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Le 8 avril 2008, Ponnusamy
Uthayakumar, 46 ans, avocat et
conseiller juridique auprès de l'organisation Force d'action pour les droits
hindous (HINDRAF), un groupe qui militait pour le respect des droits des
Malaisiens d’origine indienne a été hospitalisé en raison d’une
aggravation de son diabète. Après avoir passé plusieurs jours menotté
à son lit d’hôpital, il a été renvoyé prématurément au centre de
détention de Kamunting, où il est actuellement incarcéré. Son état de
santé continue de se dégrader, car il ne reçoit pas les soins médicaux
dont il a absolument besoin.
RAPPEL
:
Ponnusamy Uthayakumar est détenu depuis le
13 décembre 2007 sans avoir été jugé, 46 ans, est avocat et conseiller juridique auprès de
l'organisation Force d'action pour les droits hindous (HINDRAF)
Le 13 décembre 2007 il a été arrêté, au
titre de la Loi relative à la sécurité intérieure, avec quatre autres membres de la Force d’action pour
les droits des hindous (HINDRAF), ont été arrêtés pour avoir simplement
exprimé leur préoccupation au sujet de la marginalisation de cette
minorité dans la société malaise, et pour avoir organisé des manifestations.
L’HINDRAF avait organisé une série de réunions et de rassemblements qui
avaient culminé le 25 novembre 2007 avec une manifestation
rassemblant 20 000 personnes à Kuala Lumpur.
Depuis il est détenu sans avoir été jugé, au Centre de détention de Kamunting,
dans l’État de Perak.
Les autorités ont déclaré que ces cinq
hommes constituaient une menace pour la sécurité nationale et affirment
qu’ils sont en contact avec des organisations terroristes. Ponnusamy
Uthayakumar aurait été arrêté pour avoir prononcé un discours séditieux
et organisé des réunions illégales. La Loi relative à la sécurité
intérieure autorise la détention sans jugement pour une période pouvant
aller jusqu’à deux ans.
Le 8 avril 2008, il a été hospitalisé en
raison d’une aggravation de son diabète. Après avoir passé plusieurs
jours menotté à son lit d’hôpital, il a été renvoyé prématurément au
centre de détention de Kamunting, où il est actuellement incarcéré. Son
état de santé continue de se dégrader, car il ne reçoit pas les soins
médicaux dont il a absolument besoin.
Selon Amnesty, Ponnusamy Uthayakumar a été
admis à l’hôpital général de Taiping à la suite d’une dangereuse
augmentation de sa glycémie, ainsi que d’une hausse de son taux sanguin
de protéines et d’acide urique, qui indiquent des lésions rénales et un
risque d’insuffisance rénale. Le médecin qui l’a examiné pense qu'il
souffre peut-être également de lésions au niveau des yeux (rétinopathie)
et du myocarde. Ce diagnostic ne peut être confirmé qu’après un
échocardiogramme, au cours duquel le cœur est observé à l’aide
d’ultrasons. Cet examen a été fixé au 28 avril par l’hôpital.
Avant son hospitalisation, Ponnusamy
Uthayakumar n’a pas bénéficié d’un régime adapté à son diabète en
détention ; il a dû manger des repas qui ont contribué à augmenter sa
glycémie. Il a également été privé de ses médicaments pendant un mois,
malgré plusieurs tentatives de son avocat et de ses proches visant à
s’assurer qu’il les recevait bien pendant le mois de mars. Les lettres
que ces derniers ont adressées au directeur de la prison afin de dénoncer
le fait que les agents de l'administration pénitentiaire ne lui
remettaient pas ses remèdes restent sans réponse jusqu'à présent.
Le refus de lui donner la
nourriture et les remèdes adaptés à son diabète constitue non seulement
un traitement cruel et inhumain, mais aussi une menace pour sa vie.
M. Uthayakumar fait l’objet d’actes
de harcèlement récurrents. Ainsi, en janvier 2003, il avait été arrêté et
détenu pendant deux jours, après avoir assisté à une enquête suite à la
mort d’un prisonnier durant sa détention. Alors qu’il était détenu, M.
Uthayakumar avait été injurié, humilié, déshabillé, photographié et filmé
en sous-vêtements devant neuf policiers. Toute représentation juridique lui
avait été refusée. Les accusations d’« injure à magistrat » (article 228
du Code pénal) et d’« incitation criminelle » (article 506 du Code pénal)
avaient finalement été abandonnées, la Haute Cour ayant jugé que ces
chefs d’accusation étaient de mauvaise foi.
Le 27 avril 2004, le
pare-brise du véhicule de Ponnusamy
Uthayakumar, a été brisé.
Le 30 avril 2004, il a été
arrêté avec onze autres personnes, en compagnie desquelles il s’apprêtait
à porter plainte contre la police, à la suite de la mort en détention d’un
jeune homme de 23 ans. Il a intenté une action en justice contre les
autorités pour « détention illégale ».
Le 10 mai 2004, alors qu’il
rentrait chez lui, M. Uthayakumar a été attaqué sur la route de Jalan
Medang Tandok, dans le quartier Bangsar de Kuala Lumpur, par trois
individus non identifiés, armés d’une masse. Au cours de cette attaque, l’un
de ses agresseurs a pointé une arme contre lui. Bien que blessé au corps,
au visage et à la tête, M. Uthayakumar a pu échapper à ses assaillants.
Il a ensuite porté plainte auprès de la police, alléguant que cette agression
avait été menée ou commanditée par les forces de l’ordre. Il a par la suite
demandé à la Commission royale sur la police, nouvellement créée, d’ouvrir
une enquête sur ces faits. Cette demande n’a toujours pas connu de
suites.
M. Uthayakumar a également
demandé la protection de la police, et une autorisation de port d’arme
pour assurer sa sécurité. Il n’a reçu aucune réponse à ces requêtes.
Aucune enquête équitable,
impartiale et indépendante n’a été menée par les autorités malaisiennes
sur l’agression dont a été victime M. Uthayakumar, et dont les auteurs n’ont
toujours pas été identifiés. En outre, le procès intenté contre les
autorités pour « détention illégale » a été reporté au 14 février 2005.
Fin décembre 2004, les autorités ont toutefois levé l’interdiction de
quitter le territoire qui lui avait été imposée.
ACTION
RECOMMANDÉE : dans les appels que
vous ferez parvenir le plus vite possible aux destinataires mentionnés
ci-après (en anglais ou dans votre propre langue) :
- déclarez-vous préoccupé par l’absence de
soins médicaux fournis à Ponnusamy Uthayakumar au centre de détention de
Kamunting malgré les différents problèmes de santé qui ont été
diagnostiqués chez lui ;
- exhortez les autorités à veiller à ce
qu’il soit autorisé immédiatement à recevoir les soins médicaux
spécialisés de son choix et les médicaments dont il a besoin ;
- demandez sa libération immédiate et sans
condition, à moins qu’il ne soit inculpé d’une infraction dûment reconnue
par la loi.
APPELS
À :
Premier ministre :
Datuk Seri Abdullah Haji Ahmad Badawi
Prime Minister’s Department
Federal Government Administration Centre
Bangunan Perdana Putra
62502 Putrajaya
Malaisie
Courriers électroniques : ppm@pmo.gov.my
Fax : + 60 3 8888 3721
Formule d’appel : Dear Prime Minister, / Monsieur le Premier ministre,
COPIES À :
Inspecteur général de la police :
Musa Hassam
Ketua Polis Negara
Ibupejabat Polis Diraja Malaysia
Bukit Aman
50502 Kuala Lumpur
Malaisie
Fax : + 60 3 2273 1326 ou + 60 3 2272 2710
Courriers électroniques : rmp@rmp.gov.my
Procureur général :
Abdul Gani Patail
The Attorney General's Office
Level 8, Block C3, Parcel C
Federal Government Administrative centre
62512 Putrajaya
Malaisie
Fax : + 603 8888 9378
MERCI D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT.
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