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IDHAE  Globebservatoire Mondial des Droits de la Défense et des violations des droits des avocats

 

Le 29 décembre 2008 à 17 h 30, le cabinet d'avocat  de Shirin Ebadi a été visité par cinq officiers de la sécurité qui ont présenté une lettre les autorisant à  saisir deux ordinateurs ainsi que d'autres documents professionnels. 

Shirin Ebadi a refusé de remettre  dossiers et  ordinateurs en invoquant la nature confidentielle du travail des avocats.

Le 21 décembre 2008, le Cercle des défenseurs des droits de l’homme, a été fermé par une vingtaine de policiers en civil à Téhéran. Officiellement, le Cercle, qui s'apprêtait à organiser une cérémonie pour le 60ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme,  a été fermé pour défaut de permis. S'estimant en règle, il a déposé une plainte contre la fermeture "illégale" de ses bureaux.

 

Créé en 2002 à Téhéran par l’avocate et Prix Nobel de la Paix, Shirin Ebadi, le Cercle des défenseurs des droits de l'Homme iranienne de Shirin Ebadi. fournissait une aide juridique gratuite aux journalistes et défenseurs des droits de l’homme en Iran.

“Nous appelons la communauté internationale ainsi que tous les défenseurs des droits de l’homme à demander la réouverture de ce Cercle. Après l’emprisonnement de six journalistes et les mesures d’intimidation prises à l’encontre de ceux qui s’expriment sur Internet, il s’agit d’une nouvelle tentative pour faire taire les critiques à l’encontre du régime. Nous craignons de nouvelles arrestations. Le Cercle doit pouvoir continuer à défendre les acteurs de la libre parole. Nous demandons sa réouverture”, a déclaré l’organisation.

Le Cercle des défenseurs des droits de l’homme devait organiser, le 21 décembre, une cérémonie pour commémorer le 60e anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’homme, en présence de Shirin Ebadi, lauréate du prix Nobel de la Paix en 2003, présidente du Cercle. Il regroupe plusieurs avocats et défenseurs des droits de l’homme, qui mettent leur expertise au service des droits de l’homme. Leurs activités sont considérées comme “illégales” par le gouvernement iranien depuis 2006.

Le 22 décembre, Shirin Ebadi a confié à Reporters sans frontières qu’en réalité, “une demande de permis a été soumise au ministère de l’Intérieur dès la création de l’association, qui lui a toujours été refusée sans explication”. Elle a également assuré à l’organisation de défense de la liberté de la presse que le Cercle des défenseurs des droits de l’homme allait contester la décision. “Nous épuiserons toutes les voies légales pour faire valoir nos droits”, a-t-elle souligné.

 

 

 

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