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IDHAE  Globebservatoire Mondial des Droits de la Défense et des violations des droits des avocats

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ACTION URGENTE AVOCAT

 

CUBA

BONNE NOUVELLE !

 

  Rolando Jiménez Posada

 

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prochainement libéré.

 

Corriente Agramontista

   

   

 

Depuis des années, l’IDHAE luttait. Il menait la campagne « Libérez Rolando Jimenez Posada » s’unissant ainsi à toutes les voies autorisées pour demander sa libération (voir IDHAE :  100 avocats assassinés, emprisonnés, persécutés dans le monde 2010).

 

Au mois d'aout dernier l'IDHAE appelait encore une fois le gouvernement cubain à libérer immédiatement Rolando Jimenez Posada et la totalité des prisonniers d'opinion détenus dans le pays.

 

Voir : http://www.idhae.org/observatoire-fr-page4.1.amsud.cub14.htm

 

Dans les prochains jours, Rolando Jiménez POSADA sera libéré et a accepté d’être extradé vers l’Espagne. Il retrouvera ainsi la liberté d’avoir été arrêté depuis 2003.

 

L'Eglise catholique de Cuba vient enfin d'annoncer ce 10 octobre  que trois prisonniers politiques accusés de crimes contre la sûreté de l'Etat, ont accepté d'être libérés et transférés en Espagne. Serían los primeros tres, en este ciclo de liberaciones, que no forman parte de los 75 disidentes arrestados durante la Primavera Negra del 2003. Il s'agit des  trois premiers libérés qui ne font pas partie des 75 dissidents arrêtés lors du printemps noir de 2003.

 

Una nota de prensa divulgada por el Arzobispado de La Habana indica que Ciro Pérez, Arturo Suárez Ramos y Rolando Jiménez Posada serán los próximos en ser desterrados a España. Une note de presse publiée par l'archidiocèse de La Havane indique que Rolando Jiménez Posada (ainsi que  Ciro Pérez, et Arturo Suárez Ramos)  seront les prochains à être exilés en Espagne.

Il est certes douloureux de se réjouir d'une liberté qui à pour prix un exil forcé mais nous voulions être parmi les premiers à vous annoncer cette nouvelle.

 

En ocasiones anteriores, la Iglesia fue anunciando las liberaciones de los presos de conciencia del Grupo de los 75, reconocidos por Amnistía Internacional y que desarrollaron una actividad pacífica. Dans le passé, l'Eglise avait annoncé la libération des prisonniers d'opinion du Groupe des 75, reconnu par Amnesty International et a développé une activité pacifique.

    Rolando Jiménez Posada, né en 1969, directeur du Centro Democrático Pinero de Derechos Humanos (Centre démocratique Pinero des droits de l'homme) créé en juillet 2002, sur l’Île de la Jeunesse (anciennement Île des Pins), relève de la définition du combattant pacifique, parce que son crime est un outrage.   Il été arrêté en avril 2003 pour avoir apposé des graffitis anti-castristes sur certains murs de la capitale.

 

Rolando Jimenez Posada a été condamné, le 6 avril 2007, à 12 ans de prison par un tribunal de La Havane lors d'un procès "secret", accusé notamment d'"insolence" envers le président Fidel Castro. Selon une délibération du parlement européen du 16 mai 2007, le tribunal ne lui aurait pas permis d'assurer sa propre défense, ce dernier ayant été jugé en son absence.

 

Sa candidature au Prix Ludovic Trarieux 2010 avait été présentée par le Corriente Agramontista.

 

 

RAPPEL : Le 10 décembre 2001, alors qu’ils participaient à un rassemblement pacifique organisé pour célébrer l’anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, Rolando Jiménez Posada et plusieurs autres personnes ont été roués de coups ; ils ont ensuite été poussés dans des voitures de police et abandonnés dans un endroit reculé de l’Île de la Jeunesse.

 

Le 12 juin 2002, après avoir participé à une marche pacifique pour la libération de prisonniers politiques, il a été détenu pendant quelque temps et menacé d’emprisonnement s’il continuait à mener des activités d’opposition. Le 31 juillet 2002, il aurait été menacé à son domicile de Nueva Gerona, capitale de l’Île de la Jeunesse, après qu’il eut distribué des exemplaires de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Le 25 août 2002, il a de nouveau été menacé chez lui par des agents du Département de la sécurité d’État : ces derniers l’ont averti qu’il serait incarcéré s’il poursuivait ses activités publiques de soutien aux prisonniers politiques.

 

Enfin, il a été arrêté le 25 avril 2003 pour avoir tagué «A bas Fidel Castro !» et d'autres slogans du même genre. Après la perquisition de son domicile par des agents du Département de la sécurité d’État et par des policiers, des documents imprimés, en particulier un livre contenant des adresses de groupes anticastristes en exil auraient été saisis. Il a été accusé de « propagande ennemie », d’« outrage » et d’« espionnage ». Cependant, pendant quatre ans il n'a pas été jugé.

A la prison d'El Guayabo, Roland Jiménez Pozada fait l'objet de sanctions répétées notamment parce qu'il refuse de vêtir la tenue des prisonniers de droit commun. Le 31 décembre 2007, il a été physiquement agressé dans la prison de El Guayabo par quelques prisonniers de droit commun qui l'ont frappé avec un bâton au point de lui faire perdre la vision d'un œil.

 

Selon sa mère, Miriam Pozada, son fils l'a informée par voie téléphonique, qu'il est sur le point de perdre la vision d'un œil à la suite de la sauvage agression qu'il a subie aux mains de quelques prisonniers de droit commun qui l'ont frappé avec un bâton tandis qu'il était enduré.

 

Les employés pénitentiaires ont pris la décision radicale de mettre Roland Jiménez Pozada au secret dans une cellule de punition, prétendument "pour le protéger contre d'autres attaques". Sa mère a souligné que "Le condamné de droit commun responsable de ces lésions se promène impunément dans l'enceinte de cette prison" et elle rend responsable la Sûreté de l'État et le Gouvernement cubain des atteintes à l'intégrité physique subies par son fils, puisque cette agression coïncide avec l'interview que Rolando Jiménez Posada a accordé par téléphone au journaliste Jean Charles Fonseca.

 

 Rolando Jiménez Posada, a adressé le 30 janvier 2009, une lettre ouverte à Raul Castro. En aout 2009, il a pu envoyer clandestinement une lettre où il dénonce le chantage auquel se livrent les autorités pénitentiaires. Alors qu'il est privé de visite de son fils âgé de 10 ans depuis 3 mois, le directeur de la prison a proposé de lui accorder un droit de visite s'il accepte de se revêtir de l'uniforme des détenus de droits commun.

 

Rolando Jiménez Posada a adressé le 13 avril 2010, une lettre ouverte "au gouvernant Raul Castro". Dans sa lettre ouverte, écrit notamment ;"Chaque jour, je prie Dieu de me pardonner de ne pas être capable de pardonner les délits et crimes, quz vous et votre frère avez commis contre notre peuple.
Aucune manifestation de masse qui soit, n'exprime la volonté souveraine d'un peuple, si cela ne procède pas de l'exercice de leurs droits fondamentaux. Comme vous l'avez justement dit dans votre discours le 4 avril dernier.'' L'Unanimité absolue est souvent fictive, et donc nuisible,' Il est clair que vous n'êtes pas prêt à prendre les mesures appropriées et nécessaires pour améliorer le niveau alimentaire, et la qualité de vie des habitants, si vous êtes prêt à gaspiller les ressources à la disposition du pays pour des manifestations et des actions en faveur des privilèges réservés à vous-même et à vos complices."

 

Signé : "Rolando Jimenez Pozada, prisonnier politique de la conscience. "

 

 

 

 

 

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