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Selon l'accord annoncé le
7 juillet 2010 par des responsables religieux, 52 prisonniers politiques devaient être libérés très
prochainement, tandis que les autres le seront d'ici trois à quatre mois.
Toutefois, cet accord ne
s'applique pas à la totalité des prisonniers d'opinion détenus à
Cuba.
L'avocat Rolando Jiménez
Posada, prisonnier d'opinion, est semble-t-il exclu du plan de libération,
purge une peine de 12 ans de prison après avoir été reconnu coupable
de « manque de respect envers l'autorité et révélation de secrets
sur la police de sûreté de l'État » pour avoir manifesté son soutien
aux prisonniers politiques.
Détenu depuis plus de sept ans, il est sans
doute aujourd'hui le plus vieux prisonnier politique du monde. Rolando
Jiménez Posada, né en 1969, directeur du Centro Democrático Pinero de
Derechos Humanos (Centre démocratique Pinero des droits de l'homme) créé en juillet 2002, sur l’Île de la Jeunesse (anciennement Île
des Pins), a été arrêté en avril 2003 pour avoir apposé
des graffitis anti-castristes sur certains murs de la capitale.
Détenu de 2003 à 2007, sans avoir été ni inculpé ni jugé, Rolando Jimenez Posada a été condamné,
le 6 avril 2007, à 12 ans de prison par un
tribunal de La Havane lors d'un procès "secret", accusé
notamment d'"insolence" envers le président Fidel Castro. Selon une délibération
du parlement européen du 16 mai
2007, le tribunal ne lui aurait pas permis d'assurer sa propre
défense, ce dernier ayant été jugé en son absence.
Le 10 décembre 2001, alors qu’ils
participaient à un rassemblement pacifique organisé pour célébrer
l’anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme,
Rolando Jiménez Posada et plusieurs autres personnes ont été roués de
coups ; ils ont ensuite été poussés dans des voitures de police et
abandonnés dans un endroit reculé de l’Île de la Jeunesse.
Le 12 juin 2002, après avoir participé à une
marche pacifique pour la libération de prisonniers politiques, il a été
détenu pendant quelque temps et menacé d’emprisonnement s’il continuait à
mener des activités d’opposition. Le 31 juillet 2002, il aurait été
menacé à son domicile de Nueva Gerona, capitale de l’Île de la Jeunesse,
après qu’il eut distribué des exemplaires de la Déclaration universelle
des droits de l’homme. Le 25 août 2002, il a de nouveau été menacé chez
lui par des agents du Département de la sécurité d’État : ces derniers
l’ont averti qu’il serait incarcéré s’il poursuivait ses activités
publiques de soutien aux prisonniers politiques.
Enfin, il a été arrêté le 25 avril 2003 pour
avoir tagué «A bas Fidel Castro !» et d'autres slogans du
même genre. Après la perquisition de son domicile par des
agents du Département de la sécurité d’État et par des policiers, des
documents imprimés, en particulier un livre contenant des adresses de
groupes anticastristes en exil auraient été saisis. Il a
été accusé de « propagande ennemie », d’« outrage »
et d’« espionnage ». Cependant, pendant quatre ans il n'a pas été jugé.
Le 6 avril 2007, Rolando Jimenez Posada a été condamné à 12 ans de prison
par un tribunal de La Havane lors d'un procès "secret", accusé
notamment d'"insolence" envers le président Fidel Castro, pour
avoir tagué «A bas Fidel Castro !» et d'autres slogans du
genre sur certains murs de la capitale. Il est détenu depuis le 25 avril
2003 – sept ans et 40 jours - dans la prison de Guayabo, sur l’Île de la
Jeunesse.
A la prison d'El Guayabo, Roland Jiménez Pozada fait l'objet de
sanctions répétées notamment parce qu'il refuse de vêtir la tenue des
prisonniers de droit commun. Le 31 décembre 2007, il a été physiquement
agressé dans la prison de El Guayabo par quelques prisonniers de droit
commun qui l'ont frappé avec un bâton au point de lui faire perdre la
vision d'un œil.
Selon sa mère, Miriam Pozada, son fils l'a
informée par voie téléphonique, qu'il est sur le point de perdre la
vision d'un œil à la suite de la sauvage agression qu'il a subie aux
mains de quelques prisonniers de droit commun qui l'ont frappé avec un
bâton tandis qu'il était enduré.
Les employés pénitentiaires ont pris la décision
radicale de mettre Roland Jiménez Pozada au secret dans une cellule de
punition, prétendument "pour le protéger contre d'autres
attaques". Sa mère a souligné que "Le condamné de droit commun
responsable de ces lésions se promène impunément dans l'enceinte de cette
prison" et elle rend responsable la Sûreté de l'État et le
Gouvernement cubain des atteintes à l'intégrité physique subies par son
fils, puisque cette agression coïncide avec l'interview que Rolando
Jiménez Posada a accordé par téléphone au journaliste Jean Charles
Fonseca.
Rolando
Jiménez Posada, a adressé le 30 janvier 2009, une lettre ouverte à
Raul Castro. En aout 2009, il a
pu envoyer clandestinement une lettre où il dénonce le chantage auquel se
livrent les autorités pénitentiaires. Alors qu'il est privé de visite de
son fils âgé de 10 ans depuis 3 mois, le directeur de la prison a proposé
de lui accorder un droit de visite s'il accepte de se revêtir de
l'uniforme des détenus de droits commun.
Rolando Jiménez Posada a adressé le 13 avril 2010, une lettre ouverte "au
gouvernant Raul Castro". Dans sa lettre ouverte, écrit notamment ;"Chaque jour, je prie Dieu de me
pardonner de ne pas être capable de pardonner les délits et crimes, quz vous
et votre frère avez commis contre notre peuple.
Aucune manifestation de masse qui soit, n'exprime la volonté souveraine
d'un peuple, si cela ne procède pas de l'exercice de leurs droits
fondamentaux. Comme vous l'avez justement dit dans votre discours le 4
avril dernier.'' L'Unanimité absolue est souvent fictive, et donc
nuisible,' Il est clair que vous n'êtes pas prêt à prendre les mesures
appropriées et nécessaires pour améliorer le niveau alimentaire, et la
qualité de vie des habitants, si vous êtes prêt à gaspiller les
ressources à la disposition du pays pour des manifestations et des
actions en faveur des privilèges réservés à vous-même et à vos
complices."
Signé : "Rolando Jimenez Pozada,
prisonnier politique de la conscience. "
L’IDHAE appelle le gouvernement cubain à
libérer immédiatement la totalité des prisonniers d'opinion détenus dans
le pays
Et notamment
Rolando Jimenez Posada.
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