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IDHAE L’Globebservatoire Mondial des Droits de la Défense et des violations des droits des avocats

ACTION URGENTE AVOCAT
Au secours des avocats depuis 1984

 

 Avocats en péril

 

 

BAHREÏN

Novembre 2016

 

Harcèlement incessant

contre

Mohammed Al Tajer

Poursuivi pour outrage aux  institutions gouvernementales, incitation la haine religieuse et usage abusif d’un moyen  de télécommunication.

 

Mohamed al-Tajer, qui a défendu des personnalités de l'opposition et des défenseurs des droits, a déclaré à Human Rights Watch qu'un procureur avait porté trois accusations contre lui le 10 novembre 2016: outrage aux  institutions gouvernementales, incitation à la haine d'une secte religieuse et usage abusif d’un moyen  de télécommunication. Dans un message privé de WhatsApp que les procureurs ont cité à l'appui des accusations, al-Tajer aurait dit: «Il est clair qu'il y a une équipe dans la division des poursuites publiques et des cybercrimes dont le seul travail est de s'asseoir devant  des ordinateurs et d'intercepter chaque mot sur les sunnites, l'Arabie Saoudite, la haine du régime, les insultes contre le roi. »

 

Précédemment, le 23 Août 2016, Mohammed Al Tajer a été informé à l'aéroport international de Bahreïn d'une interdiction de quitter le pays délivré par le ministère public contre lui.

Le 8 juillet, il s’était vu refuser le droit de voyager à l'Arabie Saoudite, et n’a depuis pu obtenir aucune confirmation écrite ou la justification par les autorités de passeport et d'immigration.

 

 

Mohammed al-Tajer est un avocat bien connu pour avoir défendu des militants de l’opposition. Il travaille notamment à la défense des militants politiques détenus au secret depuis le début de la vague de répression actuelle.   Il a été l’un des principaux avocats de la défense au procès de 25 opposants et militants arrêtés en août et septembre 2010, qui ont été jugés entre octobre 2010 et février 2011, pour avoir comploté en vue de renverser le gouvernement par le biais du « terrorisme » et d’autres moyens. En Janvier 2011 Mohammed al-Tajer a défendu un  groupe de militants de l'opposition et il a mené un mouvement de protestation   en se retrirant du procès pour manque de respect du procès équitable, et a été suivi par 45 autres avocats, un mouvement qui a attiré l'attention sur les problèmes du système judiciaire à Bahreïn.  Les 23 accusés présents à leur procès ont été libérés le 23 février à la faveur d’une grâce octroyée par le roi.

Au cours de la protestation populaire de 2011, Mohammed al-Tajer aurait fait un discours dans lequel il s'est adressé au public sur la place de la Perle en Mars 2011 pour dénoncer l’état des droits de l’homme au  Bahreïn

En Avril 2011, après la répression des manifestants Mohammed al-Tajer a reçu davantage  de menaces, mais il a continué à exprimer ses opinions sur les médias, et il a finalement été arrêté le 15 Avril 2011 par un groupe de plus de 20 hommes masqués et armés en civil les, appartenant aux forces de sécurité qui ont fait irruption chez lui après minuit. Les policiers lui auraient ordonné de rester au rez-de-chaussée avec sa femme et ses jeunes enfants. Les officiers ont ensuite procédé à une fouille minutieuse du domicile et ont saisis des objets personnels, y compris un téléphone portable, des ordinateurs portables et des documents.

Aucun mandat d’arrêt n’a été présenté, ni à lui ni à sa famille. Aucune raison n’a été avancée concernant cette arrestation et aucune charge n’a été portée contre lui.  

Après cinq semaines de détention au secret dans un lieu inconnu, le  12 juin 2011,  Mohammed al-Tajer,  qui n’a pas eu le droit de voir un avocat lors des interrogatoires, a été traduit devant un tribunal militaire : la Cour de Sûreté Nationale, à Manama. Il est sous le coup de plusieurs chefs d’accusation, y compris incitation à la haine du système gouvernemental bahreïni, diffusion d’informations malveillantes et de propagande ; incitation publique à enlever et blesser des agents chargés de la sécurité. Le Parquet militaire avait affirmé dans ses réquisitions que  les déclarations obtenues lors des interrogatoires, sont des preuves suffisantes pour l’inculper. Mohammed al-Tajer, a démenti toutes les charges portées contre lui. Le procès avait été ajourné.

Le 7 août 2011, Mohammed al-Tajir, avait été libéré, en même temps que d’autres prisonniers politiques, y compris deux anciens membres du Parlement. Avant d’être libéré, il  a été forcé à signer un document dans lequel il s’engage à ne pas poursuivre ses activités « contre le pays », et de se rendre disponible pour être interrogé à tout moment dans le futur.

Les accusations portées contre Mohammed al-Tajer n’ont pas été abandonnées et une    audience est prévue le 26 Juin 2012.

En outre, les communications téléphoniques Al Tajer et de circulation aurait restent sous étroite surveillance par la National Security

 

 

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