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Parvez Aslam Choudhry a reçu le 2 février 2010, un appel lors duquel un interlocuteur
anonyme lui a annoncé qu'il ferait exploser son bureau et sa maison. La
veille, Parvez Aslam Choudhry a été victime de menaces et d'intimidation
proférés par la foule qui assistait à la dernière audience de l'affaire
Qamar David, un chrétien qu’il défend pour blasphème. Les meneurs ont
scandé à son intention «qu'ils feraient leur devoir religieux en tuant
les blasphémateurs et ceux qui les soutiennent ».
Durant
tout le procès Parvez Aslam Choudhry a du subir des
menaces et des attaques à l'intérieur et à l’extérieur de la Cour lors de manifestations de musulmans. Plusieurs
fois, mob faire pression sur le juge de condamner Qamar Après
Le
25 février 2010, Qamar David a été condamné la prison à vie en vertu de
lois sur le blasphème, ainsi qu’à une amende d’un total de RS101, 000 (US
$ 1174) .
Selon
le verdict, une carte SIM a été trouvée en possession du condamné et les
données fournies par le fournisseur ont indiqué que les messages ont été envoyés
depuis la carte SIM saisie.
A l'annonce
de l'arrêt, un groupe de musulmans a entamé des slogans à l'extérieur et
l'intérieur de la cour en faveur du juge et de l'islam et contre Qamar
David. Plus tard, les manifestants se sont rendus sur la route principale et ont
défilé pour célébrer leur victoire.
Parvez
Aslam Choudhry est président de Legal Aid for Destitute and Settlement (LADS),
une ONG qui fournit une assistance juridique bénévole notamment aux
chrétiens poursuivis pour blasphème. Depuis 2003, sa sécurité est menacée
en permanence en raison de son travail contre les lois discriminatoires
au Pakistan, en particulier les textes relatifs au blasphème. Ces menaces
sont les dernières d'une série d'avertissements contre Parvez Aslam
Choudhry. Ce dernier ne cesse de
demander une protection pour sa vie parce que ce sont non seulement les
avocats mais aussi les familles des avocats qui vivent sous des menaces
de mort en raison de leurs interventions dans les affaires de blasphème. (Voir :
Biographie)
Voir aussi :
http://www.idhae.org/fr-page4.1.asia.pak13.htm
Mini-Biographie
: Parvez Aslam Choudhry est président de Legal Aid for Destitute and
Settlement (LADS), une organisation non gouvernementale (ONG) qui fournit
une assistance juridique aux détenus issus de milieux défavorisés et
œuvre contre les lois discriminatoires au Pakistan, en particulier les
textes relatifs au blasphème.
Sa sécurité est menacée en permanence en raison de
son travail contre les lois sur le blasphème. Ainsi, en 2003, il a été
agressé alors qu’il travaillait sur une affaire de blasphème. Il a déposé
une plainte auprès de la police, mais selon lui, celle-ci est restée
passive.
Il est l’avocat des chrétiens poursuivis pour
blasphème et notamment de Younis Masih, un jeune chrétien de 35 ans,
inculpé de blasphème, qui encourt la peine capitale. Younis Masih est
accusé d’avoir formulé des remarques désobligeantes à l’égard du Prophète
Mahomet lors d’une cérémonie religieuse organisée dans une maison située
près de la sienne, le 9 septembre 2005. Il a démenti ces accusations ;
selon son épouse, dont les propos ont été rapportés dans un journal
local, Younis Masih a été agressé après s’être rendu dans la maison en
question, vers minuit, pour demander à ses occupants de chanter moins
fort, étant donné qu’il venait de perdre son neveu et qu’il était en
deuil. Selon les informations relayées par la presse locale, le
lendemain, des musulmans du voisinage ont mis à sac un certain nombre de
maisons de chrétiens et, d’après des témoins, la police ne serait pas
intervenue.
Après l’ouverture du procès de Younis Masih, Parvez
Aslam Choudhry ne cesse de recevoir des menaces. On lui aurait déclaré
que s’il continuait de défendre Younis Masih, sa vie serait en danger. Le
26 janvier 2006, alors qu’il se rendait à la prison pour voir son client,
une camionnette a percuté son véhicule, lui provoquant des blessures
légères. Certains des hommes qui se trouvaient dans la camionnette en
sont sortis et ont commencé à l’agresser, alors qu’il était assis dans sa
voiture. Ils sont cependant retournés dans leur véhicule à l’approche
d’amis de Parvez Aslam Choudhry. En février et en juillet 2006, Parvez
Aslam Choudhry a été menacé d'une arme par des hommes de confession
musulmane, qui l'auraient averti qu'il mettrait sa vie en danger en
continuant de travailler sur des affaires de blasphème.
Le
11 mai 2006, Parvez Aslam Choudhry a été victime d'une tentative
d'assassinat. Des agresseurs non identifiés ont délibérément percuté sa
voiture avec un véhicule de livraison, qui a été propulsée hors de la
route et a effectué une chute d'une douzaine de mètres dans un ravin.
L'un des passagers, l'avocat Rana Javed Rafiq, a été tué sur le coup.
Parvez Aslam Choudhry et son confrère Ijaz Victor ont été hospitalisés
plusieurs jours. En février et en juillet 2006, Parvez Aslam Choudhry a été
menacé d'une arme par des hommes de confession musulmane, qui l'auraient
averti qu'il mettrait sa vie en danger en continuant de travailler sur
des affaires de blasphème. Des membres de sa famille ont également été la
cible de menaces lors du procès de Younis Masih. Le 30 mai 2006, Younis
Masih été condamné à la peine capitale pour blasphème par le tribunal de
grande instance de Lahore. Il a fait appel. Au cours de son procès devant
le tribunal de grande instance, Younis Masih a témoigné, pour des raisons
de sécurité, par l'intermédiaire d'un dispositif vidéo, une technologie
jamais utilisée auparavant dans une affaire de blasphème. Pendant les
débats, l’avocat du plaignant a menacé de tuer Parvez Aslam Choudhry.
Parvez Aslam Choudhry a par ailleurs à nouveau reçu des menaces de mort,
le 9 juin 2007, de la part d'un correspondant téléphonique anonyme qui
lui aurait annoncé que lui-même et Younis Masih allaient être tués. Le
juge a ordonné à la police du Pendjab de fournir une protection à Parvez
Aslam Choudhry en raison des menaces qu'il avait reçues, cependant,
d'après l'avocat, cette ordonnance n'a pas été appliquée. En septembre 2007, il a fait partie des
avocats victimes de la répression du général Moucharraf. Il a été arrêté à Lahore lors des manifestations.
Battu et torturé à la prison Bostal Bahawahpur alors qu'il n'était
pas encore totalement rétabli de la tentative de meurtre qu'il avait subi
l'année précédente, il a été libéré sous caution dans la nuit du 11 novembre 2007.
Poursuivi
par les extrémistes et les islamistes, Parvez Aslam Choudhry est en
danger de mort permanent. Il a reçu entre avril et novembre 2008, à de
nombreuses reprises des menaces de mort. Les appels répétaient
inlassablement que Parvez Aslam Choudhry était un blasphémateur et que
lui et sa famille étaient inscrits dans leur programme de tirs et qu'ils
ne "pourraient pas s'en tirer".Ainsi, le 6 avril 2008, il a été agressé par la foule alors
qu'il venait d'arriver au tribunal . Sa voiture a été endommagée et la foule
a menacé de le tuer. Deux jours plus tard, le 8 avril 2008, des inconnus
avaient menacé par téléphone de le
tuer, lui et sa famille parce
qu'il est un avocat chrétien et
qu'il défend un chrétien accusé de blasphème. Il a déposé une plainte
auprès de la police, mais selon lui, celle-ci est restée passive.
Enfin il a été un des participants au mouvement
dénommé "La longue marche des avocats" (de Karachi à Islamabad), commencée en
juin 2008, qui devait arriver le 16 mars 2009 devant le parlement du Pakistan
pour un "sit in" afin d'exiger le retour en fonction de juges
destitués en 2007 par le régime militaire de Pervez
Musharraf, dont l'ancien président de la Cour suprême Mohammad
Iftikhar Chaudhry. Le 11 mars 2009, la police est venue
l'arrêter à son domicile. Il n'a du sa liberté qu'au fait qu'il était
absent.
En 2003, Parvez Aslam Choudhry a reçu le
« Bishop John Joseph Award » par le Front des Minorités du
Pakistan pour son travail remarquable dans la défense les droits de
minorités malgré les risques personnels considérables qu’il encourt.
Informations générales :
Au Pakistan, les Lois relatives au blasphème, qui
sont censées protéger l’islam et les sensibilités religieuses de la
majorité musulmane, sont formulées en des termes vagues et appliquées de
manière arbitraire par la police et les autorités judiciaires, si bien
que les minorités religieuses sont la cible d’actes de harcèlement et de
persécutions. Un grand nombre de personnes accusées ou soupçonnées de
blasphème ont été agressées ou torturées. Des personnes inculpées de
blasphème détenues dans des prisons telles que Kot Lakhpat, où se trouve
Younis Masih, ont été tuées par des codétenus ou des gardiens. D’autres
simplement soupçonnées, mais n’ayant pas été arrêtées, ont été exécutées
illégalement, la police n’ayant rien fait pour les protéger.
Aux termes du Code pénal
pakistanais, toute personne ayant profané le nom du Prophète Mahomet
encourt la peine capitale. En 1991, le tribunal fédéral de la chariaâ (droit musulman), qui est
notamment chargé d’examiner les lois en vue de déterminer leur conformité
avec les injonctions de l'islam, a statué que la peine capitale, et non
la réclusion à perpétuité, devait être appliquée aux personnes reconnues
coupables de blasphème
ADRESSES:
Gen. Pervez
Musharraf Office of the President Aiwan-e-Sadr Islamabad Pakistan
Modèle de lettre :
MERCI D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT.
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