Retour page d'accueil

IDHAE INFORMATION

OTHER IDHAE - URGENT APPEALS

OBSERVATORY FOR THE PROTECTION OF HUMAN RIGHTS DEFENDERS

Amnesty nternational – Worldwide appeals

Human Rights Watch Campaigns (HRW)

Centre pour l'indépendance des magistrats et des avocats

Digital Freedom Network

International Freedom of Expression Exchange

Humanrightsfirst Alert

Retour page d'accueil

 

CHINE

4 Mars 2005

 

Interdiction  d'exercer sa profession pendant un an

Pour

 

Retour page d'accueil

Guo Guoting,

 

l'avocat de plusieurs journalistes et cyberdissidents interdit d'exercer

 

 


Le 23 février 2005, le Département de la justice de Shanghai (Est) avait perquisitionné les bureaux de Guo Guoting. Les fonctionnaires ont saisi son ordinateur et sa licence d'avocat. Quelques jours plus tard, l'avocat a reçu un document l'avertissant d'une interdiction d'exercer toute activité juridique. Il a également été menacé d'interdiction d'exercer sa profession pendant un an. Une audience publique devrait se tenir le 4 mars à Shanghai pour confirmer cette interdiction.

 

Le 4 mars 2005, le Département de la justice de Shanghai Est a interdit à l'avocat Guo Guoting d'exercer sa profession pendant un an. Les autorités lui reprochent des "discours et des actes anti-constitutionnels". Ce dernier va faire appel de cette décision.

Reporters sans frontières est consterné par l'acharnement des autorités à l'encontre de Guo Guoting. En lui interdisant d'exercer sa profession, elles privent plusieurs journalistes et dissidents chinois actuellement emprisonnés de leur droit fondamental à être défendus. L'organisation demande au Département de la justice de Shanghai de revenir en appel sur sa décision.

 

Guo Guoting a comparu à une audience de près d'une heure accompagné de son avocat, Wei Ru-Jiu, à l'issue de laquelle la suspension de sa licence d'avocat a été annoncée. Il a été accusé d'avoir « à plusieurs reprises pris des positions et fait des déclarations allant à l'encontre des lois et de la Constitution » de la Chine populaire. Les autorités lui ont notamment montré un certain nombre d'articles publiés sur internet, dont Guo Guoting a reconnu être l'auteur.

 

Après l'audience, Guo Guoting a déclaré qu'il s'agissait d'une « sanction administrative injustifiée ». Wei Ru-Jiu a par ailleurs déclaré à Reporters sans frontières que cette sanction était « illégale. » Selon l'avocat, cette décision ferait suite à des pressions de Pékin pour l'empêcher de défendre le journaliste Shi Tao, dont le procès à Changsha pour "divulgation illégale de secrets d'Etat à l'étranger" doit se tenir à huis clos le 7 mars. Malgré tout, Guo Guoting compte se rendre, avec un collègue, au tribunal.

A propos de Shi Tao, Guo Guoting, également connu sous le nom de Thomas Guo, avait affirmé que « la loi sur les secrets d'Etat n'est pas bien définie. Par conséquent, l'interprétation et l'extension du concept des prétendus secrets sont floues. Il est donc très facile pour les autorités d'utiliser cette loi contre les journalistes qui s'expriment ouvertement ».

 

Guo Guoting, également connu sous le nom de Thomas Guo, est l'un des rares avocats chinois à accepter de défendre les journalistes et les cyberdissidents risquant de lourdes peines de prison. Il a récemment défendu le journaliste Yang Tianshui, libéré après voir passé un mois en prison à Hangzhou (Sud-Est). L'avocat a également pris en charge les dossiers du journaliste Shi Tao, dont le procès à Changsha pour « divulgation de secrets d'État à l'étranger » doit se tenir à huis clos le 7 mars, et du cyberdissident Huang Jinqiu, condamné à douze ans de prison en 2004. Récemment, Guo Guoting avait alerté l'opinion publique internationale sur les tortures infligées à Huang Jinqiu pour l'empêcher de déposer un appel devant la Cour suprême.

Guo Guoting avait notamment publié un article sur le site d’informations The Epoch Times, le 16 février dernier, dans lequel il expliquait pourquoi il défendait un adepte de la pratique du falungong, Qu Yanlai, emprisonné près de Shanghai.

 

Date: 04 March 2005

Source: Committee to Protect Journalists (CPJ)

(CPJ/IFEX)

Reporters sans frontiers.

 

page precedente haut de la page page suivante

-->