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IDHAE L'
bservatoire Mondial des Droits de la Défense et des
violations des droits des avocats
soutient –
supports
Observatoire – Day of the
Endangered Lawyer - 24 January 2018
PORTAITS*
Khaled Ali
Avocat anticorruption
et porte-voix du monde ouvrier, l’ancien (et peut être futur) candidat à la
présidence, arrêté puis condamné pour "atteinte à la morale publique"
pour empêcher sa candidature.
Célèbre figure de l’opposition
égyptienne, Khaled Ali, 45 ans, avocat des droits de l'homme, ancien candidat à
la présidence égyptienne en 2012, a été arrêté pour '"atteinte à la morale
publique" dans un contexte de répression accrue contre l'opposition à
l’approche de l'élection présidentielle de 2018. Une plainte a été déposée
contre Khaled Ali, par un confrère pro-gouvernemental, Samir Sabry, après la publication dans la presse d'une photo sur
laquelle il ferait un "geste de la main obscène" devant un tribunal a
déclenché l’affaire. Khaled Ali a nié l’authenticité de cette prétendue photo.
Khaled Ali a été le
principal avocat, avec Malek Adly, à saisir la justtice contre le gouvernement qui avait restitué deux
îles de la mer Rouge à l'Arabie saoudite. Il avait obtenu de la justice qu'elle
annule l’accord de restitution signé avec l'Arabie saoudite, contre lequel de
nombreux Égyptiens avaient manifesté.
Selon le plaignant,
il aurait au lieu de faire le V de la victoire pour célébrer son succès, levé
seulement son majeur à la sortie d’une audience de la juridiction
administrative, qui avait, en janvier 2017, statué en sa faveur et invalidé la
décision controversée du gouvernement égyptien de céder les iles à l’Arabie
Saoudite. Le geste allégué a été qualifié d’« obscène » et considéré comme
désobligeant envers les à l’endroit des autorités égyptiennes. Khaled Ali a été
arrêté le 23 mai 2017, mais il a été libéré le lendemain, dans l’attente du
procès moyennant une caution de 1 000 livres
égyptiennes. Le parti de Khaled Ali a dénoncé une mesure d'intimidation visant
à discréditer l'avocat et décourager toute opposition politique.
Khaled Ali a comparu
devant le tribunal, les 29 mai, 24 juillet et 18 septembre. Le 25 septembre
2017, il a été condamné en première instance par le tribunal correctionnel de
Gizeh, au Caire, à trois mois d’emprisonnement pour « atteinte à la décence
publique ». Il a fait appel de la décision. La décision doit être rendue le 7
mars 2018. Khaled Ali a annoncé son intention de se présenter lors des élections
présidentielles, fixées au 26 mars 2018. Si le jugement est confirmé en appel,
il ne pourra pas se présenter contre le président sortant, Abdel Fattah al-Sissi.
Le procès de Khaled
Ali a été entaché d’irrégularités : le tribunal a rendu sa décision sans écouter
la plaidoirie des avocats de la défense et à sans les autoriser à un
contre-interrogatoire des témoins de l’accusation au sujet des images vidéos
présentées comme élément à charge, qu’ils estiment créées de toutes pièces.
Célèbre avocat
anticorruption et porte-voix du monde ouvrier, Khaled Ali, est l'ancien chef du
Centre égyptien pour les droits économiques et sociaux (ECESR) et le
cofondateur du Front de défense des manifestants d’Égypte. Il est connu pour
avoir obtenu l’établissement d’un salaire minimum pour les travailleurs et
avoir fait annuler par la justice la privatisation de deux grandes entreprises
publiques. En tant que membre d'un petit parti de gauche, "Pain et
Liberté", il a été candidat à la présidentielle de 2012 face à Mohamed Morsi, qui allait devenir le premier chef d'État librement
élu de l'histoire de l'Égypte après le soulèvement contre Hosni Moubarak
l'année précédente..
Khaled Ali, a former presidential candidate and prominent human rights
lawyer who is widely viewed as President Abdelfattah al-Sissi’s
top contender for the 2018 presidential elections, was detained on May 23, 2017
in a lawsuit that prominent lawyer Samir Sabry filed
against him for a photograph of Ali making an inappropriate gesture on the day
of the verdict of a court announcing that the two islands were Egyptian of the
case known as “Red Sea islands” case. The General Prosecution released Khaled
Ali with a bail of EGP 1,000, on May 24.
On 25 Sep 2017, a Giza misdemeanor court sentenced Khaled Ali to three
months in prison for offending public decency, Ali has appealed, denying the
charges which he says are politically motivated.
The trial in Khaled Ali’s case was also riddled with flaws; the court
issued its decision without hearing the defence lawyers’final pleadings or allowing them to cross-examine
witnesses for the prosecution about disputed video evidence submitted against
Khaled Ali, which his defense lawyers argued was fabricated.
If the guilty verdict is upheld he will not be allowed to run in the 2018
presidential elections, even if he is not jailed, according to Egypt's
Presidential Elections Law.
(*Texte extrait du Supplément
spécial 2018 de « Ces Avocats
persécutés dans le monde »
consacré à la « Journée de l’avocat en Danger »).