Please also write to the embassies of Nepal in your respective country.
Kindly inform us of any action undertaken quoting the code of this
appeal in your reply.
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INDEX: ASA 31/048/2004 23 February
2004
NÉPAL
DISPARITION DE DEUX AVOCATS
Bal Krishna Devkota
et Dhananjay
Khanal
ACTION URGENTE
DOCUMENT PUBLIC
ASA 31/048/2004
AU 78/04
ÉFAI
Londres, le 23 février 2004
Amnesty International est
préoccupée par la sécurité de deux avocats, Bal Krishna Devkota et Dhananjay
Khanal, qui auraient été arrêtés chez eux le 21 février, vers 23 heures. Leurs
proches n'ont pas été informés de leur lieu de détention. Trois individus en
civil prétendant faire partie des forces de sécurité se seraient présentés chez
Bal Krishna Devkota, dans le quartier n°2 de Sitapaila (district de Katmandou).
Ils ont demandé à voir sa carte d'identité et ont procédé à une perquisition.
Les représentants des forces de l'ordre ont ensuite emmené l'avocat pour
l'interroger. L'épouse de Bal Krishna Devkota affirme qu'elle a cherché à le
joindre sur son téléphone portable le lendemain et qu'elle s'est vu répondre
par un inconnu que son mari dormait. Le matin suivant, elle a de nouveau
composé le numéro du portable de son époux, mais il était éteint. À peu près au
moment de l'arrestation de Bal Krishna Devkota, douze hommes en civil auraient
encerclé la maison de Dhananjay Khanal, située dans le quartier n°2 de Sanepa
(district de Lalitpur). Quatre ont pénétré à l'intérieur et ont déclaré
appartenir aux forces de sécurité. Selon des témoins, ils ont passé les
menottes aux poignets de Dhananjay Khanal et lui ont couvert la tête d'un
capuchon avant de l'emmener. Il semble que ces deux avocats aient été
appréhendés pour avoir défendu des personnes arrêtées au titre de la Loi
relative à la prévention et à la répression des activités terroristes et
déstabilisatrices. Des organisations népalaises de défense des droits humains
ont signalé leur interpellation à la Commission nationale des droits humains.
INFORMATIONS GÉNÉRALES
Amnesty International est
préoccupée par la détérioration de la situation des droits humains au Népal
depuis que le Parti communiste népalais (PCN) maoïste a déclaré une «guerre
populaire», en février 1996. Le nombre d'atteintes aux droits humains
imputables aux forces de sécurité ainsi qu'au PCN maoïste a considérablement
augmenté après que l'armée eut été déployée et l'état d'urgence déclaré, entre
novembre 2001 et août 2002. De nombreuses personnes ont été arrêtées en vertu
de la Loi relative à la prévention et à la répression des activités terroristes
et déstabilisatrices, adoptée en 2002 ; ce texte permet aux forces de sécurité
de procéder à des arrestations sans mandat et de maintenir des suspects en
garde à vue pendant des périodes pouvant aller jusqu'à quatre-vingt-dix jours.
De très nombreuses personnes auraient été retenues illégalement par l'armée
pendant des semaines, voire des mois, sans qu'on les ait autorisées à consulter
un avocat ou un médecin ni à entrer en contact avec leurs proches. En 2002, le
Népal a enregistré plus de «disparitions» que tout autre pays au monde. Par
ailleurs, selon les informations recueillies, un grand nombre de personnes ont
été enlevées par le PCN maoïste. Le 29 janvier 2003, le gouvernement népalais
et le PCN maoïste ont déclaré un cessez-le-feu. Trois cycles de pourparlers de
paix ont eu lieu en avril, mai et août entre les deux parties. Le 27 août, le
PCN maoïste a annoncé qu'il désavouait l'accord de cessez-le-feu. Depuis lors,
les affrontements ont repris entre le gouvernement népalais et ce groupe armé
dans tout le pays, et Amnesty International a été informée que les deux parties
s'étaient rendues coupables d'atteintes aux droits humains. On a notamment
observé une augmentation du nombre de «disparitions» et d'enlèvements
imputables respectivement aux forces de sécurité et au PCN maoïste.
ACTION RECOMMANDÉE : dans les
appels que vous ferez parvenir le plus vite possible aux destinataires
mentionnés ci-après (en anglais ou dans votre propre langue) :
– dites-vous préoccupé par la
sécurité de Bal Krishna Devkota et Dhananjay Khanal, qui auraient été arrêtés
le 21 février dernier, vers 23 heures ;
– engagez les autorités à
veiller à ce que ces hommes soient traités avec humanité pendant leur détention,
et, notamment, à ce qu'ils ne soient pas soumis à la torture ni à d'autres
formes de mauvais traitements ;
– exhortez les autorités à
révéler le lieu où ils se trouvent et à leur permettre sans délai d'entrer en
contact avec leurs proches, de s'entretenir avec des avocats et de bénéficier
de tous les soins médicaux dont ils pourraient avoir besoin ;
– demandez instamment qu'ils
soient libérés immédiatement et sans condition, à moins qu'ils ne soient
inculpés d'une infraction prévue par la loi.
APPELS À
Remarque : Il est possible que
les télécopieurs soient éteints en dehors des heures de bureau ; il faut
ajouter cinq heures et demie à l'heure GMT pour obtenir l'heure locale.
Chef d'état-major de l'armée
népalaise :
General Pyar Jung Thapa
Chief of army staff (COAS)
Army Headquarters
Kathmandu
Népal
Télégrammes :
Commander-in-Chief, Army Headquarters, Kathmandu, Népal
Fax : +977 1 4 242 168
Formule d'appel : Dear
Commander-in-Chief, / Mon Général, (si c'est un homme qui écrit) ou Général,
(si c'est une femme qui écrit) Responsable de la cellule des droits humains de
l'armée :
Colonel Nilendra Prasad Aryal
Head of Army Human Rights Cell
Army Headquarters
Singha Durbar
Kathmandu, Népal
Télégrammes : Colonel NP Aryal, Army Headquarters, Singha Durbar,
Kathmandu, Népal
Fax : +977 1 4 226 292 / 229 451
(Si quelqu'un décroche, dites «fax, please» et renvoyez votre fax).
Formule d'appel : Dear Colonel,
/ Mon Colonel, (si c'est un homme qui écrit) ou Colonel, (si c'est une femme
qui écrit)
COPIES À
Premier ministre :
Prime Minister Surya Bahadur Thapa
Office of the Prime Minister
Singha Durbar
Kathmandu
Népal
Fax : +977 1 4 227 286
Formule d'appel : Dear Prime
Minister, / Monsieur le Premier ministre,
ainsi qu'aux représentants
diplomatiques du Népal dans votre pays.
PRIÈRE D'INTERVENIR
IMMÉDIATEMENT.
APRÈS LE 5 AVRIL 2004, VÉRIFIEZ
AUPRÈS DE VOTRE SECTION S'IL FAUT ENCORE INTERVENIR. MERCI
AI INDEX: ASA 31/048/2004 23 Février 2004