad y la integridad física y psicológica del abogado Elkin Ramírez Jaramillo, de todos los demás miembros
de la Corporación Jurídica Libertad, así como de los miembros de sus
respectivas familias;
ordenar que estos dos casos sean
tramitados por la Unidad Nacional de Derechos Humanos de la Fiscalía
General de la Nación y que se designe a un agente especial del Ministerio
Público para el proceso, teniendo en cuenta que son procesos judiciales
injustos basados en acusaciones sin fundamento, en la medida en que
pretenden sancionar sus permanentes actividades de defensa de los
derechos humanos;
realizar una investigación
independiente, inmediata, exhaustiva e imparcial en torno al constante
hostigamiento y a la persecución judicial existente contra el Padre
Javier Giraldo S.J. y contra el abogado Elkin Ramírez Jaramillo, con el fin de identificar a
los responsables, llevarlos ante un tribunal competente, independiente,
justo e imparcial y aplicarles las sanciones penales y/o administrativas
previstas por la ley;
iv. velar por que se ponga fin a todo tipo de
agresión, hostigamiento y violencia contra los defensores de derechos
humanos en Colombia;
v.
asegurar la aplicación de lo dispuesto por la Declaración sobre los
defensores de los Derechos Humanos, adoptada por la Asamblea general de
la ONU el 9 de diciembre de 1998, en particular en lo referente a la
protección del Derecho de toda persona “individual o colectivamente, a
promover y procurar la protección y realización de los derechos humanos y
las libertades fundamentales en los planos nacional e internacional”
(Art.1) y a “garantizar la protección [...] de toda persona, individual y
colectivamente, frente a toda violencia, amenaza, represalia,
discriminación, negativa de hecho o de derecho, presión o cualquier otra
acción arbitraria resultante del ejercicio legítimo de los derechos
mencionados en la [...] Declaración” (Art. 12.2);
vi. de
manera general, garantizar el respeto por los derechos humanos y las
libertades fundamentales en todo el país de conformidad con las normas
internacionales de derechos humanos ratificadas por Colombia.
Atentamente,
[Votre signature ici]
ACTION
RECOMMANDÉE : dans les appels que vous ferez parvenir le plus vite
possible aux destinataires mentionnés ci-après (en espagnol ou dans votre
propre langue) :
i. tomar las
medidas más apropiadas para garantizar la seguridad y la integridad
física y psicológica del abogado Elkin Ramírez
Jaramillo, de todos los demás miembros de la Corporación Jurídica
Libertad, así como de los miembros de sus respectivas familias;
ii. ordenar que estos dos casos sean tramitados
por la Unidad Nacional de Derechos Humanos de la Fiscalía General de la
Nación y que se designe a un agente especial del Ministerio Público para
el proceso, teniendo en cuenta que son procesos judiciales injustos
basados en acusaciones sin fundamento, en la medida en que pretenden
sancionar sus permanentes actividades de defensa de los derechos humanos;
iii. realizar una investigación independiente,
inmediata, exhaustiva e imparcial en torno al constante hostigamiento y a
la persecución judicial existente contra el Padre Javier Giraldo S.J. y contra el abogado Elkin
Ramírez Jaramillo, con el fin de identificar a los responsables,
llevarlos ante un tribunal competente, independiente, justo e imparcial y
aplicarles las sanciones penales y/o administrativas previstas por la
ley;
iv. velar por que se ponga fin a todo tipo de
agresión, hostigamiento y violencia contra los defensores de derechos
humanos en Colombia;
v. asegurar la
aplicación de lo dispuesto por la Declaración sobre los defensores de los
Derechos Humanos, adoptada por la Asamblea general de la ONU el 9 de
diciembre de 1998, en particular en lo referente a la protección del
Derecho de toda persona “individual o colectivamente, a promover y
procurar la protección y realización de los derechos humanos y las
libertades fundamentales en los planos nacional e internacional” (Art.1)
y a “garantizar la protección [...] de toda persona, individual y
colectivamente, frente a toda violencia, amenaza, represalia,
discriminación, negativa de hecho o de derecho, presión o cualquier otra
acción arbitraria resultante del ejercicio legítimo de los derechos
mencionados en la [...] Declaración” (Art. 12.2);
vi. de manera
general, garantizar el respeto por los derechos humanos y las libertades
fundamentales en todo el país de conformidad con las normas
internacionales de derechos humanos ratificadas por Colombia.
Envoyez
vos messages à :
· S.E. Álvaro Uribe Vélez, Presidente de la República,
Carrera 8 # 7-26, Palacio de Nariño, Santa Fe de Bogotá. Fax: + 57 1 566
20 71 E-mail:
· Misión
Permanente de Colombia ante Naciones Unidas en Ginebra. Chemin du Champ d’Anier, 17-19, 1209
Ginebra, Suiza.FAX: + 41 22 791 07 87; E-mail: mission.colombia@ties.itu.int
· Sr. Carlos Holmes Trujillo, Misión Diplomática en Bruselas: FAX:
+32.2.646.54.91
· Sr. Francisco
Santos, Vicepresidente de la República, Tels.:
+57 1 334 45 07, +573772 01 30,
E-mail: fsantos@presidencia.gov.co ;
buzon1@presidencia.gov.co;
ppdh@presidencia.gov.co
· Dr. Volmar Antonio Pérez Ortiz, Defensor del Pueblo,
Calle 55 # 10-32, Bogotá.
Fax: + 571 640
0491 E-mail: agenda@agenda.gov.co
· Doctor Mario
Hernán Iguarán Arana, Fiscal General de la
Nación, Diagonal 22-B # 52-01, Bogotá. Fax: +571 570 2000; +571 414 90 00
Extensión 1113, E-mail: contacto@fiscalia.gov.co
· Dr. Alejandro Ordoñez Maldonado, Procurador General de la Nación, Cra. 5 #. 15-80, Bogotá. Fax: +57 1 342 97 23; + 571
284 79 49 Fax: +571 342 9723; E-mail: cap@procuraduria.gov.co ; quejas@procuraduria.gov.co ;
webmaster@procuraduria.gov.co
;
· Dr. Juan
Manuel Santos Calderón, Ministro de la Defensa, Avenida El Dorado con
Carrera 52 CAN, Bogotá. Fax: +57.1.222.18.74; E-mail: siden@mindefensa.gov.co; infprotocol@mindefensa.gov.co;
mdn@cable.net.co
· Dr. Carlos
Franco, Director del Programa Presidencial de Derechos Humanos y de
Derecho Internacional Humanitario (DIH). E-mail: cefranco@presidencia.gov.co
· Dr. Fernando
Ibarra, Asesor del Programa Presidencial de Derechos Humanos y de DIH.
Tel.: +57.1.336.03.11, FAX: +57.1.337.46.67,
E-mail: fibarra@presidencia.gov.co
Favor escribir
también a las Representaciones Diplomáticas de Colombia en sus
respectivos países.
MERCI D'AGIR
IMMEDIATEMENT !
|