Le 21 juillet, la
voiture de Kenia Oliva Cardona,
avocate qui travaille pour le Comité des familles de détenus et
disparus du Honduras (COFADEH), a été ouverte par effraction. Des documents ainsi que son ordinateur portable
lui ont été volés.
Kenia Oliva Cardona avait laissé sa voiture garée près des
locaux du bureau du procureur à Tegucigalpa, où elle s'était rendue pour
évoquer des dossiers en cours concernant des plaintes pour des atteintes
aux droits fondamentaux pour lesquels le COFADEH avait saisi la justice.
Dans bon nombre de ces affaires, les forces de sécurité de l’État
semblent impliquées.
Lorsqu'elle est revenue à son
véhicule, Kenia Oliva Cardona a découvert qu’une fenêtre avait été
brisée pour permettre l’ouverture de la portière depuis l’intérieur et
que quelqu’un avait ouvert sa voiture par effraction. Le véhiculme avait été fouillé et un tri avait été opéré
dans les documents dont certains avaient été emportés. L’ordinateur
portable volé dans son coffre contenait des informations confidentielles
liées à son travail pour CAFADEH. En revanche, des objets de valeur tels
que l’autoradio ont été laissés.
Le 30 septembre 2009, Kenia Oliva Cardona avait
défendu 49 petits paysans et ouvriers agricoles qui avaient occupé les
locaux de l’Institut national agraire (INA) à la suite du coup d’État du
28 juin 2009 afin de protester contre le coup d’État et de protéger des
documents liés à leurs revendications foncières qui étaient conservés à
l’Institut et qu’ils craignaient de voir détruits. Lorsqu’elle a quitté
le poste de police où avait eu lieu l’audience, Kenia
Oliva Cardona a constaté que les boulons de la
roue avant gauche de sa voiture avaient été desserrés. Sa voiture était
restée garée devant le poste de police.
En avril 2010, deux policiers
et deux soldats ont été reconnus coupables du meurtre, en 2007, d’un
civil qui n’était pas armé. Cette affaire était l’une de celles sur
lesquelles Kenia Oliva Cardona
travaillait. Elle a fourni une assistance juridique aux proches de la
victime.
En novembre 2009, la
Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) a prié les
autorités du Honduras de protéger Kenia Oliva Cardona et 16 autres membres du COFADEH, ainsi que
leur proche famille. Cet ordre n’a pas été appliqué de manière efficace,
et Kenia Oliva Cardona
et les 16 autres membres du COFADEH sont toujours en danger.
AGISSEZ AU PLUS VITE !
COPIEZ LA LETTRE CI-DESSOUS ET ENVOYEZ-LA A L'ADRESSE
SUIVANTE.
LETTRE:
[Your name here]
RESERVE AUX MEMRES DE L'IDHAE
[Signature]
ADRESSES:
Président de la République :
Señor Porfirio Lobo Sosa
Presidente de la República
Casa Presidencial
Boulevard Juan Pablo Segundo
Palacio José Cecilio del
Valle
Tegucigalpa, Honduras
Fax : + 504 239 3298
Formule d’appel : Señor Presidente,/ Monsieur
le Président,
Procureur général :
Sr. Luis Alberto Rubí
Fiscal General de la República
Lomas del Guijarro, Avenida República Dominicana
Edificio Lomas Plaza II
Tegucigalpa, Honduras
Fax : + 504 221 5667
Formule d’appel : Señor Fiscal General, / Monsieur le Procureur général,
Copies à :
ONG :
Comité de Familiares de Detenidos
Desaparecidos de Honduras (COFADEH)
Barrio La Plazuela, Avenida Cervantes, Casa No.
1301
Apartado Postal 1243
Tegucigalpa, Honduras
Fax :+504 220 5280 (Si une personne décroche,
dites : « tono de fax, por
favor »)
Merci adresser des copies aux
représentants diplomatiques du Honduras dans votre pays
MERCI D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT