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IDHAE INFORMATION
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René Gomez Manzano, un des
principaux responsables de la dissidence cubaine, a été remis jeudi 8 février
2007 en liberté après 18 mois passés en prison, a indiqué une source
dissidente. Il avait été arrêté quelques jours après une manifestation
organisée devant l'ambassade de France à La Havane. "Nous sommes très heureux.
René a enfin été libéré", a déclaré à l'AFP Martha Beatriz Roque,
présidente de l'organisation dissidente dont il est membre, l'Assemblée pour
la promotion de la société civile. Le dissident, avocat de
profession, avait été arrêté en même temps que Martha Beatriz Roque le 22
juillet 2005 avec 24 autres opposants, après une manifestation organisée le
14 juillet devant l'ambassade de France pour protester contre la décision
française de renoncer à inviter des dissidents lors des fêtes nationales pour
permettre aux représentants du gouvernement cubain d'y participer. Martha Beatriz Roque, une
économiste dissidente déjà condamnée lourdement en 2003, avait été libérée
quelques heures plus tard, mais l'avocat, qui avait arrêté à son domicile,
aura passé 18 mois en prison sans procès. RAPPEL Le 22 juillet, l'avocat René
Gómez Manzano a été arrêté avec 33 autres dissidents à la veille d'une
manifestation prévue devant l'ambassade de France, contre la
"normalisation" des relations entre l'Union européenne et Cuba.
Vingt-quatre interpellés ont été relâchés, et parmi les neuf retenus, trois
tombaient sous le coup de la loi 88 du 15 mars 1999, sur la "protection
de l'indépendance nationale et de l'économie de Cuba" : le journaliste Oscar Mario Gonzalez
Pérez , et le militant politique Julio César
López. Les
dissidents interpellés le 22 juillet, dont Oscar Mario Gonzalez Pérez, ont
voulu alerter l'UE sur la situation des droits de l'homme à Cuba. Le 27 juillet, un juge de La
Havane a notifié l'ouverture de son procès à González, sans jamais en préciser
la date. Les trois hommes risquent
toujours des peines pouvant aller jusqu'à vingt ans de prison à l'issue d'un procès joué
d'avance. En vertu de la Loi n°88, adoptée en février 1999, les personnes
reconnues coupables d’avoir transmis aux autorités américaines des
renseignements pouvant être utilisés pour soutenir des mesures anti-cubaines
(comme l’embargo économique imposé par les États-Unis) encourent des peines
allant de sept à quinze années d’emprisonnement. Si ces informations sont
obtenues par une manœuvre subreptice, la durée de la peine peut atteindre
vingt ans. Cette loi interdit également la possession, la distribution ou la
reproduction de «matériels subversifs» émanant du gouvernement
américain ; elle prévoit des peines d’emprisonnement dont la durée peut aller
jusqu’à cinq ans pour sanctionner la collaboration avec des stations de
radio, des chaînes de télévision et des organes de presse soupçonnés de
soutenir la politique du gouvernement américain. Depuis son arrestation, le journaliste
a été transféré successivement d'une unité de la police nationale
révolutionnaire dans le quartier San Agustín, où il a d'abord été détenu,
vers trois commissariats de la police nationale dans les secteurs de
Marianao, La Lisa et 10 de Octubre. René Gómez
Manzano, 63 ans, vice-président de
l'Assemblée pour la promotion de la société civile (APSC, illégale), et 32 militants de l'APSC ont
été interpellés ont été arrêtés le 22 juillet
à La Havane alors qu'ils s’apprêtait à se rendre à un rassemblement devant
l'ambassade de France après avoir appeler à manifester devant l'ambassade de France
pour réclamer la libération des prisonniers politiques et protester contre la
normalisation des relations franco-cubaine. La dissidente Marta Beatriz Roque
avait indiqué que la décision de manifester devant l'ambassade de France
était destinée à marquer le mécontentement des opposants devant la
normalisation entre Paris et La Havane. Celle-ci s'est concrétisée par la
participation au 14 juillet à l'ambassade du ministre cubain des Affaires
étrangères Felipe Perez Roque, pour la première fois depuis le gel des
relations entre l'UE et La Havane, décidé après la vague de répression des
opposants en 2003. Les dissidents n'avaient pas été
conviés cette fois à l'ambassade, mais à une "réunion de travail"
la veille. René Gómez Manzano a
été interpellé le matin du 22 juillet à son domicile alors qu'il se préparait
à se rendre à la manifestation appelée par son organisation, a indiqué à
l'AFP Marcelo Lopez, porte-parole de la la Commission cubaine pour les droits
de l'homme et la réconciliation nationale (CCDHRN, illégale). "Ils sont arrivés à la
maison, ont frappé et se sont présentés comme des agents de la sécurité. Ils lui
ont dit qu'ils voulaient le voir et quand il est sorti, ils lui ont dit qu'il
devait les accompagner et l'ont emmené en détention", a raconté à l'AFP
le frère de l'avocat, Jorge Gomez. Leopoldo Valdivia, autre militant
des droits de l'homme, et Niurka Maria Pena, secrétaire de la présidente de
l'APSC, l'économiste, Martha Beatriz Roque, et l'ingénieur Félix Bonne Carcaces, 66 ans, ont également été arrêtés, dans ce qui apparaît être la
plus importante opération depuis 2003 contre l'opposition, après que la
capitale ait été placée sous un quadrillage "sans précédent",
depuis le 13 juillet et à l'approche de la fête nationale du 26. Le porte-parole de l'APSC, Angel
Polanco a indiqué de son côté que le président de la commission religieuse de
ce mouvement d'opposants, proche de Washington, Ricardo Medina, avait
également été interpellé chez lui, dans le centre de La Havane. Parmi les 33
interpellés, vingt-quatre
d'entre eux, dont Martha Beatriz Roque, libérée le 23 juillet, après une journée de détention, ont été relâchés depuis. Neuf sont toujours détenus, dont
trois tombent sous le coup de la loi 88 : l'avocat René Gómez Manzano, Oscar
Mario González Pérez et le militant politique, Julio César López. La date de leur procès n’a pas été fixée. Selon une information
révélée début août par la BBC, René Gómez Manzano pourrait être condamné à 13
ans de prison. Depuis
2005, l’IDHAE n'a cessé de demander la
libération immédiate de René Gómez Manzano, Oscar Mario
González Pérez et de Julio César López ainsi que la liberté de pensée
et d’expression pour tous les défenseurs des droits de l’homme à CUBA. PLUS D'APPEL MERCI |
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