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Zheng Enchong, avocat et défenseur des droits humains, a été
libéré le 5 juin 2006, après avoir purgé une peine de trois ans
d'emprisonnement. Toutefois, depuis qu'il est libre, sa famille et lui-même
sont la cible de harcèlement et de manœuvres d'intimidation de la part des
autorités et Zheng Enchong a été arrêté quatre fois.
Le 12 juillet, Zheng Enchong et Jiang Meili, son épouse, ont été appréhendés
par la police chez eux, à Zabei (un district de Shanghai), et conduits au
poste de police du district. Ils ont été questionnés séparément pendant
plusieurs heures au sujet des activités de Zheng Enchong en faveur de
familles expulsées de force par les autorités chinoises, dans le cadre de
projets de développement urbain. Le soir même, une douzaine de policiers du
commissariat du district de Zabei ont fouillé le domicile de Zheng Enchong.
Ils ont saisi son ordinateur, des documents, les coordonnées de ses contacts
ainsi que des dossiers concernant des cas présumés d'expulsions forcées. La
police a prévenu Jiang Meili, puis ses frères et sœurs, qu'ils seraient
arrêtés s'ils continuaient de parler de la situation de Zheng Enchong aux
médias.
La police a de nouveau interpellé Zheng Enchong le 21 juillet afin de
l'interroger sur des informations qu'elle avait trouvées dans son ordinateur.
Il a été relâché du poste de police de Zabei au bout de quatre heures
d'interrogatoire. Zheng Enchong a également été brièvement détenu les 11 et
18 juin.
La police et des responsables de la municipalité auraient averti Zheng
Enchong que sa sécurité physique serait en danger s'il poursuivait ses
activités sur les expulsions forcées. D'après les informations reçues par
Amnesty International, de nombreux défenseurs des droits humains et autres
militants ont été victimes de violences après leur sortie de prison.
INFORMATIONS GÉNÉRALES
Zheng Enchong a été libéré de la prison de Tilanqiao, à Shanghai, le 5 juin
2006, au terme d'une peine de trois ans d'emprisonnement. Ses droits
politiques restent cependant suspendus pour une année supplémentaire : il lui
est interdit de rencontrer des étrangers, de parler aux médias, de participer
à des mouvements de protestation, de prendre part à toute activité politique
ou d'occuper un poste à responsabilité dans une entreprise d'État.
La police lui a par ailleurs défendu de quitter son district de résidence
depuis qu'il est sorti de prison. Cette atteinte à sa liberté de mouvement va
empêcher Zheng Enchong d'accompagner sa fille à l'école, ainsi que de se
rendre à l'église de son quartier (il est catholique pratiquant), et l'on
peut également craindre qu'elle ne l'empêche de trouver un travail.
Zheng Enchong a été arrêté le 6 juin 2003 pour avoir volé des «secrets
d'État » et les avoir communiqués à des «entités étrangères».
Amnesty International le considérait comme un prisonnier d'opinion,
emprisonné uniquement en raison de ses activités d'avocat, qui sont pourtant
légitimes. En 2001, les autorités lui avaient retiré sa licence
professionnelle, après qu'il eut conseillé plus de 500 familles déplacées
dans le cadre de projets de développement urbain à Shanghai au sujet des
indemnités qu'elles étaient en droit de réclamer aux pouvoirs publics. Il a
continué à dispenser ses conseils en dépit du rejet de ses demandes pour
récupérer sa licence d'avocat.
ACTION RECOMMANDÉE : dans les appels que vous ferez parvenir le plus vite
possible aux destinataires mentionnés ci-après (en chinois, en anglais ou
dans votre propre langue) :
- dites que vous vous réjouissez de la libération de Zheng Enchong, mais que
vous êtes préoccupé par les restrictions dont il fait toujours l'objet
aujourd'hui, et qui violent ses droits à la liberté d'expression,
d'association et de mouvement, et demandez leur levée immédiate ;
- appelez les autorités à mettre fin à la campagne de harcèlement et
d'intimidation menée contre Zheng Enchong et sa famille et à veiller à ce que
ces personnes ne soient plus victimes de violations de leurs droits humains ;
- priez-les de faire le nécessaire pour que Zheng Enchong et tout autre
avocat ou défenseur des droits humains soient en mesure de poursuivre leurs
activités légitimes en faveur des droits de la personne sans crainte d'être
harcelés ou arrêtés arbitrairement ;
- demandez aux autorités de modifier ou d'abroger les dispositions permettant
aux autorités de violer les droits à la liberté d'expression, d'association
ou de réunion, notamment celles qui concernent les «secrets d'État» et qui
facilitent le placement en détention de défenseurs des droits humains.
APPELS À
Directeur du Bureau des affaires judiciaires de la ville de Shanghai :
MIAO Xiaobao Juzhang
Shanghaishi Sifaju
225 Wuxinglu
Shanghaishi 200030
République populaire de Chine
Courriers électroniques :
contact_us@eastday.com
/
webmaster@justice.gov.cn
/
jijianjiancha@eastday.com
Fax : + 86 21 64743029
Formule d'appel :
Dear Director, / Monsieur le Directeur,
Premier ministre de la République populaire de Chine :
WEN Jiabao Guojia Zongli
The State Council
9 Xihuangcheng Genbeijie
Beijingshi 100032
République populaire de Chine
Courriers électroniques :
gazette@mail.gov.cn
Fax : +86 10 65292345 (via le ministère des Communications)
Formule d'appel :
Your Excellency, / Monsieur le Premier ministre,
COPIES À
Maire de Shanghai :
HAN Zheng Shizhang
Shanghaishi Renmin Zhengfu
30 Fuzhoulu
Shanghaishi 200002
République populaire de Chine
Courriers électroniques :
webmaster@shanghai.gov.cn
ainsi qu'aux représentants diplomatiques de la République populaire de
Chine dans votre pays.
PRIÈRE
D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT.
DOCUMENT PUBLIC
ASA 17/047/2005
AU 315/05
ÉFAI
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