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IDHAE Globebservatoire Mondial des Droits de la Défense et des violations des droits des avocats

IRAN – 18 septembre 2013

Libération de Nasrin Sotoudeh                      

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Nasrin Sotoudeh, emprisonnée pour son action en faveur des droits de l’Homme, a été libérée mercredi 18 septembre 2013, avec d’autres opposants politiques, une semaine avant un discours très attendu devant l’ONU du nouveau président Hassan Rohani.

 

Interrogée par l’AFP peu après sa libération, Mme Sotoudeh a confirmé qu’elle était "libérée définitivement". Elle a la "permission" de reprendre son métier d’avocate et continuera à défendre les droits de l’Homme, a-t-elle assuré.

 

Rappelons que, le 20 Août 2013, Javid Houtan Kian, arrêté dans son bureau en Octobre 2010, puis condamné pour avoir défendu loyalement sa cliente Sakineh Ashtiani, à la lapidation, a une peine de onze ans … réduite à six ans. a été libéré de la prison de Tabriz en Iran, où il a été détenu pendant les trois dernières années.

 

L’IDHAE appelle le gouvernement iranien à libérer "tous les prisonniers de conscience" et notamment Abdolfattah Soltani, condamné à dix-huit années de prison (réduites par la mansuétude d’une cour en appel à seulement... treize ans), Mohammad-Ali Dadkhah et Mohammad Seifzadeh, condamnés à neuf ans (et dix ans d’interdiction professionnelle à suivre). Leur crime est d’avoir été les fondateurs du Centre des droits de l’Homme de Téhéran.

 

Nasrin Sotoudeh (ou Sotoodeh).

 

Prisonnière d’opinion Nasrin Sotoudeh était incarcérée à la prison d’Evin depuis le 4 septembre 2010, pour “conspiration contre la sécurité nationale et propagande contre la République Islamique” et coopération avec le Centre des défenseurs des droits de l’Homme (DRHC).Au matin du 4 septembre 2010, Nasrin Sotoudeh avait reçu, une convocation à se rendre le auprès du parquet rattaché aux tribunaux révolutionnaires, dont les locaux sont situés dans l'enceinte de la prison d'Evin. Après avoir été interrogée, Nasrin Sotoudeh a été inculpée de «conspiration contre la sécurité nationale et propagande contre la République Islamique» et de coopération avec le Centre de défense des droits de l’Homme (CDDH) et placée en détention à la prison Evin sans avoir eu un seul instant la possibilité de s'entretenir avec son avocate, Nasrin Ghanavi, qui l’a accompagnée au tribunal, mais qui n’a pas été autorisée à être présente durant l’interrogatoire. Le 28 août précédent, le bureau de Nasrin Soutodeh avait été perquisitionné avant d'être fermé par les autorités., entre 2010 et 2012, pour protester contre le refus des autorités de la prison de lui accorder le droit de visite et des appels téléphoniques de sa famille.

 

 Elle a été condamnée le 11 janvier 2011, par la Section n° 26 de la Cour Révolutionnaire de Téhéran à 11 ans de prison, radiée du barreau et interdite de sortie du territoire pour 20 ans. Mais, en appel, le 14 septembre 2011, la peine à été « réduite » à six ans de prison et dix ans d'interdiction d'exercer son métier d'avocate.

Nasrin Sotoudeh a reçu le 26 octobre 2012, le Prix Sakharov "pour la liberté de l'esprit" que lui a décerné le Parlement européen, conjointement avec Jafar Panahi.

Le 17 janvier 2013, elle a bénéficié d’une libération temporaire. Mais pour trois jours, seulement. (Voir 150 avocats, 2012, p.38).

 

Nasrin Sotoudeh (ou Sotoodeh), l'avocate des journalistes et militants politiques emprisonnés après l'élection présidentielle de juin 2009, a été condamnée le 11 janvier 2011, par la Section n° 26 de la Cour Révolutionnaire de Téhéran, présidée par le Juge PirAbassi à 11 ans de prison, radiée du barreau et interdite de sortie du territoire pour 20 ans.

Il s'agit d'une des plus graves sanctions prononcées contre un avocat en Iran.

Cette peine à été réduite à six ans de prison et dix ans d'interdiction d'exercer son métier d'avocate, le 14 septembre 2011.

En mai 2011, son mari avait rendue publique, une lettre adressée, depuis la prison d'Evin, où elle écrivait : "Que j'aie ou non une licence d'avocate, je continuerai de m'opposer sans relâche à ces condamnations injustes."

Née en 1963 et mère de deux enfants de 11 et de 3 ans, Nasrin Sotoudeh, membre de la Société pour la Protection des Droits des Enfants, travaille notamment avec de jeunes prisonniers qui risquent la peine de mort. Elle a défendu de nombreux militants des droits des femmes, prisonniers politiques. Depuis juin 2009, elle a assuré la défense de plusieurs prisonniers politiques et journalistes arrêtés à la suite de l'élection présidentielle controversée. Au cours du mois d'août 2009, elle avait été convoquée à plusieurs reprises par les agents du ministère des Renseignements.

Elle est l'une des rares avocats ayant accepté de défendre les prisonniers politiques arrêtés après les manifestations contre la réélection de Mahmoud Ahmadinejad en juin 2009. Elle s'est ainsi occupée du cas d'Arash Rahmanipour, pendu en janvier 2010.

En août 2011, son mari Reza Khandan et ses deux enfants ont été arrêtés quelques heures pour avoir refusé de montrer aux gardiens le cahier dans lequel il notait les conseils que sa femme lui prodiguait pendant la visite hebdomadaire.

En octobre 2011, elle a refusé de porter le tchador. En représailles, à partir du 16 octobre 2011, les autorités de la prison Evin ont interdit à Mme Nasrin Sotoudeh de recevoir des visites de sa famille pendant trois semaines, afin de la punir pour son refus de porter le tchador.

 

 

 

 

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