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IDHAE  Globebservatoire Mondial des Droits de la Défense et des violations des droits des avocats

 

Dans la  nuit du 30 avril au 1er mai 2010 le  cabinet de Radhia Nasraoui, présidente de l'Association tunisienne de lutte contre la torture, sis rue Oum Kalthoum à Tunis a été encore une fois cambriolé  L’ordinateur qui contient les dossiers  de ses clients, a été volé.

 

Dans un communiqué fait à Tunis le 5 mai 2010 , Radhia Nasraoui "accuse la police politique d’avoir commis ce crime et rappelle que c’est la cinquième fois que [s]on cabinet est cambriolé sous le règne de Ben Ali, l’objectif étant de [la] dissuader de défendre les victimes de la répression et de la corruption."

 

Les faits se sont déroulés au  lendemain d’un coup de fil de l’un de ses clients, exilé au Canada, qui accuse un des proches du pouvoir de l’avoir dépossédé de ses biens (bateau de pêche…). Cette affaire  devait être examinée par la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples dont la réunion était prévue pour le 8 mai courant à Tunis, avant d’être  déplacée en République de Gambie.

 

Plusieurs avocats tunisiens  et notamment Abderraouf Ayadi, Ayachi Hammami, Mohamed Abbou,  avaient été victimes par le passé de pratiques similaires. Or, il se trouve que depuis des semaines, le cabinet commun des avocats  de Me  Abderraouf Ayadi, Me  Ayachi Hammami et Me Mohamed Abbou, ainsi que celui de Me Radhia Nasraoui est littéralement et ostensiblement assiégé par des policiers ce qui n'a d'autre  but que de dissuader leurs clients de leur rendre visite.  

 

Alors que des voitures, des motos et des policiers en civil sont en permanence stationnés de façon ostensible devant le cabinet de Me Ayadi, Me Hammami et Me Abbou à Tunis, la police a également procédé à des interrogatoires de plusieurs personnes qui se sont rendues chez lesdits avocats. Ces pratiques, qui ont pour but d'empêcher ces avocats  d'exercer leur activité professionnelle en dissuadant ou  intimidant leur clientèle dans le but de parvenir à un étranglement économique ou exerçant  des pressions sur les propriétaires des locaux afin de les pousser à mettre fin unilatéralement au contrat de bail.   

 

 

 

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