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Après Mehrangiz Kar, après Shadi
Sadr, Mohammad Mostafaei n’a
eu à son tour d’autre choix que de fuir son pays. Pour un avocat, aucun
compromis n'est possible : une défense effective des droits de l'homme en
Iran conduit inéluctablement à l'exil. Il n'y a ni accommodement, ni
collaboration qui soient possibles sur place avec le régime islamique au
pouvoir à Téhéran.
Mohammad Mostafaei, avocat
iranien des droits de l’homme, était notamment l’avocat de Mohammad-Reza
Haddadi, jeune iranien condamné à mort pour un meurtre commis à 15 ans,
et Sakineh Mohammadi Ashtiani, une
femme de 43 ans condamnée à être lapidée pour une liaison extra-conjugale,
bien qu'il n'y ait pas de preuve de son implication dans le meurtre de
son mari, ainsi qu’un grand
nombre de mineurs délinquants, de prisonniers politiques et d’autres
personnes condamnées à mort par lapidation. Pour ses activités
d’avocat il avait été emprisonné à plusieurs reprises.
Mohammed
Mostafaei avait ouvertement critiqué le système judiciaire iranien. Il a
qualifié la condamnation à la lapidation de Sakineh de " fausse
déclaration de culpabilité" et d'«absolument illégale".
Mohammad
Mostafaei avait été convoqué une première fois pour interrogatoire, le 24
juillet 2010, dans les bureaux du procureur de la prison d’Evin, pendant
au moins une heure à la prison avant d’être libéré. Plus tard, cependant,
il a de nouveau été convoqué. Comme il ne se trouvait pas à son bureau,
un mandat d'amener a été délivré contre lui.Mohammad Mostafaei n'ayant
pas été davantage trouvé à son domicile par les policiers porteurs du
mandat, son épouse, Fereshteh Halimi, le frère de celle-ci, Farhad
Halimi, ainsi que son père ont été arrêtés,
sans aucun motif légal, comme otages pour le forcer à se rendre aux
autorités.
Pour échapper à
l'arrestation, Mohammad Mostafaei avait réussi à franchir le 29 juillet
2010, la frontière pour entrer en Turquie et ainsi que le confirme
l'UNHCR il y avait demandé l’asile politique. Mais il a été arrêté et a
été détenu pendant six jours. Il y a été interrogé dans le commissariat
de Kumkapi à Istanbul. En raison des relations étroites existant entre le
gouvernement turc et la République islamique, et de la; présence de
nombreux agents iraniens évoluant en Turquie, il courait le risque d’être
refoulé à tout moment en Iran. Le régime iranien – familier de ce type de méthode
afin de salir les militants des droits de l'homme par des imputations de
droit commun - a cherché par tous moyens à porter le discrédit sur lui en
prétendant avoir trouvé de faux
documents et des substances illicites dans son bureau.
Les gouvernements européens n'ont
pas hésité à faire pression sur le gouvernement turc pour qu’il soit
libéré et autorisé à être transféré dans un pays sûr.
Le 6 aout, Mohammad Mostafaei
a été libéré grâce à l’intervention de l’Union Européenne, et en
particulier la Norvège qui avait annoncé qu’elle était prête à lui
accorder la nationalité norvégienne, afin qu’il gagne un pays tiers plus
sûr.
Mohammad Mostafaei est arrivé
le 8 aout à Oslo, avec un billet offert par l'ambassade de Norvège en
Turquie. Il compte y demander l'asile politique.
Sa
femme, Fereshteh Halimi, été libéré le 7
aout 2010. Le frère de celle-ci,
Farhad Halimi, ainsi que son père avaient été libérés un peu plus tôt
dans la semaine qui précédait.
Mohammad Mostafaei, qui peut
séjourner en Norvège pour un an, a indiqué qu'il souhaitait voir sa femme
et sa fille de 17 ans le rejoindre bientôt en Norvège.
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ADRESSES:
ADRESSES :
Guide spirituel de la République
islamique d’Iran :
Ayatollah Sayed ‘Ali Khamenei
The Office of the Supreme Leader
Islamic Republic Street – End of Shahid Keshvar Doust Street,
Tehran,
République islamique d’Iran
Courriers électroniques : info_leader@leader.ir
par l’intermédiaire de son site Internet : http://www.leader.ir/langs/en/index.php?p=letter
(en anglais)
http://www.leader.ir/langs/fa/index.php?p=letter
(en persan)
Formule d’appel : Your Excellency, / Excellence,
Responsable du pouvoir
judiciaire :
Ayatollah Mahmoud Hashemi Shahroudi
Howzeh Riyasat-e Qoveh Qazaiyeh
Office of the Head of the Judiciary
Pasteur St., Vali Asr Ave., south of Serah-e Jomhouri,
Tehran 1316814737,
République islamique d’Iran
Courriers électroniques : shahroudi@dadgostary-tehran.ir
(dans le champ réservé à l’objet, veuillez écrire : « FAO Ayatollah
Shahroudi »)
Formule d’appel : Your Excellency, / Monsieur le Ministre,
Copies à :
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iraniens :
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No. 3, Zagros St.,
Argentina Sq.,
Tehran,
République islamique d’Iran
Fax : +98 21 8771340
ou +98 21 888 6425 / 26
Courriers électroniques : tamas@iranbar.org
ou mail@iranbar.org
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