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Me Georges-André Hoarau, 55 ans, est
poursuivi devant le Tribunal
Correctionnel pour diffamation le
Ministre de la Justice parce qu'il a fait allusion à des articles
parus dans la presse dans une plaidoirie.
Me Georges-André
Hoarau, qui défendait, le
15 mai, un justiciable poursuivi pour des escroqueries aux prestations
sociales, lors d'une audience du tribunal correctionnel, avait fait
allusion au fait que la ministre n'aurait jamais obtenu de MBA à l'Institut
supérieur des affaires (ISA).
Les propos étaient sans équivoque : «La Caf (caisse d'allocations
familiales) se met à poursuivre des gens qui produisent des faux pour des
allocations. Je ne sais pas si un autre procès aura lieu - je ne le
souhaite pas - mais je me demande quelle peine serait requise
contre Rachida Dati, notre ministre de la Justice, qui a produit
un faux document justifiant un diplôme», avait osé lancer l'avocat.
Pour mémoire, cette polémique s’était répandue après les révélations du magazine
L’Express et du Canard enchaîné, qui avaient affirmé que Rachida Dati
avait présenté un dossier pour intégrer l’Ecole nationale de la
magistrature en mentionnant « l’obtention d’un MBA européen du groupe
HEC-ISA ». Une information que la Chancellerie s’était empressée de
démentir, indiquant au passage que la ministre de la Justice n’avait «
jamais prétendu être diplômée d’un MBA européen ».
En France,
l'affaire provoque la colère des avocats, qui invoquent la liberté de
parole à l'audience. Selon l'article 41 de la loi de 1881, "ne
donneront lieu à aucune action en diffamation, injure ou outrage, ni le
compte rendu fidèle fait de bonne foi des débats judiciaires, ni les
discours prononcés ou les écrits produits devant les tribunaux".
Sous le titre "Un avocat poursuivi pour crime de lèse-Dati", Le
Monde rapporte que "Georges-André Hoarau comparait pour
avoir "diffamé à raison de ses fonctions et de sa qualité de
ministre du gouvernement, en l'espèce ministre de la justice, Mme Rachida
Dati publiquement au cours d'une plaidoirie en défense (…) en déclarant :
'Un procès qui n'aura jamais lieu, c'est celui de notre grand chef à
tous, madame Rachida Dati, qui utilise un faux, un MBA.' Ces propos étant
de nature à porter atteinte à l'honneur et à la considération de la
personne de la ministre de la justice".
La Conférence des
bâtonniers rappelle dans un communiqué que la mission de l'avocat
"implique, dans les seules limites de la préservation de l'ordre
public, un droit d'expression absolu indépendant de toute
soumission". Pour les bâtonniers, ces poursuites "sont de
nature à réguler ce droit et par conséquent à porter atteinte à une
liberté à laquelle les avocats n'entendent pas renoncer".
Addresses:
ACTIONS DEMANDEES :
Ecrire aux autorités en leur demandant de :
i.
Garantir en toutes circonstances
l’intégrité physique et psychologique de Me Hoarau;
ii.
mettre un terme immédiat à toute forme
de harcèlement, y compris judiciaire, à l’encontre de Me Hoarau
iii.
Se conformer aux dispositions de la
Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par
l’Assemblée générale des Nations Unies le 9 décembre 1998, et plus
particulièrement à son article 1 susmentionné, son article 6(b), selon
lequel "chacun a le droit, individuellement ou en association avec
d’autres, conformément aux instruments internationaux relatifs aux droits
de l’Homme et autres instruments internationaux applicables, de publier,
communiquer à autrui ou diffuser librement des idées, informations et
connaissances sur tous les droits de l’Homme et toutes les libertés
fondamentales", et son article 12.2 qui dispose que "l’Etat
prend toutes les mesures nécessaires pour assurer que les autorités
compétentes protègent toute personne, individuellement ou en association
avec d’autres, de toute violence, menace, représailles, discrimination de
facto ou de jure, pression ou autre action arbitraire dans le cadre de
l’exercice légitime des droits visés dans la présente Déclaration" ;
iv.
Plus généralement, se conformer aux
dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et
instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme
ratifiés par la France.
ADRESSES:
-
President of the Arab Republic of Egypt, His Excellency
Mohammad Hosni Mubarak, Abedine Palace, Cairo, Egypt, E-mail: webmaster
-
Président
de la République arabe d'Egypte,
Son Excellence Mohammad Hosni Mubarak, Palais
Abedine, Le Caire, Egypte, E-mail: webmaster
@ presidency.gov.eg
, Fax: +202 390 1998 - Prime Minister Mr. Ahmed Mahmoud Mohamed Nazif,
Magles El Shaab Street, Kasr El Aini Street, Cairo, Egypt. presidency.gov.eg,
Fax: +202 390 1998
-
Premier
ministre,
M. Mohamed Mahmoud Ahmed Nazif, Magles El
Shaab Street, Kasr El Aini Street, Le Caire, Egypte. Fax: + 202 735 6449 / 7958016.
Fax: + 202 735 6449 / 7958016. Email:
primemin
Courrier électronique: primemin @ idsc.gov.eg -
Minister of the Interior, General Habib Ibrahim Habib El Adly, Ministry
of the Interior, El-Sheikh Rihan Street, Bab al-Louk, Cairo, Egypt,
E-mail: moi1 idsc.gov.eg
-
Ministre
de l'Intérieur,
général Habib Ibrahim Habib El Adly,
Ministère de l'Intérieur, El-Cheikh Rihan Street, Bab al-Louk, Le Caire,
Egypte, E-mail: moi1 @ idsc.gov.eg , Fax:
+202 579 2031 / 794 5529 - Minister of Justice, Mr. Mamdoh Mohie E-din
Marie, Ministry of Justice, Magles El Saeb Street, Wezaret Al Adl, Cairo,
Egypt, E-mail: mojeb idsc.gov.eg, Fax:
+202 579 2031 / 794 5529
-
Ministre
de la Justice,
M. Mamdoh Mohie E-din Marie, Ministère de la
Justice, Magles El Saeb Street, Wezaret Al Adl, Le Caire, Egypte, E-mail:
mojeb @ idsc.gov.eg , Fax:
+202 795 8103 - Public Prosecutor, Counsellor Maher Abd al-Wahid, Dar
al-Qadha al-Ali, Ramses Street, Cairo, Egypt, Fax: +202 577 4716 -
National Council For Human Rights, Fax: + 202 5747497 / 5747670 -
Ambassador Sameh Shoukry, 49 avenue Blanc, 1202 Genève, Switzerland,
Email: mission.egypt
idsc.gov.eg, Fax:
+202 795 8103
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Procureur
de la République,
Conseiller Maher Abd al-Wahid, Dar al-Qadha al-Ali,
rue Ramsès, Le Caire, Egypte, Fax: +202 577 4716 - Conseil national des
droits de l'homme , Fax: + 202 5747497 / 5747670
MERCI D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT.
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