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IDHAE INFORMATION
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Mise à jour : 6 mars 2006 Maître Abdolfattah Soltani a été libéré sous caution le 5 mars 2006, après avoir passé deux cent dix-neuf jours en prison sans inculpation officielle ni procès, apparemment en relation avec des informations prétendument révélées dans une affaire d’espionnage nucléaire où il était avocat de la défense.
D’après les informations reçues de la Ligue
iranienne des Droits de l’Homme, il aurait été libéré moyennant le versement
d’une caution de 100 000 euros payé grâce un mouvement de solidarité
internationale. À sa libération, Abdolfattah Soltani aurait déclaré : « ...mon procès débutera probablement après le nouvel an iranien (le 21 mars). Le tribunal décidera si je peux avoir un avocat pour me défendre ou pas. Aucun avocat n’a reçu accès à mes dossiers au cours des sept derniers mois. Moi non plus, je n’ai pas pu lire mon dossier. » Lors de sa détention, Abdolfattah Soltani n’a eu qu’un accès limité à sa famille, et n’a pu rencontrer d’avocat pendant plus de cinq mois.
Maître Abdolfattah
Soltani, l'un des cofondateurs, avec
Shirin Ebadi, du Cercle d'avocats défenseurs des droits de l'Homme, a été
arrêté le 30 juillet, sur ordre de Saïd Mortazavi,le procureur général de
Téhéran. Maître Soltani est, entre autres,
chargé d’assurer la défense d’Akbar Ganji, un journaliste iranien condamné en
2001 à six ans de prison après un article mettant en cause plusieurs
dignitaires dans une série de meurtres d'intellectuels et d'écrivains. La première audience du procès en
appel s’est tenue devant la Cour d’appel de Téhéran le 16 mai 2005 et n’a
duré qu’une heure, au cours de laquelle ni les avocats ni la famille n’ont pu
s’exprimer. Les journalistes avaient été expulsés de la salle d’audience. La
seconde audience du procès en appel s’est tenue le 27 juillet 2005. Quelques jours seulement après la
fin du procès, Maître Abdolfattah Soltani a été arrêté le 30 juillet, sur
ordre de Saïd Mortazavi, le procureur général de Téhéran qui est à l’origine
de l’inculpation d’Akbar Ganji. Des hommes - dont on ignore l’identité mais qui pourraient
être des agents du tribunal révolutionnaire - Des agents du tribunal révolutionnaire se sont présentés le 27 juillet, chez lui avec un mandat d'arrêt et ont saisi de nombreux
dossiers ainsi que son passeport, selon ses proches. Lui n'était pas à son
domicile. Il s’est rendu dans les locaux du
barreau de Téhéran et a commencé un
sit-in pour
protester contre le mandat d’arrêt délivré à
son encontre, " manœuvres d'intimidation visant à
décourager les avocats de plaider dans des affaires politiques". Après avoir perquisitionné son domicile les hommes se sont
rendus dans les locaux du barreau de Téhéran, l’ont mis dans une voiture et
emmené vers un lieu inconnu. Abdolfattah Soltani a été détenu
au secret depuis sans inculpation, en grande partie en isolement cellulaire dans le quartier 209 (renseignement) de la prison d’Evin
, sous l'inculpation d'espionnage
nucléaire, sans avoir pu consulter d’avocat et avec des contacts très limités
avec sa famille. . En effet, selon le porte-parole de la justice iranienne,
Maître Soltani a été appréhendé dans le cadre de l'affaire des "espions
nucléaires", dont il défend les intérêts devant la justice. On lui
reproche d'avoir divulguer "à l'intérieur et à l'extérieur du pays des
informations concernant les espions nucléaires". En 2004, l'Iran avait
annoncé l'arrestation d'une dizaine de personnes accusées espionner les
activités nucléaires iraniennes pour le compte des Etats-Unis et d'Israël.
Les accusés sont désormais connus sous le nom "d'espions nucléaires".
"Je
continuerai mon action jusqu'à ce que le chef de la justice intervienne comme
il convient et mette fin aux agissements du procureur de Téhéran Saïd
Mortazavi visant à attiser la crise", déclarait M. Soltani. Me Soltani, en tant que membre de l’Association des défenseurs
des droits de l’homme, est également l'un des
avocats en charge du dossier de la photojournaliste
irano-canadienne Zahra Kazemi, arrêtée en juillet 2003 pour avoir pris des
photos de familles de prisonniers politiques rassemblées devant la funeste
prison d’Evin de Téhéran pour obtenir des informations sur leurs proches
détenus et morte pendant sa détention. Elle avait été torturée et violée en
détention, selon un ancien médecin militaire iranien qui a examiné Kazemi
dans un hôpital des gardiens de la révolution, où elle avait été transférée
après avoir perdu conscience à la prison d’Evin. Un journal avait cité des sources à Téhéran disant
que Zahra Kazemi était morte de coups sur la tête assenés par le procureur de
Téhéran Saïd Mortazavi, lui-même. Selon le journal Kayhan connu
pour ses liens étroits avec le pouvoir judiciaire, le dernier jour du procès
en appel intenté par la famille de Zahra Kazemi, Abdolfattah Soltani aurait
ouvertement laissé entendre que l’État pourrait être responsable de la mort
de Zahra Kazemi ; selon le journal, ces propos avaient appelé sur lui de
manière inévitable un «châtiment prompt et mérité». D’après les déclarations
de certains responsables judiciaires, il aurait été interpellé en lien avec
la diffusion d’informations classées secrètes, obtenues dans le cadre d’un
procès impliquant certains de ses clients accusés d’espionner le programme
nucléaire iranien. Par une résolution du 13 octobre 2005 la Parlement européen a demande aux autorités
iraniennes de libérer Akbar Ganji et
de libérer aussi l'avocat Abdolfattah Soltani. Le juge d’instruction chargé de
l’affaire de M. Soltani - qui avait exprimé récemment aux avocats son
intention de préconiser une mise en liberté provisoire – a été remplacé par un autre juge qui a décidé le
3 décembre 2005 qu’Abdolfattah Soltani devrait rester en détention pour une
période de trois mois supplémentaires.
La décision de remplacer le juge
d’instruction a été prise par le procureur de Téhéran, M. Saïd
Mortazavi qui avait délivré le mandat d’arrêt contre M. Soltani le 27 juillet
2005 (voir infra). Le maintien en détention, apparemment sans inculpation,
d'Abdolfattah Soltani obéissait à des motifs politiques ; il vise à lui faire
interdire l’exercice de sa profession, tout en servant d’avertissement aux
autres défenseurs des droits humains tentés par des poursuites dans des
affaires d’impunité ou la défense de dossiers politiques. Informations
générales : Actions
demandées : Merci
d'écrire aux autorités iraniennes, afin de leur demander de : -
Garantir
en toutes circonstances l'intégrité physique et psychologique de Me
Abdolfattah Soltani -
Procéder
à la libération immédiate et inconditionnelle de Me Abdolfattah Soltani et
garantir qu’il aura droit à un procès juste et équitable ; -
Se conformer
aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l'Homme,
adoptée par l'Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1998,
notamment à son article 1 selon lequel " chacun a le droit,
individuellement ou en association avec d'autres, de promouvoir la protection
et la réalisation des droits de l'Homme et des libertés fondamentales aux
niveaux national et international " et ses articles 9.3'a) et 12.2 -
Assurer
en toutes circonstances le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales conformément aux standards internationaux des droits de l'Homme et des principaux
instruments internationaux relatifs aux droits de l'Homme ratifiés par
l'Iran. APPELS
À
Guide
spirituel de la République islamique d'Iran : Responsable
du pouvoir judiciaire : Ministre
des Affaires Etrangères : His Excellency Kamal Kharrazi, Ministry of Foreign Affairs, Sheikh Abdolmajid Keshk-e Mesri Av, Tehran, Islamic Republic of Iran, Fax: + 98 21 390 1999 (number may be
unreliable; please mark “care of the Human Rights Department, Foreign
Ministry”), Courriers
électroniques : matbuat@mfa.gov Formule
d'appel : Your
Excellency, / Excellence, |
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