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Le 25 mars 2009, à Ciudad de
Guatemala, l’avocate Gladys Monterroso Velásquez a été enlevée et
torturée avant d’être relâchée le lendemain, tôt dans la matinée. Pendant
sa détention, qui a duré 13 heures, elle a été frappée, brûlée avec des cigarettes
et droguée. Suite à sa libération, elle a dû être emmenée à l'hôpital.
Gladys Monterroso est l'épouse de Sergio Fernando Morales Alvarado,
Procureur chargé des Droits de l’Homme au Guatemala. La veille de
l’enlèvement, une partie (12 millions de documents) des archives
historiques de l’ancienne police nationale avait été rendue publique par
le bureau de son mari, avec un rapport intitulé « Le droit de savoir ».
Les archives de la police ont été découvertes le 5 juillet 2005 et
confiées au bureau de M. Morales Ces archives contiennent des preuves de
violations des droits humains (disparitions forcées, exécutions
extrajudiciaires) commises durant la guerre civile qui a secoué le
Guatemala entre 1960-1996. Sur la base d’informations contenues dans ces
archives, deux anciens officiers de police ont été arrêtés au mois de
mars 2009 et accusés de la disparition de Fernando García, syndicaliste
et mari de Nineth Montenegro, fondatrice de l'organisation non
gouvernementale de défense des droits humains Groupe d'appui Mutuel
(GAM).
Tout porte à croire que l'enlèvement et les actes de torture dont a été
victime Gladys Monterrosso sont liés directement au travail de son mari.
Quelques semaines auparavant un enquêteur du bureau de celui-ci avait été
violemment agressé.
Écrivez au président du Guatemala
Après avoir
signé cette lettre, il vous suffit de la renvoyer à l'adresse indiquée
Lic. Alvaro Colom
Président de la République de Guatemala
Casa presidencial, 6a Avenida 4-18 zona 1
Ciudad de Guatemala
Guatemala
[Votrte
nom]
Monsieur
le Président,
A la suite d’informations reçues par l’ACAT-France, je vous exprime mon
indignation pour l’enlèvement et les tortures aux quelles a été soumise
l’avocate Gladys Monterroso Velásquez.
La coïncidence de cette attaque avec la publication du rapport sur les
atrocités commises par la force publique lors du conflit armé, fait
penser que les agresseurs veulent envoyer un message de terreur à son
mari, le Procureur pour les droits de l’homme M. Sergio Morales.
Je vous demande instamment :
- d’ordonner une enquête indépendant et exhaustive concernant cette
agression et que les présumés responsables soient présentés devant la
justice ;
-veiller à ce que ce crime ne reste impuni ;
- d’établir un plan national qui garantisse la sécurité des défenseurs
des droits humains dans tout le pays.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma
considération respectueuse.
[Signatiure]
MERCI D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT.
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