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ACTION URGENTE AVOCAT

 

GUATÉMALA

23 décembre 2008

 

Il avait été menacé de mort quatre ans jour pour jour avant la date de son assassinat.

 

Armando Donaldo Sánchez Betancurt

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avocat indépendant qui aidait le Mouvement des commerçants unis des rues de Coatepeque

assassiné par des inconnus de quatre balles alors qu'il garait sa voiture.

 

AMR 34/ 003/2009 - UA 8/09

 

  Armando Donaldo Sánchez Betancurt,  avocat indépendant qui aidait le Mouvement des commerçants unis des rues de Coatepeque dans le cadre des négociations avec les autorités,  a été abattu le 23 décembre 2008, par des inconnus de quatre balles alors qu'il garait sa voiture. Son homicide a eu lieu peu après une réunion entre des représentants des commerçants et les autorités locales, au cours de laquelle il avait apporté son aide au Mouvement des commerçants unis des rues de Coatepeque, dans le département de Quezaltenango (ouest du pays). Les négociations de cette réunion avaient échoué.

Le 21 décembre, dans un discours diffusé par deux stations de radio locales, le maire de Coatepeque aurait déclaré : « Une belle surprise attend les commerçants le 23 ou le 24. »

Les commerçants des rues affirment que le changement d'emplacement du marché municipal portera préjudice à leur emploi. En outre, selon eux, le site choisi pour accueillir le nouveau marché est pollué et représente un danger pour leur santé.

Le 12 janvier, vers 6 heures du matin, des hommes non identifiés ont tué Amado Monzón, l'un des dirigeants du Mouvement des commerçants unis des rues de Coatepeque, alors qu'il ouvrait son épicerie. Ils ont tiré à trois reprises dans sa tête. Son meurtre pourrait être lié à un litige avec les autorités locales au sujet d'un changement d'emplacement du marché municipal. Le conflit qui porte sur l'emplacement futur du marché municipal remonte à 1993 et concerne plus de 5 000 commerçants des rues.

Une vingtaine d’autres dirigeants de cette organisation sont en danger.

 

RAPPEL :Armando Donaldo Sánchez Betancurt avait été menacé de mort quatre ans jour pour jour avant la date de son assassinat. (Voir : http://www.idhae.org/fr-page4.1.guat.htm )

Le 23 décembre 2004, Armando Sánchez avait reçu sur son téléphone portable l’appel d’un correspondant anonyme, qui lui a dit que s’il ne quittait pas le pays dans les cinq jours, il serait tué.

 Il s’agissait apparemment de le pousser à renoncer à son travail de défenseur dans une des affaires dont il est chargé. Parmi celles-ci, certaines mettent en cause des responsables des autorités locales et des trafiquants de drogue. Amnesty International craint que cet homme ne courre un grand danger.

 L’avocat a signalé ces menaces et s’est vu accorder une protection policière vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Le 26 décembre, à 2 heures du matin, trois hommes se sont rendus dans son quartier et ont frappé à la porte d’un de ses voisins pour demander où se trouvait la maison d’Armando Sánchez. Ils ne se sont toutefois pas approchés de son domicile car deux policiers montaient la garde.

Ces mesures de protection ont été maintenues pendant environ une semaine, avant d’être réduites à une surveillance de trois heures par nuit (de 21 heures à minuit). La permanence   du 6 janvier 2005 ne fut plus assurée.

El abogado Armando Donaldo Sánchez Betancurt, de 42 años, originario de Colomba, fue asesinado de cuatro (4) balazos por sujetos desconocidos.

El ataque ocurrió en la 4a. avenida, entre 5a. y 6a. calles de la zona 2, barrio El Rosario, cuando Sánchez bajó de un camión azul placas C-208 BKN, en compañía de otra persona, de quien no se proporcionó el nombre porque el Ministerio Público consideró que es testigo clave en el crimen.

 

El abogado era asesor de vendedores callejeros que se oponen a ser trasladados a un mercado en en el municipio de Coatepeque, unos 200 km al noroeste de la capital  de Guatemala, en una disputa que ha desatado violencia y llevó al gobierno a imponer un estado de excepción.

 El abogado Armando Sánchez  escenario del conflicto entre los comerciantes ambulantes y las autoridades locales, que insisten en que dejen de vender en las calles del centro y se instalen en un nuevo mercado. Los comerciantes ambulantes dicen que el mercado está lejos del centro, lo que reducirá sus ventas.

 

El conflicto estalló el 5 de octubre, cuando las fuerzas de seguridad intentaron desalojar de las calles a los vendedores, lo que originó un enfrentamiento entre ambos bandos, en el que se infiltraron pandilleros armados, que culminó con dos muertos.

 

Sánchez fue contratado por comerciantes en el 2007 y con base en recursos de amparos había ganado la estadía de éstos en las calles, ante la antigua corporacion edilicia, donde fungía como alcalde Leopoldo Tavares.

Tavares mandó a desalojarlos en varias ocasiones, y con la ayuda de Sánchez, los vendedores se reinstalaron.

El procurador de los Derechos Humanos, Sergio Morales, condenó el asesinato del abogado defensor de vendedores de Coatepeque.

PLEASE TAKE ACTION NOW !

Copy and send the following letter:

 

Addresses:

  • Attorney General and Head of the Public Prosecutor’s Office
    Lic. José Amílcar Velásquez Zárate
    Fiscal General de la República y Jefe del Ministerio Público
    8ª Avenida 10-67, Zona 1,
    Antiguo Edificio del Banco de los Trabajadores,
    Ciudad de Guatemala
    GUATEMALA
    Fax: +502 2411 9124
    Salutation: Dear Attorney General/Estimado Sr. Fiscal General
  • Minister of the Interior
    Salvador Gándara
    Ministro de Gobernación
    6ª Avenida 13-71, Zona 1,
    Ciudad de Guatemala
    GUATEMALA
    Fax: +502 2413 8658
    Salutation: Dear Minister/Estimado Sr. Ministro
  • COPIES TO:
  • Street Vendors' Movement
    Movimiento de Comerciantes Unidos de las calles de Coatepeque
    c/o Comité de Unidad Campesina
    31 Avenida A 14-46, Zona 7, Ciudad de Plata 2
    Ciudad de Guatemala
    GUATEMALA

 

Letter:

 

 

[Your name here]

 

Your Excellency,

 

Like all lawyers in Europe, I am deeply concerned about the current situation in Coatepeque, Quetzaltenango and the ongoing conflict over the traditional market. I understand that small and medium-sized vendors have been forcefully evicted from their market over ten times in recent years, often suffering great damages to their property at the hands of the police and military. I also understand that martial law (estado de prevencion) has been declared repeatedly in Coatepeque, denying vendors and community members the right to hold meetings and protests, two fundamental rights in a democratic society. Using martial law as a means to deal with a conflict between the municipal government and the vendors in Coatepeque only serves to open space for violent attacks, impunity, and the negation of the vendors' right to organize.

I also understand, and strongly denounce, that two people related to this conflict have been assassinated in recent weeks, indicating an extremely dangerous and urgent situation for community organizers in the region. I urge the government to investigate immediately and thoroughly the assassination of our colleague Armando Donaldo Sánchez Betancurt, a lawyer who had worked with the vendors in Coatepeque and who had received repeated death threats before being murdered near his office on December 23rd, as well as the assassinations of Amado Corazon Monzon, other leaders, and CUC members related to this case.

In a democratic society that values economic freedom, the rights of small and medium-sized vendors should be respected. Small-scale vendors should be protected from mega projects that directly threaten their livelihoods against their will.

In response to this situation, I urge the Guatemalan government to:

Ensure the immediate safety of CUC members, leaders, and other individuals currently facing threats in Coatepeque.

Investigate immediately in a swift, full and impartial investigation the recent deaths of Armando Donaldo Sánchez Betancurt, , as well as all other acts of violence and intimidation related to the conflict in Coatepeque ..

Conduct an in-depth investigation into the mega market, including environmental and human rights impacts and an investigation into the material and intellectual authors of violent incidents.

Immediately revoke the martial law in Coatepeque, which furthers impunity and violence against community leaders and the general population. 

Take all measures possible to prevent further repression in Coatepeque against campesino and indigenous social movements, while protecting the rights of the small producers and vendors.


I await a public response from the government on this matter.

Thank you for your time,

 

Yours sincerely,

 

[Your signature here]

 

 

MERCI D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT.

VOUS POUVEZ AUSSI :

 

ACTION RECOMMANDÉE : faire parvenir des  appels  le plus vite possible aux destinataires sus-mentionnés   (en espagnol ou dans votre propre langue) :
- demandez aux autorités d'ordonner qu'une enquête exhaustive et impartiale soient menée dans les meilleurs délais sur les homicides de l'avocat
Armando Donaldo Sánchez Betancurt  ;

- dites-vous préoccupé par la sécurité des dirigeants du Mouvement des commerçants unis des rues de Coatepeque, dont deux ont été tués le 23 décembre et le 12 janvier ;
- exhortez les autorités à veiller à ce que des mesures immédiates, efficaces et appropriées soient prises pour garantir la sécurité des dirigeants des organisations de commerçants des rues, conformément à leurs souhaits ;

- rappelez-leur qu’en vertu de la Déclaration des Nations Unies sur le droit et la responsabilité des individus, groupes et organes de la société de promouvoir et protéger les droits de l’homme et les libertés fondamentales universellement reconnus, les défenseurs des droits humains sont en droit de mener librement leurs activités sans restriction ni crainte de représailles.

 

 

 

MERCI D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT.

 

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