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ACTION URGENTE AVOCAT

 

ÉMIRATS ARABES UNIS.

17 juillet 2012

Deux éminents avocats d’opposants politiques

  

Mohammad al Roken et Mohammad al Mansoori

arrêtés

Sur fond de répression contre les militants et blogueurs.

 

 

The head of the Darfur Bar Association, Mohamed Abdella Al-Douma was arrested, along with Mrs Rehab El-Fadel Sharif, Mrs Rashida Ansari and Mr Jibril Hamid Hassabou. Mohamed Abdullah al Roken, avocat et défenseur des droits de l’homme bien connu, membre de longue date d’Amnesty International, a été interpellé le  17 juillet à 1h30 alors qu’il était en route pour un poste de police à Doubaï afin de signaler la disparition, survenue cinq heures auparavant, de son fils Rashid Mohamed al Roken et de son gendre Abdullah al Hajeri. Il était l’un des avocats de la défense dans l’affaire très médiatisée concernant cinq militants politiques – connus sous le nom des «Cinq des Émirats » – qui ont été arrêtés, jugés et emprisonnés en 2011 pour avoir insulté publiquement de hauts représentants de l'État.

Mohamed al Mansoori, lui aussi défenseur des droits de l’homme, avocat et ancien président de l’Association des juristes des Émirats arabes unis, ainsi que 13 autres personnes ont été appréhendés depuis le 16 juillet par des membres de la Sûreté de l'État (Amn al-Dawla).

Ces arrestations ont eu lieu après que le procureur général d'Abou Dhabi a annoncé, le 15 juillet, l'ouverture d'une enquête concernant un groupe de personnes qui planifiait, selon lui, des « atteintes à la sécurité de l'État », s'opposait « à la Constitution des Émirats arabes unis et au régime en place » et entretenait des liens avec « des organisations et des programmes étrangers ».


Les membres de la Sûreté de l'État ont arrêté la plupart de ces hommes chez eux ou sur leur lieu de travail, saisissant à cette occasion leurs ordinateurs et des documents personnels.

Dans le cadre d’une autre affaire, les autorités des Émirats arabes unis ont contraint lundi 16 juillet Ahmed Abdul Khaleq, militant et blogueur de 35 ans.l’un des « Cinq des Émirats » à s’exiler en Thaïlande.  Dans ses blogs, il défend les droits de la minorité bidun (Arabes apatrides) des Émirats arabes unis, à laquelle il appartient. Mohamed al Roken avait demandé que son client ne soit pas expulsé dans les jours précédant sa propre arrestation.

Le 17 juillet, un porte-parole du Haut commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) a fait part de son inquiétude quant à la répression de plus en plus sévère ciblant les défenseurs des droits de l’homme dans les Émirats arabes unis. Il a évoqué les harcèlements, les interdictions de voyager, les licenciements soudains, les arrestations, les dénaturalisations et les expulsions auxquels recourent les autorités émiriennes afin de museler les militants.

Outre Mohammad al Mansoori, Mohammad al Roken, son fils et son gendre, les autres détenus sont Abd al Rahman al Hadidi, directeur du Centre de mémorisation du Coran, et les militants Rashid al Shamsi, Hussain al Najjar, Omran al Radhwan, Khaled al Shaiba, Ibrahim al Yassi, Mohamed al Hoosani, Isa al Sari et Khalifa al Nuaimi.  Certains d’entre eux ont des liens avec l'Association pour la réforme et l'orientation sociale (al Islah).

Ce n’est pas la première fois qu’ils sont persécutés parce qu’ils se mobilisent de manière légitime pour défendre les droits fondamentaux.  Précédemment, le 7 juin 2009 Mohammed al-Mansoori avait été arrêté à Abu-Dhabi. L'arrestation avait été menée sans mandat d'arrêt et aucune raison particulière n'avait été avancée. Suite à cette arrestation, un ordre de libération temporaire avait été donné, qui interdisait au Mohammed al-Mansoori de quitter le pays. Mohammed al-Mansoori est sous le coup d'une interdiction de voyager depuis octobre 2007 et son passeport a été confisqué en mars 2008.

En juin 2006, un mandat d'arrêt avait été décerné contre Mohamed al Mansoori, avocat militant en faveur des droits humains et président de l'Association des juristes, après qu'il eut été accusé d'avoir « insulté le représentant du ministère public ». Il venait de donner plusieurs interviews à la presse étrangère dans lesquelles il critiquait la situation des droits humains dans le pays. Mohamed al Mansoori, qui était alors à l'étranger, n'a pas été appréhendé.

 (Voir :  http://www.idhae.org/idhae-uk-page4.1.uarabu3.htm  )

 

 

AGISSEZ

ENVOYEZ UNE LETTRE

EN FAVEUR DE

MOHAMMAD AL ROKEN ET MOHAMMAD AL MANSOORI

 

LETTER:

Your Excellency,

 

I am informed that on the early morning of 17 July 2012, my colleague  Mohamed Al Roken,  a well-known human rights defender and lawyer, was arrested near his home by security forces at 1:30 am on Tuesday as he drove to a Dubai police station to report the disappearance five hours earlier of his son Rashid Mohamed al-Roken and son-in-law ‘Abdullah al-Hajeri.. His place of detention is currently unknown.

 

Mohamed Al Roken  provides legal assistance to victims of human rights abuses in the UAE, including to fellow human rights defenders. He was one of the defence lawyers in last year’s prominent case of five political activists – known as the ‘UAE 5’ – who were arrested, tried and imprisoned for defaming top UAE government officials.
The arrest and detention of Mohamed Al Roken comes hours after the deportation to Thailand of fellow human rights defender Mr Ahmad Abd Al Khaliq and in the wake of a wave of arrests of political reformists.


He is among 13 men – including fellow human rights defender, the lawyer and former head of the UAE Jurists' Association  Mohamed al-Mansoori – who have been arrested since 16 July by state security officers (Amn al-Dawla).

Besides al-Mansoori and al-Roken and his relatives, the remaining detainees include the director of the Centre for the Memorization of the Qur’an ‘Abd al-Rahman al-Hadidi, and activists Rashid al-Shamsi, Hussain al-Najjar, Omran al-Radhwan, Khaled al-Shaiba,  Ibrahim al-Yassi, Mohamed al-Hoosani, ‘Isa al-Sari and Khalifa al-Nu’aimi.

Before his arrest Mohamed Al Roken was busy advocating for those arrested and relaying the news of their arrest to the outside world. Mohamed Al Roken, a member of the International Bar Association, was chairperson of the UAE Jurists Association before it was arbitrarily dissolved by the UAE authorities in April 2011.

 

A spokesperson for the United Nations High Commissioner for Human Rights (OHCHR) expressed his concern at the accelerating crackdown on human rights defenders in the UAE. He referred to harassment, denial of travel, termination of work contracts, arrests, denaturalization and expulsion from the country as methods being used by the UAE authorities to repress activists in the UAE.

 

I wish to condemn the arrest and detention of Mohamed Al Roken and of Mohamed al-Mansoori and express my concern for his physical and psychological integrity.

 

I believe Mohammad al-Roken and Mohammad al-Mansoori to be prisoners of conscience,

 

I urge the authorities in the United Arab Emirates to:

1. Immediately and unconditionally release lawyers Mohammad al-Roken and Mohammad al-Mansoori as it is believed that their arrest and detention are solely motivated by their legitimate and peaceful human rights work;

2. Immediately disclose the whereabouts of Mohammad al-Roken and Mohammad al-Mansoori, and allow him immediate and unfettered access to lawyers and family;

3. Guarantee in all circumstances that all human rights defenders in the UAE are able to carry out their legitimate human rights activities without fear of reprisals and free of all restrictions including arbitrary arrest.

Yours sincerely

 

 

ADRESSES:

HH President Sheikh Khalifa bin Zayed al-Nahyan
Office of the President
Manhal Palace
PO Box 280
Abu-Dhabi
Emirats Arabes Unis

 

 

MERCI D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT

 

 

Copyright © 2012 by IDHAE- Observatoire Mondial des Droits de la Défense et des violations des droits des avocats.European Bar Human Rights Institute.

Reproduction Interdite.

 

 

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