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IDHAE  Globebservatoire Mondial des Droits de la Défense et des violations des droits des avocats

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ACTION URGENTE AVOCAT

 

CUBA

  21 octobre 2010 :  

BONNE NOUVELLE !

 

  Rolando Jiménez Posada

 

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a été libéré et transféré en Espagne.

Il compte aller vivre à Prague.

 

   

   

 

Roland Jiménez Posada, directeur du Centro Democrático Pinero de Derechos Humanos (Centre démocratique Pinero des droits de l'homme), aujourd'hui âgé de 41 ans,  qui était accompagné de Ciro Pérez Santana des (61 ans) et de  Arturo Suárez Ramos (46 ans) "ont  été informés le 21 octobre au matin de ce qu'ils devaient se préparer à voyager le jour même et qu'ils seraient conduits vers l'aéroport à la fin de l'après-midi", a déclaré   Elizardo Sanchez, qui a dit avoir reçu l'information de la part de leur épouse.

 

Les trois prisonniers politiques cubains on été transférés  jeudi 21 octobre 2010) en Espagne,

 

Roland Jiménez Posada, qui est le seul du groupe à avoir été reconnu comme prisonnier de conscience par Amnesty International , avait été arrêté en avril 2003 pour avoir apposé des graffitis anti-castristes et condamné, le 6 avril 2007, à 12 ans de prison par un tribunal de La Havane lors d'un procès "secret", accusé notamment d'"insolence" envers le président Fidel Castro. Pérez a été condamné à 20 ans de prison en 1994 pour possession d'armes,  sortie  illégale du pays et   piraterie et  Suárez à  30 ans en 1987 pour piraterie et sortie illégale.

 

Les trois sont les premiers  détenus politiques  à être transférés en Espagne, en dehors du  groupe des 75 condamnés en 2003.  Leur "élargissement" avait été annoncé il y a dix jours par l'Église.

 

Roland Jiménez Posada ne compte pas demeurer en Espagne mais trouver à asile à Prague où  il compte " de solides amis".

 

Depuis des années, l’IDHAE luttait. Il menait la campagne « Libérez Rolando Jimenez Posada » s’unissant ainsi à toutes les voies autorisées pour demander sa libération (voir IDHAE :  100 avocats assassinés, emprisonnés, persécutés dans le monde 2010).

 

Au mois d'aout dernier l'IDHAE appelait encore une fois le gouvernement cubain à libérer immédiatement Rolando Jimenez Posada et la totalité des prisonniers d'opinion détenus dans le pays.

 

Sa candidature au Prix Ludovic Trarieux 2010 avait été présentée par le Corriente Agramontista.

 

Voir : http://www.idhae.org/observatoire-fr-page4.1.amsud.cub14.htm

 

RAPPEL : Le 10 décembre 2001, alors qu’ils participaient à un rassemblement pacifique organisé pour célébrer l’anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, Rolando Jiménez Posada et plusieurs autres personnes ont été roués de coups ; ils ont ensuite été poussés dans des voitures de police et abandonnés dans un endroit reculé de l’Île de la Jeunesse.

 

Le 12 juin 2002, après avoir participé à une marche pacifique pour la libération de prisonniers politiques, il a été détenu pendant quelque temps et menacé d’emprisonnement s’il continuait à mener des activités d’opposition. Le 31 juillet 2002, il aurait été menacé à son domicile de Nueva Gerona, capitale de l’Île de la Jeunesse, après qu’il eut distribué des exemplaires de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Le 25 août 2002, il a de nouveau été menacé chez lui par des agents du Département de la sécurité d’État : ces derniers l’ont averti qu’il serait incarcéré s’il poursuivait ses activités publiques de soutien aux prisonniers politiques.

 

Enfin, il a été arrêté le 25 avril 2003 pour avoir tagué «A bas Fidel Castro !» et d'autres slogans du même genre. Après la perquisition de son domicile par des agents du Département de la sécurité d’État et par des policiers, des documents imprimés, en particulier un livre contenant des adresses de groupes anticastristes en exil auraient été saisis. Il a été accusé de « propagande ennemie », d’« outrage » et d’« espionnage ». Cependant, pendant quatre ans il n'a pas été jugé.

A la prison d'El Guayabo, Roland Jiménez Pozada fait l'objet de sanctions répétées notamment parce qu'il refuse de vêtir la tenue des prisonniers de droit commun. Le 31 décembre 2007, il a été physiquement agressé dans la prison de El Guayabo par quelques prisonniers de droit commun qui l'ont frappé avec un bâton au point de lui faire perdre la vision d'un œil.

 

Selon sa mère, Miriam Pozada, son fils l'a informée par voie téléphonique, qu'il est sur le point de perdre la vision d'un œil à la suite de la sauvage agression qu'il a subie aux mains de quelques prisonniers de droit commun qui l'ont frappé avec un bâton tandis qu'il était enduré.

 

Les employés pénitentiaires ont pris la décision radicale de mettre Roland Jiménez Pozada au secret dans une cellule de punition, prétendument "pour le protéger contre d'autres attaques". Sa mère a souligné que "Le condamné de droit commun responsable de ces lésions se promène impunément dans l'enceinte de cette prison" et elle rend responsable la Sûreté de l'État et le Gouvernement cubain des atteintes à l'intégrité physique subies par son fils, puisque cette agression coïncide avec l'interview que Rolando Jiménez Posada a accordé par téléphone au journaliste Jean Charles Fonseca.

 

 Rolando Jiménez Posada, a adressé le 30 janvier 2009, une lettre ouverte à Raul Castro. En aout 2009, il a pu envoyer clandestinement une lettre où il dénonce le chantage auquel se livrent les autorités pénitentiaires. Alors qu'il est privé de visite de son fils âgé de 10 ans depuis 3 mois, le directeur de la prison a proposé de lui accorder un droit de visite s'il accepte de se revêtir de l'uniforme des détenus de droits commun.

 

Rolando Jiménez Posada a adressé le 13 avril 2010, une lettre ouverte "au gouvernant Raul Castro". Dans sa lettre ouverte, écrit notamment ;"Chaque jour, je prie Dieu de me pardonner de ne pas être capable de pardonner les délits et crimes, quz vous et votre frère avez commis contre notre peuple.
Aucune manifestation de masse qui soit, n'exprime la volonté souveraine d'un peuple, si cela ne procède pas de l'exercice de leurs droits fondamentaux. Comme vous l'avez justement dit dans votre discours le 4 avril dernier.'' L'Unanimité absolue est souvent fictive, et donc nuisible,' Il est clair que vous n'êtes pas prêt à prendre les mesures appropriées et nécessaires pour améliorer le niveau alimentaire, et la qualité de vie des habitants, si vous êtes prêt à gaspiller les ressources à la disposition du pays pour des manifestations et des actions en faveur des privilèges réservés à vous-même et à vos complices."

 

Signé : "Rolando Jimenez Pozada, prisonnier politique de la conscience. "

 

 

 

 

 

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