|
IDHAE INFORMATION
|
|
Hu Jia a été condamné le 3 avril 2008 à trois ans et demi de prison, deuxième sanction sévère à l'encontre d'un opposant à quatre mois des jeux Olympiques. Il risquait cinq ans de prison et n'a pas bénéficié d'un procès selon les standards internationaux La date du procès de Hu Jia
avait été fixée, seulement une semaine après que la plainte déposée
contre son client pour “incitation à la subversion du pouvoir de l’Etat”
eût été enregistrée par le procureur de Pékin. Les autorités avaient fixé
le procès sans avoir accordé au préalable aucune garantie d’équité ou de
transparence réclamée par la défense. Li Fangping avait demandé que les
audiences soient ouvertes aux citoyens Chinois et aux diplomates
étrangers. Son épouse, Zeng Jinyan, qu’il n’a pas
vu depuis sa mise en détention, le 27 décembre 2007, n’a pas été autorisée
à assister à la première et unique audience du procès. Des diplomates
européens et des journalistes étrangers ont été empêchés d’assister à
l’audience " sous prétexte
que la salle d’audience était trop petite". Face à la lourde peine de
prison à laquelle le militant des droits de l’homme est exposé, ses avocats Li Fangping et Li Jinsong ont voulu plaider non coupable mais ils n'ont
été autorisés à plaider que 20 minutes et ont été interrompus par le juge.
Après seulement quelques heures d’audience, le juge avait mis le verdict en
délibéré.
Le jour du procès de Hu Jia,
Teng Biao et cinq autres avocats pékinois, dont Han Yicun, Li Xiongbin,
Jiang Tianyong, ont été empêchés de se rendre au tribunal. Teng Biao,
joignable sur son portable mais "pas en mesure de parler", a
passé la journée encadré par des policiers. Teng Biao a dénoncé une
procédure qui ne respecte pas la loi car le procès aurait dû être public. Li Xiongbin, avocat pourtant
habilité à assister à l’audience, a été interpellé à son arrivée au
tribunal, et emmené au poste de police de Babaoshan. Son collègue, Jiang
Tianyong et quatre de ses amis avocats ont tenté de le faire libérer. Ils
ont été détenus, menottés. L’épouse du militant, Zeng Jinyan, ainsi que
son père M.Hu, désignés comme témoins par la défense, ont été interdits
d’audience. Zeng Jinyan, accompagnée de l’enfant du couple, a pu
bénéficier d’une entrevue de quelques minutes avec Hu Jia, à la sortie du
procès. Le jour du procès, le chef du
gouvernement, Wen Jiabao, interrogé sur le cas de Hu Jia, a déclaré que
la Chine n’exerçait aucune répression envers les dissidents.
"Concernant ce cas individuel, je peux vous assurer que la Chine est
un pays de droit et que ce problème sera traité selon la loi", a
déclaré Wen Jiabao. La présidence slovène de l’Union européenne s’est déclarée
"profondément inquiète" par la détention de Hu Jia. La date avait été fixée dans
un contexte inquiétant puisque l’avocat Teng Biao, l’un des proches du
militant, avait été interpellé
dans la soirée du 6 février, par des policiers qui l’ont embarqué de
force dans une voiture officielle avec un sac sur la têtepuis relâché par les autorités chinoises le 8
février 2008, après avoir été détenu et interrogé dans le plus grand
secret pendant deux jours. Informations
complémentaires Le 27 décembre 2007, une
vingtaine de policiers ont fait irruption au domicile de Hu Jia à Pékin
où se trouvait sa femme Zeng Jinyan et leur fille âgée de 6 semaines. Les
policiers ont coupé leur connexion Internet et leurs téléphones, puis ont
arrêté Hu Jia. Accusé d' "incitation à
la subversion au pouvoir de l’Etat" , il a été incarcéré au centre
de détention municipal de Chaoyang (banlieue nord-est de Pékin). Personne n’a pu le rencontrer, pas même
ses avocats. Sa femme et sa fille de deux mois sont en résidence
surveillée, à Pékin. Hu Jia s’est engagé dans des
actions humanitaires dès le début des années 1990. Impliqué dans la
prévention et l’aide aux malades atteints du SIDA, son combat s’étend
également à la protection de l’environnement, et la défense des
prisonniers d’opinion. Très actif sur Internet, il utilise son blog et
réalise des vidéos pour montrer la répression du régime chinois envers
les défenseurs des droits de l’homme. Hu Jia a également soutenu
sur Internet d’autres militants emprisonnés, notamment Chen Guangcheng (http://news.boxun.com/news/gb/china/2006/11/200611172046.shtml)
ou Guo Feixong (http://news.boxun.com/news/gb/china/2006/10/200610010227.shtml). En mars 2006, il a été détenu
au secret pendant 40 jours. A sa remise en liberté, son appartement
devient une résidence surveillée. Des policiers encerclent son immeuble
et l’empêchent de sortir, tandis que sa femme, Zeng Jinyan, est suivie
dans ses moindres déplacements. Le couple a remporté le prix
Reporters sans frontières - Fondation de France spécial
« Chine », début décembre 2007. Zeng Jinyan a été élue par le
Time comme l’une des cent personnes les plus influentes dans le monde en
2006. Le 26 novembre 2007, Hu Jia avait déclaré par webcam devant le
Parlement européen : "C’est ironique que l’un des responsables
de l’organisation des JO soit le chef du Bureau de la Sécurité publique
qui est responsable de tant de violations des droits de l’homme. Il est
très grave que les promesses officielles n’aient pas été tenues avant les
Jeux olympiques". ACTIONS REQUESTED: Please write to the authorities in the People’s
Republic of China, urging them to: Guarantee in all circumstances
the physical and psychological integrity of Mr. Hu Jia and his relatives;
Release him immediately and
unconditionally since his detention is arbitrary as it seems to merely
aim at sanctioning his human rights activities; Guarantee unconditional
access to his lawyers, families and any medical treatment he may require;
Put an end to any acts of
harassment against Mr. Hu, his family, his lawyers and, more generally,
against all human rights defenders in the People’s Republic of China; Conform with the provisions
of the UN Declaration on Human Rights Defenders, adopted by the General
Assembly of the United Nations on December 9, 1998, especially its
Article 1, which states that “everyone has the right, individually and in
association with others, to promote and to strive for the protection and
realisation of human rights and fundamental freedoms at the national and
international levels”, its article 9, which states that “[...] everyone
has the right, individually or in association with others, to benefit
from an effective remedy and to be protected in the event of the
violation of those rights” and its above-mentioned Article 12.2; Ensure in all circumstances
respect for human rights and fundamental freedoms in accordance with
international human rights standards and international instruments
ratified by the People’s Republic of China. ADDRESSES: Mr. Wen Jiabao, Prime
Minister of the People’s Republic of China, Guojia Zongli, The State
Council General Office, 2 Fuyoujie, Xichengqu, Beijingshi 100017,
People’s Republic of China, Fax: +86 10 65961109 (c/o Ministry of Foreign
Affairs) Mr. Wu Aiying, Minister of
Justice of the People’s Republic of China, Buzhang Sifabu, 10 Chaoyangmen
Nandajie, Chaoyangqu, Beijingshi 100020, People’s Republic of China, Fax:
+86 10 6529 2345, minister@legalinfo.gov.cn / pfmaster@legalinfo.gov.cn Mr. Yang Jiechi, Minister of
Foreign Affairs of the People’s Republic of China, Buzhang Waijiaobu, 2
Chaoyangmen Nandajie, Beijingshi 100701, People’s Republic of China, Fax:
+86 10 6588 2594, Email: ipc@fmprc.gov.cn; Mr. Meng Jianzhu, Minister of
Public Security of the People’s Republic of China, Buzhang, Gong’anbu, 14
Dongchang’anjie, Dongchengqu, Beijingshi 100741, People’s Republic of
China, Fax: +86 10 63099216 Mr. Ma Zhenchuan, Director of
the Beijing Public Security Bureau, Juzhang, Beijingshi Gong’anju, 9
Qianmen Dongdajie, Dongchengqu, Beijingshi 100740, People’s Republic of
China, Fax: +86 10 85222320, Email: wbjc2sohu.com Ambassador Sha Zukang,
Permanent Mission of the People’s Republic of China, Chemin de Surville
11, P.O. Box 85, 1213 Petit-Lancy 2, Geneva, Switzerland, Fax: +41 22
7937014, E-mail: mission.china@ties.itu.int; PLEASE SEND APPEALS IMMEDIATELY. |
|||