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IDHAE INFORMATION

 

L'avocat cabindais  Francisco Luemba, éminent avocat et ancien membre de Mpalabanda (association civique cabindaise),   la seule organisation des droits de l'homme à Cabinda, interdite en 2006 par le gouvernement, a été arrêté le 17 janvier à 5 heures du matin à son domicile, quelques jours après l'attaque meurtrière du Front de libération de l’enclave de Cabinda (FLEC). Il a été inculpé de crimes contre l'État, en lien avec la publication en 2008 d'un livre   O problema de Cabinda exposto e assumido à luz da verdade e da justiça  qui, selon les autorités, incite à la violence et à la rébellion.

Des rebelles séparatistes ont mitraillé le 8 janvier le convoi togolais qui venait d'entrer au Cabinda pour participer à la Coupe d'Afrique des nations (CAN-2010), faisant deux morts dans la délégation. Depuis, les autorités ont assuré avoir arrêté deux personnes liées à la fusillade. Mais elles ont par la même occasion arrêté, entre  les 13, 16 et 17 janvier 2010 dans l'enclave angolaise du Cabinda, des défenseurs des droits de l'Homme, membres de la  société civile.  Francisco Luemba, a été arrêté dans la même période que l'ancien prêtre Raul Tati, ancien vicaire général du Cabinda, arrêté le 16 janvier en fin de journée, et accusé de crimes contre l’État à la suite de la publication en 2008 d’un livre sur le Cabinda,  Belchior Lanso Tati, universitaire et membre de l’ex-organisation de défense des droits de l’Homme Mpalabanda (interdite d’activités en 2006), a été arrêté le 13 janvier, et soupçonné de crimes contre l’État, de  même que l'universitaire Belchior Lanso, de l'ex-policier Pedro Fuca et  l'employé de la compagnie pétrolière Chevron Jose Zefarino Pauti.

Tous ces défenseurs des droits de l'Homme arrêtés, sont connus pour avoir exprimé des opinions critiques à l’encontre du gouvernement angolais à propos de la gestion du conflit au Cabinda et  ont défendu des personnes ayant été arbitrairement arrêtées, torturées et victimes de procès injustes, ne peuvent en aucun cas faire l’objet d’emprisonnement arbitraire. Mais rien n’indique que ces personnes auraient un lien avec l’attaque de la sélection togolaise. Ils  n'ont pas de lien direct avec le FLEC. Mais il ont pris position pour le dialogue avec FLEC, afin de mettre fin aux troubles.

Le gouvernement angolais semble vouloir utiliser cet événement pour justifier des mesures sévères à l'encontre des intellectuels et des défenseurs des droits de l'Homme les plus éminents au Cabinda, qui expriment des opinions critiques à l’encontre du gouvernement à propos de la gestion du Cabinda et de son conflit.

La province du Cabinda, enclavée entre les deux Congos, est secouée depuis 35 ans par des troubles séparatistes. Un accord de paix a été signé en 2006 avec une partie des indépendantistes, mais des rebelles continuent de mener des attaques sporadiques. La fusillade contre le bus togolais a été revendiquée par deux mouvements distincts, héritiers de l'historique Front de libération de l'enclave du Cabinda.  Au Cabinda, dès que quelqu'un critique le gouvernement, il est étiqueté comme membre du FLEC.

 

Après avoir signé cette lettre, il vous suffit de la renvoyer à l'adresse indiquée

 

 

ADRESSES: 

 

• Écrivez au Président de la République d’Angola
[Par courrier : affranchir à 0,85 euros - Fax : 00.244.222.370.366 ou 00.244.222.693.274 ou 00.244.222.693.069]
S.E.M José Eduardo DOS SANTOS
Presidente da Republica
Cidade Alta
Largo do Palacio – Palacio Presidencial
Gabinete do Presidente da Republica
ANGOLA
• Adressez une copie de votre lettre à l’Ambassade d’Angola
[19 avenue Foch - 75116 Paris, Fax : 01.45.00.33.71]

 Modèle de lettre : 

[Votre nom ici ]

Monsieur le Président,

Le  tiens à vous exprimer ma très vive préoccupation quant à  arrestation  arbitraire de mon confrère, Francisco Luemba,  le 17 janvier 2010, et d'autres  défenseurs des droits de l'Homme - Belchior Lanso Tati,  Raul Tati, Pedro Fuca et   Zefarino Pauti   - dans l'enclave angolaise de Cabinda, quelques jours après l'attaque meurtrière du Front de libération de l’enclave de Cabinda (FLEC) contre le bus de l'équipe de football du Togo, acte que je condamne également.

Ces défenseurs, qui expriment des opinions critiques à l’encontre du gouvernement angolais à propos de la gestion du conflit au Cabinda et qui ont défendu des personnes ayant été arbitrairement arrêtées, torturées et victimes de procès injustes, ne peuvent en aucun cas faire l’objet d’emprisonnement arbitraire. Ils  n'ont pas de lien direct avec le FLEC.

Conformément aux traités internationaux et régionaux relatifs aux droits de l’Homme auxquels l’Angola est partie, notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, je vous demande de libérer immédiatement Messieurs Francisco Luemba,  Belchior Lanso Tati, Padre Raul Tati et Pedro Fuca et   Zefarino Pauti   , à moins qu’ils ne soient inculpés d’une infraction dûment reconnue par la loi.

Je vous demande en outre de garantir leur sécurité physique et psychologique et de veiller à ce qu’ils ne soient pas soumis à des actes de torture ni à d’autres mauvais traitements.

Je vous demande enfin de les autoriser à recevoir la visite de leurs proches, de leurs avocats, et à bénéficier de tous les soins médicaux dont ils pourraient avoir besoin.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération.

 

[Signature ]

 

 

 

MERCI D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT.

 

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