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ETHIOPIE

 

20 juillet  2007

 

Birtukan Mideksa,

Avocate, ancienne magistrate et vice-présidente de la Coalition pour l’unité et la démocratie (CUD)

libérée après 20 mois de prison

Le 13 juillet elle avait été condamnée à la prison à perpétuité

avec 35 des dirigeants du parti.

 

CESSEZ LES APPELS – MERCI !

 

Lire le témoignage de Birtukan Mideksa , le 2 Octobre 2007, devant la Commission de la Chambre des Représentants des Etats Unis - " Foreign Affairs Africa and Global Health" ( Subcommittee Hearing “Ethiopia and the State of Democracy: Effects on Human Rights and Humanitarian Conditions in the Ogaden and Somalia”"  

 

  Birtukan Mideksa, et 38 des membres de la Coalition pour l’unité et la démocratie (CUD) condamnés, y compris Hailu Shawel ,  Dr Berhanu Negga  le Professeur Yakob Hailemariam, le  Professeur Mesfin Woldemariam, fondateur du Conseil Éthiopien des Droits Humains et le journaliste Andualem Ayelewere ont été libérés le 20 juillet après avoir été graciés par le Président Girma Woldegiorgis de leur condamnation à la prison à vie prononcée quatre jours plus tôt *. Amnesty International lrd considère comme des prisonniers d’opinion, détenus pour avoir exercé pacifiquement leur droit légitime à la liberté d’expression et d’association.

Ils ont fait l'objet d'une mesure de grâce plénière de la part du président  Éthiopien, proclame  une déclaration de l'Administration de la Prison Fédérale. 

Ils ont été détenus du 2 novembre 2005 au 20 juillet 2007 soit pendant 20 mois et dix huit jours.

Le 16 juillet 2007, la Haute Cour d'Ethiopie avait condamné à la prison à perpétuité 35 des prévenus du procès fleuve des dirigeants du parti d’opposition Coalition pour l’unité et la démocratie (CUD) (dont cinq jugés par contumace). Six autres ont écopé de quinze à dix-huit ans d'incarcération, et deux de peines de une à trois années de prison.

Le 11 juin, un tribunal éthiopien avait reconnu 38 accusés coupables d’« outrage à la constitution », certains d’« obstruction au processus constitutionnel » et d’« affaiblissement de la capacité défensive de l’État » ; cinq personnes ont été reconnues coupables de « provocation, organisation ou direction d’une rébellion armée,  passibles de la peine de mort. Les 38 accusés ,   avaient refusé de présenter leur défense, car ils  ne bénéficiaient pas d’un procès équitable.   

 

Portrait :

 

 Woizero Birtukan Mideksa,  avocate et ancienne magistrate, est originaire de la  communauté Oromo, qui s’est développée comme un groupe politique et ethnique distinct depuis le XVIème  siècle en Ethiopie du sud. Jeune, cultivée et charismatique, elle est devenue célèbre, en  2002, lorsqu’elle fut de  façon éphémère juge auprès de la cour suprême, à l’occasion d’une affaire  cruciale concernant opposant le Premier ministre comme plaignant à son adversaire politique, l’ancien Ministre de la  Défense Siye Abraha. Elle a donné un exemple de son intégrité en remettant  Siye Abraha en liberté  en jugeant  qu'il n'y avait aucune preuve permettant de  le maintenir en prison sur des charges de corruption présumées.  Le pouvoir en place a alors fait investir la Cour par les hommes du service de sécurité, inversé la décision de la juridiction et  remis son adversaire politique en prison.

 

Devenue avocate et membre éminent de l’opposition elle a été élue vice-présidente de la Coalition pour l’unité et la démocratie (CUD), qui regroupe les principaux partis d’opposition en Ethiopie. C’est à ce titre qu’elle a été arrêtée à la suite de manifestations contre les résultats controversés des élections législatives, en même temps que plus d’une dizaine de responsables de la CUD ainsi que des centaines de personnes parmi lesquelles figurent   Hailu Shawel , député et président de la Coalition pour l’unité et la démocratie (CUD)    

Les arrestations ont eu lieu après plusieurs actions de protestation non violentes lancées à l’appel de la CUD le 31 octobre : la Coalition rejette le parlement issu des élections en raison des présomptions de fraude électorale des élections législatives du 15 mai 2005. qui pèsent sur le parti au pouvoir, le Front démocratique révolutionnaire populaire éthiopien (FDRPE) du Premier ministre Meles Zenawi.

 

Lorsque la police est venue arréter Woizero Birtukan Mideksa, le 2 novembre 2005, la population s'est opposée à son arrestation et 5 se sont sacrifiés pour la sauver. Mais elle s’est rendue.     Depuis le 7 novembre, dans la période de troubles qui succède aux dernières élections législatives contestées, 24 dirigeants et membres de l’opposition sont détenus au secret au troisième poste de police d’Addis-Abeba sous la suspicion de « complot en vue de provoquer des violences ».

 

Les autorités n’ont pas révélé le lieu de détention des personnes arrêtées. Selon certaines sources, nombre d’entre elles seraient retenues au département central d'enquêtes (également connu sous le nom de Maikelawi) d'Addis-Abeba. Aucun de ces prisonniers n’aurait été présenté à une autorité judiciaire dans le délai de quarante-huit heures prévu par la loi.

Lors des manifestations, qui ont eu lieu dans plusieurs districts d’Addis-Abeba, la police antiémeutes aurait tiré à balles réelles contre les participants. On dénombre plus de 30 morts et 150 blessés graves. Selon certaines sources, les manifestations, qui avaient débuté dans le calme, ont dégénéré après que les forces de l’ordre se sont mises à tirer sur les participants. Deux membres de la police figureraient parmi les victimes.

. Les autorités ont déclaré à de nombreuses reprises que la CUD projetait «une conspiration violente» et le Premier ministre Meles Zenawi a récemment accusé Hailu Shawel de trahison. La CUD s’est engagée à mener ses actions d’opposition et de protestation de façon pacifique.

 

Le procès des défenseurs des droits humains  et membres de la Coalition pour l'unité et la démocratie (CUD), s'est ouvert à Addis-Abeba le 2 mai 2006, parti d'opposition, sont toujours en prison.  Parmi ceux-ci figurent :
• des dirigeants de la CUD – dont  Birtukan Mideksa, avocate et ancienne juge,   ;
  Daniel Bekele, avocat et responsable de la stratégie au bureau éthiopien d'ActionAid, organisation internationale de développement,

  Netsanet Demissie, avocat et fondateur et directeur d'une ONG éthiopienne, l'Organisation pour la justice sociale en Éthiopie ;
 

La plupart des charges retenues contre eux concernent des infractions passibles de la peine de mort. Ces personnes sont jugées pour incitation présumée à la violence lors de manifestations de l'opposition contre la fraude électorale qui aurait eu lieu en 2005. Ces manifestations avaient commencé dans le calme mais s'étaient terminées par des affrontements avec les forces gouvernementales, qui avaient tiré sur la foule, tuant 187 manifestants.

Amnesty International a réitéré le 2 mai  2007, son appel en faveur de la libération immédiate et sans condition de ces accusés, qu'elle considère comme des prisonniers d'opinion n'ayant pas usé de violence ni préconisé son usage et qui exerçaient pacifiquement leur droit à la liberté d'expression, d'association et de réunion – un droit garanti par la Constitution éthiopienne et par les traités internationaux relatifs aux droits humains que l'Éthiopie a ratifiés.
 
 Le 10 avril 2007, 28 personnes ont été libérées sur décision des juges, qui ont estimé, après présentation des faits par l'accusation, qu'il n'y avait rien à retenir contre elles. Parmi eux,  plusieurs prisonniers d'opinion, dont sept des 14 journalistes des médias privés, parmi lesquels Serkalem Fasil, qui était enceinte de six mois lors de son arrestation et a donné naissance à son fils en prison trois mois plus tard sans avoir pu bénéficier de soins médicaux appropriés, et Kassahun Kebede, de l'Association des enseignants éthiopiens (AEE) ainsi que plusieurs membres de la CUD qui ont aussi été libérés.

Après avoir refusé  de présenter une défense en raison de l'absence de tout procès équitable. Birtukan Mideksa, comme les autres principaux dirigeants du CUD, a été condamnée à la prison à perpétuité , le 16 juillet 2007, par la Haute Cour d'Ethiopie.

 

Quatre jours plus tard,  le 20 juillet,  elle été libérée après avoir fait l'objet d'une mesure de grâce plénière de la part du président  Éthiopien.

 

Elle a été détenue du 2 novembre 2005 au 20 juillet 2007 soit pendant 20 mois et dix huit jours.

 

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Pour en savoir plus :  fr-page4.1.ethio4.htm

 

 

 

 

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