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IDHAE INFORMATION

 

Me Martial Akakpo, avocat inscrit au barreau de Lomé, président de l’Observatoire togolais de la bonne gouvernance (OTBG),  a été arrêté jeudi 1er juin 2007 dans son cabinet, devant son personnel et ses clients. Il est victime d’une cabale judiciaire et a été conduit à la prison civile de Lomé, a-t-on appris de sources officielles concordantes.

Quant au fond du dossier il s’agit d’une altercation entre l’avocat et son beau cousin et d’une gifle que lui a infligée Martial Akakpo suite à des propos désobligeants que le plaignant a tenu à son encontre. Signalons qu’en Avril dernier le Procureur avait classé ce dossier sans suite.

De source proche du dossier il n’y a aucune raison objective judiciaire qui justifierait la mise sous les verrous l’avocat si ce n’est selon certaines indiscrétions ses prises de positions réclamant pour son pays la bonne gouvernance politique et économique.

 

Le 30 septembre 2006 lors de l’Assemblée Générale de l’observatoire national de la bonne gouvernance, partenaire togolais de Transparency International, il avait dressé un bilan sans complaisance sur la corruption au Togo en ajoutant que tout est mis en oeuvre pour éviter la transparence dans la gestion des affaires de l’Etat.

 

Me Martial AKAKPO avait été amené au cours des derniers mois a critiquer des pratiques de corruptions et les trafics illicites, sur les antennes de RFI ,  au nom de l’Observatoire Togolais de la Bonne Gouvernance (OTBG).  Plusieurs journaux ont rapporté ses déclarations.  Selon le Républicain (3/10), Me Akakpo  aurait déclaré : «les généraux de l’Armée sont impliqués dans toute sortes de trafics illicites (3/10). Face à cette accusation, « Me Akakpo fait parler de lui » (Le changement 3/10), ce dernier est invité à  «corriger ses velléités pour se préserver le respect des Togolais» selon Le Messager (4/10). Pour sa part, le Destin dresse de lui un portrait contrasté sous le titre : «quand un homme obscur s’érige en donneur de leçon ».

 

Alors que tout le monde reconnaît et salue le professionnalisme, l’intégrité et la rigueur de Me Martial Akakpo, le juge d’instruction, magistrat de siège, dit agir sur des instructions reçues de sa hiérarchie, et rejette d’un revers de main toutes les propositions des avocats de la victime, notamment la mise sous contrôle judiciaire aux fins de l’instruction du dossier, ou le versement d’une caution.
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