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CUBA

31 octobre 2005

Cent jours de détention pour

René Gómez Manzano

 


"La Campagne "Libérez René Gómez Manzano ! "


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arrêté le 22 juillet 2005

à La Havane

alors qu'ils s’apprêtait à se rendre à un rassemblement devant l'ambassade de France

Il risque jusqu'à vingt ans de prison à l'issue d'un procès joué d'avance.

 

Le 22 juillet, l'avocat René Gómez Manzano a été arrêté avec 33 autres dissidents à la veille d'une manifestation prévue devant l'ambassade de France, contre la "normalisation" des relations entre l'Union européenne et Cuba. Vingt-quatre interpellés ont été relâchés, et parmi les neuf retenus, trois tombaient sous le coup de la loi 88 du 15 mars 1999, sur la "protection de l'indépendance nationale et de l'économie de Cuba" : le journaliste Oscar Mario Gonzalez Pérez , et le militant politique Julio César López. Les dissidents interpellés le 22 juillet, dont Oscar Mario Gonzalez Pérez, ont voulu alerter l'UE sur la situation des droits de l'homme à Cuba.

Le 27 juillet, un juge de La Havane a notifié l'ouverture de son procès à González, sans jamais en préciser la date.

Les trois hommes risquent toujours des peines pouvant aller jusqu'à vingt ans de prison à l'issue d'un procès joué d'avance. En vertu de la Loi n°88, adoptée en février 1999, les personnes reconnues coupables d’avoir transmis aux autorités américaines des renseignements pouvant être utilisés pour soutenir des mesures anti-cubaines (comme l’embargo économique imposé par les États-Unis) encourent des peines allant de sept à quinze années d’emprisonnement. Si ces informations sont obtenues par une manœuvre subreptice, la durée de la peine peut atteindre vingt ans. Cette loi interdit également la possession, la distribution ou la reproduction de «matériels subversifs» émanant du gouvernement américain ; elle prévoit des peines d’emprisonnement dont la durée peut aller jusqu’à cinq ans pour sanctionner la collaboration avec des stations de radio, des chaînes de télévision et des organes de presse soupçonnés de soutenir la politique du gouvernement américain.

En mars 2003, les autorités cubaines ont arrêté 75 opposants. À l’issue de procès expéditifs, ceux-ci ont été condamnés à de longues peines d’emprisonnement allant jusqu’à vingt-huit ans, en application de la Loi n°88 dans certains cas.

 

Depuis son arrestation, le journaliste a été transféré successivement d'une unité de la police nationale révolutionnaire dans le quartier San Agustín, où il a d'abord été détenu, vers trois commissariats de la police nationale dans les secteurs de Marianao, La Lisa et 10 de Octubre.

René Gómez Manzano, 63 ans, vice-président de l'Assemblée pour la promotion de la société civile (APSC, illégale), et 32 militants de l'APSC ont été interpellés ont été arrêtés le 22 juillet à La Havane alors qu'ils s’apprêtait à se rendre à un rassemblement devant l'ambassade de France après avoir appeler à manifester devant l'ambassade de France pour réclamer la libération des prisonniers politiques et protester contre la normalisation des relations franco-cubaine.

 

La dissidente Marta Beatriz Roque avait indiqué que la décision de manifester devant l'ambassade de France était destinée à marquer le mécontentement des opposants devant la normalisation entre Paris et La Havane.

 

Celle-ci s'est concrétisée par la participation au 14 juillet à l'ambassade du ministre cubain des Affaires étrangères Felipe Perez Roque, pour la première fois depuis le gel des relations entre l'UE et La Havane, décidé après la vague de répression des opposants en 2003.

 

Les dissidents n'avaient pas été conviés cette fois à l'ambassade, mais à une "réunion de travail" la veille.

 

 René Gómez Manzano a été interpellé le matin du 22 juillet à son domicile alors qu'il se préparait à se rendre à la manifestation appelée par son organisation, a indiqué à l'AFP Marcelo Lopez, porte-parole de la la Commission cubaine pour les droits de l'homme et la réconciliation nationale (CCDHRN, illégale).

 

"Ils sont arrivés à la maison, ont frappé et se sont présentés comme des agents de la sécurité. Ils lui ont dit qu'ils voulaient le voir et quand il est sorti, ils lui ont dit qu'il devait les accompagner et l'ont emmené en détention", a raconté à l'AFP le frère de l'avocat, Jorge Gomez.

 

Leopoldo Valdivia, autre militant des droits de l'homme, et Niurka Maria Pena, secrétaire de la présidente de l'APSC, l'économiste, Martha Beatriz Roque, et l'ingénieur Félix Bonne Carcaces, 66 ans, ont également été arrêtés, dans ce qui apparaît être la plus importante opération depuis 2003 contre l'opposition, après que la capitale ait été placée sous un quadrillage "sans précédent", depuis le 13 juillet et à l'approche de la fête nationale du 26.

 

Le porte-parole de l'APSC, Angel Polanco a indiqué de son côté que le président de la commission religieuse de ce mouvement d'opposants, proche de Washington, Ricardo Medina, avait également été interpellé chez lui, dans le centre de La Havane.

 

Parmi les 33 interpellés, vingt-quatre d'entre eux, dont Martha Beatriz Roque, libérée le 23 juillet,  après une journée de détention, ont été relâchés depuis. Neuf sont toujours détenus, dont trois tombent sous le coup de la loi 88 : l'avocat René Gómez Manzano, Oscar Mario González Pérez et le militant politique, Julio César López.

 

La date de leur procès n’a pas été fixée. Selon une information révélée début août par la BBC, René Gómez Manzano pourrait être condamné à 13 ans de prison.

 

Avec l’IDHAE demandez la libération immédiate de René Gómez Manzano, Oscar Mario González Pérez et de Julio César López ainsi que la liberté de pensée et d’expression pour tous les défenseurs des droits de l’homme à CUBA.

 

ACTION RECOMMANDÉE :

dans les appels que vous ferez parvenir le plus vite possible aux destinataires mentionnés ci-après (en espagnol, en anglais ou dans votre propre langue) :

– Demandez instamment aux autorités de libérer
René Gómez Manzano immédiatement et sans condition puisqu’il est un prisonnier d’opinion : il a en effet été incarcérés uniquement pour avoir exercé pacifiquement ses droits à la liberté d’expression et d’association.

d’abandonner les  charges contre René Gómez Manzano,  puisque, apparemment, elles sont motivées par des considérations politiques et ne se rapportent à aucune infraction prévue par la loi ;

– exhortez-les à veiller à ce
que la liberté de pensée et d’expression pour tous les défenseurs des droits de l’homme soit garantie à CUBA.


APPELS À
(Il est parfois difficile de joindre ces numéros mais veuillez persévérer.)

 

Chef de l'État et du gouvernement :
Dr. Fidel Castro Ruz
Presidente de los Consejos de Estados y de Ministros
La Habana, Cuba
Fax : +53 7 833 3085 (via le ministère des Affaires étrangères) ou +1 212 779 1697 (via la Mission de Cuba auprès des Nations unies)
Courriers électroniques : f_castro@cuba.gov.cu ou cuba@un.int (via la Mission de Cuba auprès des Nations unies)
Formule d'appel : Su Excelencia, / Monsieur le Président de la République,

Procureur Général :
Dr Juan Escalona Reguera
Fiscal General de la República
Fiscalía General de la República
San Rafael 3, La Habana
Cuba
Fax : +53 7 669 485 / 333 164
Formule d'appel : Sr Fiscal General, / Monsieur le Procureur Général,

Ministre des Affaires étrangères :
Sr Felipe Pérez Roque
Ministro de Relaciones Exteriores
Ministerio de Relaciones Exteriores
Calzada N° 360
Vedado, La Habana, Cuba
Fax : +53 7 8333 085
Courriers électroniques : cubaminrex@minrex.gov.cu
Formule d'appel : Señor Ministro, / Monsieur le Ministre,

Ministre de l’Intérieur :
General Abelardo Coloma Ibarra
Ministro del Interior y Prisiones
Ministerio del Interior
Plaza de la Revolución
La Habana
Cuba
Fax : +53 7 8301 566
Formule d'appel : Señor Ministro, / Monsieur le Ministre,

 

COPIES aux représentants diplomatiques de Cuba dans votre pays.

MERCI D'INTERVENIR IMMEDIATEMENT.

 

 

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