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NÉPAL

18 août 2007

MENACES CONTRE

Jeetaman Basnet

 31 ans,

journaliste et avocat

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après la publication de son livre, intitulé 258 jours obscurs.

Source : Index AI : ASA 31/009/2007
AU 223/07
ÉFAI
28 août 2007

 

L'avocat Jitman Basnet, spécialisé dans la défense des droits humains, a reçu des menaces de mort liées, selon lui, au livre qu'il vient de publier au sujet de sa détention par l'armée. Au moins une des menaces émanait d'un homme se présentant comme l'une des personnes citées dans son livre, qui dénoncerait sa responsabilité dans des viols, des actes de torture et des exécutions illégales perpétrés au cours du conflit népalais. Amnesty International craint que la vie de Jitman Basnet ne soit en danger.

Jitman Basnet a reçu des appels de menaces le 21 mai, ainsi que les 7, 11 et 18 août. On lui aurait notamment déclaré : « Tu vas mourir, on va aussi tuer ta femme ». Un autre appel provenait d'un homme se présentant comme l'une des personnes citées dans son livre. Jitman Basnet a porté plainte auprès d'un poste de police local, le 13 août, sollicitant des mesures de protection. Selon toute évidence, sa demande n'a pas encore été suivie d'effet.

RAPPEL :
Jeetaman Basnet, avocat et journaliste d’investigation pour le Sagmarmatha Times a été enlevé le 4 février 2004, qu’il était en train de parler avec trois personnes portant des uniformes de l’armée, devant son domicile situé dans le quartier n°34 à Santinagar (Katmandou).

 

Jeetaman Basnet a été libéré par l’armée népalaise le 18 octobre 2004 après avoir été détenu plus de huit mois dans la caserne militaire de Bairab Nath, où il a été torturé. Son livre, intitulé 258 jours obscurs, relate sa propre expérience ainsi que celle de codétenus. Il y cite les noms de soldats qui se seraient rendus coupables, d'après lui, de viols, d'exécutions illégales et d'actes de torture pendant le conflit. Depuis sa publication, plusieurs inconnus ont demandé à ses voisins où il habitait, et il a lui-même été la cible de menaces.

 

À la suite de sa «disparition», l’armée n’avait jamais reconnu l’avoir placé en détention. En mars 2004, l'Association du Barreau Népalais (NBA) a s'est rendue auprès du le premier ministre pour demander la libération de quatre autres avocats dont le sort était inconnu, soit Jeetaman Basnet, mais aussi Laxman Prasad Aryal, Sujindra Maharjan, qui n'avait pas été revu depuis son arrestation par les forces de sécurité, en novembre 2003 ou Rajendra Dhakal, depuis son arrestation par la police, le 8 janvier 1999.

.

En août 2006, Jitman Basnet a saisi la Cour suprême afin qu'une commission d'enquête de haut niveau soit créée pour faire la lumière sur toutes les disparitions forcées survenues au Népal, et que tous les membres des forces de sécurité présumés responsables de telles atteintes soient traduits en justice. La Cour doit se prononcer sur sa requête en octobre 2007.


ACTION RECOMMANDÉE : dans les appels que vous ferez parvenir le plus vite possible aux destinataires mentionnés ci-après (en anglais ou dans votre propre langue) :
- déclarez-vous préoccupé par les menaces de mort téléphoniques dont Jitman Basnet a récemment fait l'objet, dont une au moins proviendrait d'un homme affirmant avoir été cité dans son livre ;
- demandez instamment aux autorités d'ordonner sans délai l'ouverture d'une enquête impartiale et exhaustive sur ces menaces, et de traduire en justice les responsables présumés ;
- exhortez les autorités à prendre immédiatement des mesures efficaces pour garantir la sécurité de Jitman Basnet, conformément à ses souhaits ;
- rappelez-leur qu'en vertu de la Déclaration sur le droit et la responsabilité des individus, groupes et organes de la société de promouvoir et protéger les droits de l'homme et les libertés fondamentales universellement reconnus, les défenseurs des droits humains sont en droit de poursuivre leurs activités sans restriction ni crainte de représailles ;
- engagez les autorités à établir un plan national d'action afin que ce texte des Nations unies soit mis en œuvre et que les défenseurs des droits humains puissent mener leurs activités légitimes sans crainte de représailles.


APPELS À :

Chef de l'état-major :
General Rookmangud Katawal
Chief of Army Staff
Army Headquarters
Katmandou, Népal
Fax : +977 1 4 269624 (Merci de vous montrer persévérant)
Courriers électroniques : dprhq@hotmail.com

dprhq@gmail.com

Formule d'appel : Dear General, / Mon Général, (si c'est un homme qui écrit) ou Général, (si c'est une femme qui écrit)

Inspecteur général de la police :
Om Bikram Rana
Inspector General of Police
Police Headquarters
GPO Box 407
Naxal, Katmandou, Népal
Fax : +977 1 4 415 593 / 594
Formule d'appel : Dear Inspector General, /Monsieur l'Inspecteur général,

COPIES À :

Ministre de l'Intérieur :
Ministry of Home Affairs
Minister: Mr. Krishna Prasad Sitaula
Singha Durbar, Katmandou, Népal
Fax : +977 1 4211264

ainsi qu'aux représentants diplomatiques du Népal dans votre pays.



MERCI D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT.

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