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ACTION URGENTE AVOCAT

 

SYRIE

 

22 février 2010

 

Haytham al Maleh ,

78 ans,

 

 

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forcé  comparaître

en audience publique, devant un juge militaire de Damas sous de fausses accusations.

Son  état de santé est  inquiétant faute de soins.

 

 

Source et photo :

 

   

 

Haytham al Maleh , 78 ans, a été forcé  comparaître le 22 février, lors d'une audience publique, devant un juge militaire de Damas. Il est sous le coup de nouvelles accusations d’« offense au président » et de « diffamation envers une instance gouvernementale ». Ces accusations reposaient sur les renseignements fournis par un prisonnier qui n’était pas détenu pour une infraction politique.

 

Haytham al Maleh a déclaré que ces informations étaient des « mensonges et des provocations » de la part de ce détenu.

Le lendemain de l’audience, les nouvelles charges ont été abandonnées en raison d’une amnistie présidentielle pour les prisonniers condamnés pour des délits mineurs. Celles retenues contre lui lors de son inculpation le 3 novembre 2009 sont en revanche maintenues.


Des diplomates et deux avocats italiens représentant la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme, une organisation internationale non gouvernementale qui cherche à améliorer la protection des droits humains, étaient venus en tant qu'observateurs. Ils n'ont pas été autorisés à assister à l'audience.

 

Un état de santé inquiétant faute de soins.

 

D’après les personnes qui ont assisté au procès, Haytham al Maleh était si affaibli qu’il pouvait à peine parler. Il s’était évanoui au cours de la semaine précédant le procès parce qu’il n’avait pas reçu son traitement

 La femme de Haytham al Maleh, qui était présente au tribunal, n’a pas eu le droit de lui serrer la main ou de lui parler. Lorsqu’il est parti, des agents de la sécurité ont entrainé Haytham al Maleh de force alors qu’il prenait sa femme dans ses bras.

Haitham al-Maleh est actuellement incarcéré à la prison Adra à Damas.

Les conditions de détention à la prison d’Adra sont déplorables . Haytham al Maleh souffre de diabète et d’hyperthyroïdie. Ces deux pathologies nécessitent la prise régulière de médicaments adaptés, un régime et une surveillance médicale.

 

Depuis le 11 février, les autorités interdisent aux détenus de la prison d'Adra d’obtenir des médicaments d’une source autre que la pharmacie de la prison. Haytham al Maleh ne prend que les médicaments que lui fournit sa famille parce qu’il trouve que ceux de la pharmacie de la prison sont de mauvaise qualité.

Son état de santé se dégrade. Les personnes souffrant de diabète ou d'hyperthyroïdie qui ne suivent pas de traitement risquent une importante perte de poids, le coma, voire une défaillance cardiaque ou rénale. Contrairement à d’autres détenus de la prison d’Adhra, Haytham al Maleh est généralement accompagné par un gardien lorsqu’il voit le médecin de la prison.

 

RAPPEL : Haytham al Maleh , avocat de soixante-dix-huit ans a été convoqué par téléphone à la section de la Sécurité politique de Damas le 13 octobre 2009, par un agent de la Sécurité politique .  Haytham al Maleh a refusé de s’y présenter . Haytham al Maleh est l’un des avocats de Muhannad al-Hassani, lui aussi défenseur des droits de l'homme et actuellement emprisonné.

 

Voir : http://www.idhae.org/fr-page4.1.moyor.syr.14.htm

 

Le lendemain, il a été arrêté à son bureau. Bien que les autorités syriennes aient refusé de révéler où il se trouvait, certains défenseurs des droits de l'homme syriens pensent qu’il pouvait être détenu à la section de la Sécurité politique de Damas. Il  a disparu pendant  5 jours, pour ne réapparaître que le 19 Octobre 2009 lorsqu' il a été transféré dans les locaux de la police militaire à Qaboun, un autre quartier de la capitale syrienne.

 

Les autorités syriennes n’ont pas indiqué les motifs de l’arrestation de Haytham al Maleh.  Il semblerait que la disparition de M. al-Maleh soit liée à un entretien téléphonique   avec un journaliste de la chaîne de télévision Barada TV, liée à l'opposition syrienne et basée à Londres. Dans cette interview, Haytham al Maleh a parlé de l’emprisonnement d’autres défenseurs des droits humains, notamment du cas récent du prisonnier d’opinion Muhannad al Hassani, qui est détenu et poursuivi en raison de ses activités pacifiques et légitimes de défense des prisonniers politiques. Le travail de ce dernier consistait notamment à jouer le rôle d’observateur lors des procès de ces prisonniers, qui se déroulent généralement devant la Cour suprême de sûreté de l’État. Les audiences de cette instance sont loin d’être conformes aux normes internationales d’équité des procès.

 

Dans son interview, il a également indiqué que, bien que les autorités syriennes « disposent de vastes ressources sous la forme de l’armée, des services de renseignement et de la police, ainsi que d’armes et de tous les moyens d’oppression, elles se cachent derrière des lois qui n’ont aucun fondement logique, juridique ou même juste », et il a déclaré que les forces de sécurité syriennes pouvaient « commettre des crimes en toute impunité ». Il a critiqué les lois « d’exception » en vigueur depuis 1964, qui sont utilisées pour restreindre la liberté d’expression et d’association. Il a en outre évoqué la corruption au sein du gouvernement et le fossé qui se creuse sans cesse entre les riches et les pauvres en Syrie.

 

Le 20 octobre, il a comparu devant le tribunal militaire lors d'une audience préliminaire. Le procureur général militaire, qui a dressé les charges qui pèsent contre lui: « avoir insulté le président », « avoir insulté le pouvoir judiciaire », « avoir diffusé de fausses informations en Syrie, qui pourraient affaiblir le moral de la nation » et « avoir affaibli le sentiment nationaliste ». Le cas de Haitham al-Maleh a été soumis  au Groupe de travail sur la détention arbitraire (le 27 Octobre 2009) afin qu'il soit libéré ou qu'il bénéficie au moins d'un procès équitable conforme aux normes internationales des droits de l'homme.

 

Haytham al Maleh, a été inculpé le 3 novembre 2009 par un juge militaire pour « diffusion de fausses nouvelles » au sujet de la situation des droits de l'homme en Syrie. S’il est reconnu coupable, il encourt jusqu’à quinze ans d’emprisonnement.


Au cours de sa carrière de défenseur des droits de l'homme, Haithem al-Maleh a été harcelé à plusieurs reprises, accusé et emprisonné pour ses activités en Syrie où il a défendu des personnes en s'opposant souvent à des décisions prises par les autorités ou des forces de sécurité. Il a été emprisonné auparavant entre 1980 et 1987 à cause de sa profession d'avocat. En 2002, il a été traduit devant un tribunal militaire pour avoir publié un magazine au Liban, mais a été libéré plus tard suite à une décision prise par le Président de la République, Bashar al-Assad. Par la suite, sa licence d'avocat lui a été retirée en 2004, il a été plusieurs fois été interdit de voyager et de donner des conférences.

 

Copiez la lettre ci-dessous et envoyez-la à l'adresse suivante.

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