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IDHAE INFORMATION
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Shadi Sadr, journaliste, avocate et défenseure des droits des femmes, risque une
peine d’emprisonnement pour avoir défendu des femmes jugées pour
l’organisation, en juin 2006, d’une manifestation contre la discrimination à
l’égard des femmes dans la législation iranienne. Elle a été arrêtée avec 33
militantes des droits de l’Homme le 4 mars 2007 lors d’un rassemblement devant le tribunal
révolutionnaire de Téhéran, organisé en vue de la journée internationale de
la femme. Elle a passé plus de deux
semaines en détention, dont plusieurs jours à l’isolement, Du 6 au 8 mars 2007, toutes les
co-détenues avaient été libérées sous caution, à l’exception de trois d'entre
elles dont Shadi Sadr, alors en grève de la faim, qui a finalement été
libérée sous caution le 19 mars 2007. Shadi Sadr a travaillé comme
journaliste pour plusieurs journaux réformistes et a créé, en 2002, un site
Internet réputé intitulé Femmes d’Iran. Elle est actuellement rédactrice en
chef du site Meydaan (Le Domaine des femmes). Elle a aussi fondé l’ONG Raahi,
centre de conseil juridique destiné aux femmes marginalisées et
sous-représentées. En octobre 2006, elle a participé au lancement de la
campagne Éliminer pour toujours la lapidation, qui vise à obtenir
l'abolition définitive de la lapidation à mort en Iran. En août 2007, elle a été citée à
comparaître et inculpée de participation à un rassemblement illégal,
collusion en vue de porter atteinte à la sécurité nationale, troubles à
l’ordre public et refus d’obtempérer aux ordres de la police en lien avec son
arrestation de mars 2007, mais aucune condamnation n’a encore été prononcée. Shadi Sadr est aussi harcelée
par les forces de sécurité, en particulier les forces du ministère du
Renseignement. En janvier 2005, les autorités ont refusé de renouveler son
passeport, lui interdisant de fait de voyager jusqu’en 2006. Par ailleurs,
elle a été convoquée à plusieurs reprises aux fins d’interrogatoire. Le 15 mars 2007, alors qu’elle
se trouvait encore en détention, les autorités ont fermé le centre juridique
Raahi. ACTION RECOMMANDÉE : Ecrivez, en termes polis, au responsable du
pouvoir judiciaire dans les appels que vous ferez parvenir le plus vite
possible aux destinataires mentionnés ci-après (en anglais ou dans votre
propre langue) : - Demandez-lui l’abandon de toutes les charges
retenues contre Shadi Sadr en lien avec son travail de campagne pacifique en
faveur de l’égalité des droits pour les femmes ou contre la peine de
lapidation. APPELS À : Head of the Judiciary TAKE ACTION NOW ! |
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