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PAKISTAN

 

29 septembre 2007

Deux cents avocats qui manifestaient pacifiquement dispersés coups de matraque et de grenades lacrymogènes.

 

L'avocat Ali Ahmed Kurd, a été brièvement interpellé.

Source :

 

La police a dispersé samedi à coups de bâton et en faisant usage de gaz lacrymogène une manifestation de plusieurs centaines d'avocats. Ils protestaient contre la candidature du chef de l'Etat Pervez Musharraf à la présidentielle. Une vingtaine d'avocats ont été blessés et une vingtaine interpellés. Au moins deux d'entre eux, ainsi qu'un journaliste, présentaient des blessures sanguinolentes à la tête.

Deux avocats ont été blessés au visage, plusieurs personnes incommodées par le gaz lacrymogène. .

""C'était une manifestation pacifique mais la police est intervenue, a frappé des femmes avocates. Les policiers riaient et se faisaient plaisir en frappant des avocats", a dénoncé Asma Jahangir, une avocate reconnue dans la défense des droits de l'homme.

Un autre avocat influent de l'opposition, Ali Ahmed Kurd, a été brièvement interpellé. "Nous viendrons à bout de ce régime militaire, nul ne pourra stopper notre mouvement", a-t-il dit après avoir été relâché.

La candidature de Pervez Musharraf pour l'élection du 6 octobre avait été pourtant jugée recevable par la Cour suprême, pourtant peu suspecte de sympathie pour le président et chef des armées. Le double statut du général Musharraf est en effet mal vu par le pouvoir judiciaire. La Constitution implique en principe l'abandon de l'uniforme.

 

Depuis la tentative ratée du général Musharraf de limoger le président de la Cour suprême, les avocats pakistanais sont en pointe de la contestation anti-Musharraf. Le président est accusé d'avoir outrepassé ses droits et d'avoir mis des bâtons dans les roues du pouvoir judiciaire.



MERCI D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT.

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