Retour page d'accueil

IDHAE INFORMATION

AUTRES APPELS URGENTS IDHAE

OBSERVATOIRE POUR LA PROTECTION DES DEFENSEURS DES DROITS DE L'HOMME

Amnesty International

Centre pour l'indépendance des magistrats et des avocats

Law Society of England and Wales - International human rights

Menschenrechte - R e c h t s a n w a l t s k a m m e r. Berlin

Humanrightsfirst Alert

Human Rights Watch Campaigns (HRW)

RESEAU EURO-MEDITERRANEEN DES DROITS DE L'HOMME (REMDH)

Algeria Watch

Retour page d'accueil

ACTION URGENTE

 

TUNISIE

 

18  avril 2008

 

Nouveaux actes de harcèlement à l’encontre de

Me Radhia Nasraoui,

Retour page d'accueil

présidente de l’Association de lutte contre la torture en Tunisie (ALTT) et membre de l’Assemblée des délégués de l’OMCT

 et de

M. Taoufik Ben Brik,

membre fondateur du Conseil national pour les libertés en Tunisie (CNLT)   

  

Source    L’OBSERVATOIRE

 

TUN 006 / 0408 / OBS 069

& FRONTLINE

 

 

Le 18 avril 2008, Me Radhia Nasraoui s’est présentée auprès des autorités pénitentiaires du quartier de Monplaisir à Tunis, afin de soumettre des demandes de visites de deux de ses clients détenus. Plus de trente agents de la police politique l’ont alors chassée des locaux en proférant des injures à son encontre, et la menaçant de lui "casser la figure ... encore une fois". Les policiers l’ont ensuite forcée à monter dans sa voiture, tout en continuant à l’insulter. Certains d’entre eux ont violemment frappé sur le véhicule, causant des dégâts notables, alors que d’autres l’ont suivie en moto et en voiture jusqu’à son cabinet.

Un des ses clients est le journaliste Slim Boukhdhir, qui a été condamné à un an de prison à la suite d’un procès injuste. Il est actuellement détenu à la prison de Sfax. Radhia Nasraoui tentait d’entrer dans le bâtiment lorsqu’elle a été attaquée par près de 30 policiers. Elle a été victime de violence physique et verbale; les policiers l’ont encerclé et l’ont empêché d’entrer dans les bureaux. Elle a été contrainte de retourner à sa voiture et a été poursuivie par la police jusqu'à chez elle.

Le 26 avril 2008, Me Nasraoui a porté plainte contre les policiers en question. La veille, la ligne téléphonique et l’accès internet de Mme Nasraoui avaient été coupés, au lendemain d’une conversation téléphonique avec des journalistes étrangers.

En outre, plusieurs de ses clients continuent d’être fortement découragés de faire appel aux services de Me Nasraoui, à l’instar de mères de détenus, qui ont été brutalisées et insultées par des policiers en civil le 15 février 2008 par un important dispositif policier alors qu’elles tentaient de se rendre à son cabinet.

Cette dernière attaque contre Radhia Nasraoui fait partie d’une campagne de harcèlement, qui cherche à l’empêcher de pratiquer son métier d’avocate des droits humains. Au cours de sa carrière, Radhia Nasraoui a déjà été victime d’agression par la police d’attaques physiques brutales. De plus, son domicile est placé sous surveillance, son téléphone et ses courriels sont surveillés et régulièrement interceptés par les autorités. Les membres de sa famille sont aussi victimes de harcèlement et plusieurs de ses clients ont déclaré que des membres de la police leur ont conseillé de ne pas faire appel à ses services, et ils n’ont pu se rendre à l’étranger.

 

Par ailleurs, le 21 avril 2008, la voiture de l’épouse de M. Taoufik Ben Brik, membre fondateur du Conseil national pour les libertés en Tunisie (CNLT), Mme Azza Zarrad, a été saccagée : les vitres ont été brisées et les rétroviseurs arrachés. Quelques jours auparavant, le 16 avril 2007, M. Ben Brik avait été approché par des agents de la police politique qui lui avaient demandé de "croiser les bras" jusqu’en 2009, année de l’élection présidentielle, et qui avaient menacé de s’en prendre à sa femme et à sa famille.

Les événements de ces derniers jours seraient liés en partie au refus de Mme Zarrad de poursuivre la procédure de divorce qu’elle avait entamée à l’encontre de son mari. Le 20 avril 2007, la famille de Mme Zarrad a en effet reçu un appel téléphonique d’un inconnu affirmant être "du côté d’Azza", ajoutant que "le gouvernement [était] prêt à l’aider dans sa démarche, [et que] le dossier [était] sur le bureau du président Ben Ali". Le lendemain, Mme Zarrad s’est rendue au poste de police afin de porter plainte, mais n’a pu obtenir gain de cause.


 ACTIONS DEMANDEES :

 Ecrire aux autorités tunisiennes en faveur de  Radhia Nasraoui en Tunisie.

Téléchargez ici le modèle de lettre au format word doc avocat urgente alerte

Ou Recopiez la lettre ci-dessous

  

[Votrenom]

 

 

Votre Excellence,

Je voudrais vous faire part de mes profondes inquiétudes suite à l’annonce de l’attaque contre la défenseuse des droits humains Radhia Nasraoui par prés de 30 policiers, le 18 avril 2008. Radhia Nasraoui est avocate pour les droits humains qui défend les victimes dont les droits ont été violés. Elle est aussi présidente de l’Association de lutte contre la torture en Tunisie.

Le 18 avril 2008, aux environs de 10h00, Radhia Nasraoui s’est rendue dans les bureaux de l’Administration des Prisons à Tunis, pour soumettre une requête officielle afin d’être autorisée à rendre visite à deux de ses clients actuellement en prison. Un des ses client est le journaliste Slim Boukhdhir, qui a été condamné à un an de prison à la suite d’un procès injuste. Il est actuellement détenu à la prison de Sfax. Radhia Nasraoui tentait d’entrer dans le bâtiment lorsqu’elle a été attaquée par prés de 30 policiers. Elle a été victime de violence physique et verbale ; les policiers l’ont encerclé et l’ont empêché d’entrer dans les bureaux. Elle a été contrainte de retourner à sa voiture et a été poursuivit par la police jusqu'à chez elle.

Cette dernière attaque contre Radhia Nasraoui fait partie d’une campagne de harcèlement, qui cherche à l’empêcher de pratiquer son métier d’avocate des droits humains. Au cours de sa carrière, Radhia Nasraoui a déjà été victime d’agression par la police d’attaques physiques brutales. De plus, son domicile est placé sous surveillance, son téléphone et ses courriels sont surveillés et régulièrement interceptés par les autorités. Les membres de sa famille sont aussi victimes de harcèlement et plusieurs de ses clients ont déclaré que des membres de la police leur ont conseillé de ne pas faire appel à ses services et ils n’ont pu se rendre à l’étranger.

Je suis soucieux pour l’intégrité physique et psychologique de Radhia Nasraoui, mais aussi pour celle de sa famille et de ses clients.

Je demande instamment aux autorités Tunisiennes de:

1. Entamer immédiatement une enquête complète et impartiale sur l’attaque de Radhia Nasraoui ; avec l’objectif de publier les résultats de cette enquête, ainsi que de traduire en justice les responsables.

2. Prendre des mesures afin de garantir que Radhia Nasraoui ait l’autorisation de rendre visite à ses clients.

3. Prendre les mesures nécessaires afin de mettre fin à toute forme de harcèlement contre Nadhia Nasraoui, mais aussi contre les membres de sa famille, ses associés ou ses clients ;

4. Assurer que tous les défenseurs des droits humains enTunisie, et notamment les avocats tels que Radhia Nasraoui, puissent mener à bien leurs actions légitimes en faveur des droits humains, sans craindre ni restrictions ni représailles.

Je vous prie d'agréer l'expression de ma haute considération.

 

 

Votre signature

ADRESSES :

·         M. Zine el-Abidine Ben Ali, Président de la République, Palais de Carthage, 2016 Carthage, Tunisie, Fax : +216 71 744 721 ou +216 71 731 009

·         M. Mohamed Ghannouchi, Premier Ministre, Secrétariat Général du Gouvernement, Rue de la Kasbah, 1008 Tunis, Tunisie, Fax : +216 71 562 378

·         M. Rafik Belhaj Kacem, Ministère de l’Intérieur et du Développement local, Avenue Habib Bourguiba, 1001 Tunis, Tunisie, Fax : ++ 216 71 340 888 ; Email : mint@ministeres.tn

·         M. Kamel Morjane, Ministère de la Défense Nationale, Avenue Bab Mnara, La Kasbah, 1008 Tunis, Tunisie, Fax : +216 71 561 804

·         M. Bechir Tekkari, Ministère de la Justice et des Droits de l’homme, 57, Boulevard Bab Benat, 1006 Tunis, Tunisie, Fax : +216 71 568 106 ; Email : mju@ministeres.tn

Prière d’écrire également aux représentations diplomatiques de Tunisie dans vos pays respectifs

 

MERCI D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT.

 

page precedente

haut de la page

page suivante

 

Copyright © 2008 IDHAE - European Bar Human Rights Institute.

 

-->