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ACTION URGENTE AVOCAT

 

IRAN

1er janvier 2009

Le Cercle des droits de l'Homme

fermé par une vingtaine de policiers en civil à Téhéran

Shirin Ebadi

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Victime de harcèlement de la part du régime iranien

Manifestation devant son cabinet

« visité » par de prétendus « inspecteurs des impôts »

 

 

Source :  Payvand.

 

 

Le 1er janvier 2009, environ 150 manifestants s'en sont  pris à son domicile. Après l'avoir encerclé, ils ont commencé à saccager la façade du petit bâtiment, en arrachant la plaque de cuivre de son cabinet d'avocat, niché au rez-de-chaussée de l'immeuble, tout en scandant des slogans l'accusant de « soutenir l'intervention militaire israélienne ».

 

Le 29 décembre 2008 à 17 h 30, le cabinet d'avocat  de Shirin Ebadi a été visité par cinq officiers de la sécurité qui ont présenté une lettre les autorisant à  saisir deux ordinateurs ainsi que d'autres documents professionnels. 

Les hommes se sont présentés comme des « inspecteurs des impôts », et présenté une autorisation officielle leur permettant d'avoir accès aux fichiers de ses ordinateurs pour opérer un contrôle fiscal. Un peu plus tard dans la journée, l'agence de presse Mehr avait rapporté que Shirin Ebadi était accusée de ne pas avoir payé ses impôts.

Shirin Ebadi s’est opposée à la remise de ses dossiers et fichiers d’ordinateurs en invoquant la nature confidentielle du travail des avocats.

 

Shirin Ebadi défend, le plus souvent bénévolement les victimes de l’arbitraire du régime iranien : étudiants, intellectuels et avocats. Elle a notamment été l’avocate de Mehrangiz Kar, avocate iranienne emprisonné pendant sis mois après avoir participé à une conférence à Berlin en 2001 qui été la lauréate en 2002, du Prix International de Droits de l’Homme Ludovic Trarieux - « L’hommage des avocats à un avocat » - et qui a été depuis obligée de se réfugier aux Etats-Unis pour préserver sa sécurité et sa liberté. Elle aussi défendu l’avocat Nasser Zarafchan.

 

Le 21 décembre 2008, le Cercle des défenseurs des droits de l’homme, a été fermé par une vingtaine de policiers en civil à Téhéran. Officiellement, le Cercle, qui s'apprêtait à organiser une cérémonie pour le 60ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme,  a été fermé pour défaut de permis. S'estimant en règle, il a déposé une plainte contre la fermeture "illégale" de ses bureaux.

 

Créé en 2002 à Téhéran par l’avocate et Prix Nobel de la Paix, Shirin Ebadi, le Cercle des défenseurs des droits de l'Homme iranienne de Shirin Ebadi. fournissait une aide juridique gratuite aux journalistes et défenseurs des droits de l’homme en Iran.

“Nous appelons la communauté internationale ainsi que tous les défenseurs des droits de l’homme à demander la réouverture de ce Cercle. Après l’emprisonnement de six journalistes et les mesures d’intimidation prises à l’encontre de ceux qui s’expriment sur Internet, il s’agit d’une nouvelle tentative pour faire taire les critiques à l’encontre du régime. Nous craignons de nouvelles arrestations. Le Cercle doit pouvoir continuer à défendre les acteurs de la libre parole. Nous demandons sa réouverture”, a déclaré l’organisation.

Le Cercle des défenseurs des droits de l’homme devait organiser, le 21 décembre, une cérémonie pour commémorer le 60e anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’homme, en présence de Shirin Ebadi, lauréate du prix Nobel de la Paix en 2003, présidente du Cercle. Il regroupe plusieurs avocats et défenseurs des droits de l’homme, qui mettent leur expertise au service des droits de l’homme. Leurs activités sont considérées comme “illégales” par le gouvernement iranien depuis 2006.

Le 22 décembre, Shirin Ebadi a confié à Reporters sans frontières qu’en réalité, “une demande de permis a été soumise au ministère de l’Intérieur dès la création de l’association, qui lui a toujours été refusée sans explication”. Elle a également assuré à l’organisation de défense de la liberté de la presse que le Cercle des défenseurs des droits de l’homme allait contester la décision. “Nous épuiserons toutes les voies légales pour faire valoir nos droits”, a-t-elle souligné.

 

 

 

MERCI D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT.

 

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