|
La police a dispersé
samedi à coups de bâton et en faisant usage de gaz lacrymogène une
manifestation de plusieurs centaines d'avocats. Ils protestaient contre
la candidature du chef de l'Etat Pervez Musharraf à la présidentielle. Une
vingtaine d'avocats ont été blessés et une vingtaine interpellés. Au
moins deux d'entre eux, ainsi qu'un journaliste, présentaient des
blessures sanguinolentes à la tête.
Deux avocats ont été
blessés au visage, plusieurs personnes incommodées par le gaz lacrymogène. .
""C'était une
manifestation pacifique mais la police est intervenue, a frappé des
femmes avocates. Les policiers riaient et se faisaient plaisir en
frappant des avocats", a dénoncé Asma Jahangir, une avocate reconnue dans la défense des
droits de l'homme.
Un autre avocat influent
de l'opposition, Ali Ahmed Kurd,
a été brièvement interpellé. "Nous viendrons à bout de ce régime militaire,
nul ne pourra stopper notre mouvement", a-t-il dit après avoir été
relâché.
La
candidature de Pervez Musharraf pour l'élection du 6 octobre avait été
pourtant jugée recevable par la Cour suprême, pourtant peu suspecte de
sympathie pour le président et chef des armées. Le double statut du
général Musharraf est en effet mal vu par le pouvoir judiciaire. La
Constitution implique en principe l'abandon de l'uniforme.
Depuis
la tentative ratée du général Musharraf de limoger le président de la
Cour suprême, les avocats pakistanais sont en pointe de la contestation
anti-Musharraf. Le président est accusé d'avoir outrepassé ses droits et
d'avoir mis des bâtons dans les roues du pouvoir judiciaire.
MERCI D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT.
|