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IDHAE INFORMATION
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Le 22 juillet, l'avocat René Gómez
Manzano a été arrêté avec 33 autres dissidents à la veille d'une
manifestation prévue devant l'ambassade de France, contre la
"normalisation" des relations entre l'Union européenne et Cuba.
Vingt-quatre interpellés ont été relâchés, et parmi les neuf retenus, trois
tombaient sous le coup de la loi 88 du 15 mars 1999, sur la "protection
de l'indépendance nationale et de l'économie de Cuba" : le journaliste Oscar Mario Gonzalez
Pérez , et le militant politique Julio César
López. Les dissidents
interpellés le 22 juillet, dont Oscar Mario Gonzalez Pérez, ont voulu alerter
l'UE sur la situation des droits de l'homme à Cuba. Le 27 juillet, un juge de La
Havane a notifié l'ouverture de son procès à González, sans jamais en
préciser la date. Les trois hommes risquent toujours
des peines pouvant aller jusqu'à vingt ans de prison à l'issue d'un procès joué d'avance. En
vertu de la Loi n°88, adoptée en février 1999, les personnes reconnues
coupables d’avoir transmis aux autorités américaines des renseignements
pouvant être utilisés pour soutenir des mesures anti-cubaines (comme
l’embargo économique imposé par les États-Unis) encourent des peines allant
de sept à quinze années d’emprisonnement. Si ces informations sont obtenues
par une manœuvre subreptice, la durée de la peine peut atteindre vingt ans.
Cette loi interdit également la possession, la distribution ou la
reproduction de «matériels subversifs» émanant du gouvernement
américain ; elle prévoit des peines d’emprisonnement dont la durée peut aller
jusqu’à cinq ans pour sanctionner la collaboration avec des stations de
radio, des chaînes de télévision et des organes de presse soupçonnés de
soutenir la politique du gouvernement américain. Depuis son arrestation, le
journaliste a été transféré successivement d'une unité de la police nationale
révolutionnaire dans le quartier San Agustín, où il a d'abord été détenu,
vers trois commissariats de la police nationale dans les secteurs de
Marianao, La Lisa et 10 de Octubre. René Gómez
Manzano, 63 ans, vice-président de
l'Assemblée pour la promotion de la société civile (APSC, illégale), et 32 militants de l'APSC ont
été interpellés ont été arrêtés le 22 juillet
à La Havane alors qu'ils s’apprêtait à se rendre à un rassemblement devant
l'ambassade de France après avoir appeler à manifester devant l'ambassade de France
pour réclamer la libération des prisonniers politiques et protester contre la
normalisation des relations franco-cubaine. La dissidente Marta Beatriz Roque
avait indiqué que la décision de manifester devant l'ambassade de France
était destinée à marquer le mécontentement des opposants devant la
normalisation entre Paris et La Havane. Celle-ci s'est concrétisée par la
participation au 14 juillet à l'ambassade du ministre cubain des Affaires
étrangères Felipe Perez Roque, pour la première fois depuis le gel des
relations entre l'UE et La Havane, décidé après la vague de répression des
opposants en 2003. Les dissidents n'avaient pas été
conviés cette fois à l'ambassade, mais à une "réunion de travail"
la veille. René Gómez Manzano a été interpellé
le matin du 22 juillet à son domicile alors qu'il se préparait à se rendre à
la manifestation appelée par son organisation, a indiqué à l'AFP Marcelo
Lopez, porte-parole de la la Commission cubaine pour les droits de l'homme et
la réconciliation nationale (CCDHRN, illégale). "Ils sont arrivés à la
maison, ont frappé et se sont présentés comme des agents de la sécurité. Ils
lui ont dit qu'ils voulaient le voir et quand il est sorti, ils lui ont dit
qu'il devait les accompagner et l'ont emmené en détention", a raconté à
l'AFP le frère de l'avocat, Jorge Gomez. Leopoldo Valdivia, autre militant
des droits de l'homme, et Niurka Maria Pena, secrétaire de la présidente de
l'APSC, l'économiste, Martha Beatriz Roque, et l'ingénieur Félix Bonne Carcaces, 66 ans, ont également été arrêtés, dans ce qui apparaît être la
plus importante opération depuis 2003 contre l'opposition, après que la
capitale ait été placée sous un quadrillage "sans précédent",
depuis le 13 juillet et à l'approche de la fête nationale du 26. Le porte-parole de l'APSC, Angel
Polanco a indiqué de son côté que le président de la commission religieuse de
ce mouvement d'opposants, proche de Washington, Ricardo Medina, avait
également été interpellé chez lui, dans le centre de La Havane. Parmi les 33
interpellés, vingt-quatre
d'entre eux, dont Martha Beatriz Roque, libérée le 23 juillet, après une journée de détention, ont été relâchés depuis. Neuf sont toujours détenus, dont
trois tombent sous le coup de la loi 88 : l'avocat René Gómez Manzano, Oscar
Mario González Pérez et le militant politique, Julio César López. La date de leur procès n’a pas été fixée. Selon une information
révélée début août par la BBC, René Gómez Manzano pourrait être condamné à 13
ans de prison. Avec
l’IDHAE demandez la libération immédiate de René Gómez
Manzano, Oscar Mario González Pérez et de Julio César López ainsi que la
liberté de pensée et d’expression pour tous les défenseurs des droits de
l’homme à CUBA. ACTION RECOMMANDÉE : dans les appels que vous ferez parvenir le plus vite
possible aux destinataires mentionnés ci-après (en espagnol, en anglais ou dans
votre propre langue) : d’abandonner les
charges contre René
Gómez Manzano, puisque, apparemment, elles sont motivées
par des considérations politiques et ne se rapportent à aucune infraction
prévue par la loi ;
COPIES aux représentants diplomatiques
de Cuba dans votre pays. MERCI D'INTERVENIR IMMEDIATEMENT. |
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