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Le seul Globebservatoire Mondial des Droits de la Défense et des violations des droits des avocats

ACTION URGENTE AVOCAT

 

 

SYRIE

18 mai 2013

 

 

Il avait été arrêté à quatre reprises au cours de ces deux dernières années

 

Inquiétante disparition après enlèvement

de

Abdullah al-Khalil

 

Abdullah al-Khalil , un avocat des droits de l'homme syrien de premier plan  et chef du Conseil local du gouvernorat d'al Raqqa après sa prise de contrôle par des groupes d'opposition armés en mars 2013, aurait été emmené par des hommes armés non identifiés à la sortie de son bureau dans la ville d'al Raqqa, au nord-est du pays, le 18 mai 2013 en fin de soirée.

Selon des proches, Abdullah al Khalil et un autre homme ont été emmenés dans deux voitures, et l'on ignore ce qu'ils sont devenus depuis. Les groupes armés d'opposition locaux auraient nié toute responsabilité dans cet enlèvement.
 
Abdullah al Khalil a été arrêté à cinq reprises par les forces gouvernementales au cours de ces deux dernières années pour avoir défendu des prisonniers politiques et promu les droits humains dans le cadre de son travail d'avocat.

Le 3 février 2012 Abdulla Al Khalil a été arrêté à Al Riqqa puis détenu au secret. Il a été arrêté trois jours avant sa comparution devant le tribunal d'Al Riqqa par des agents qui appartiendraient à l'armée syrienne, pour dégradation d'un bien de l'Etat et construction illégale, en vertu du code pénal et de la loi n°59 de 2008. Il risque une peine de deux à six ans de prison. Il avait été libéré  le 28 mars 2012. Il avait fui en Turquie avec sa famille fin 2012 à la suite de nouvelles menaces, puis était revenu seul en Syrie.

Abdulla Al Khalil, membre de Detainees Defence Team (équipe de défense des détenus) à Al Riqqa, a donné des conseils juridiques gratuits et a fourni une aide financière à des douzaines de victimes d'arrestations et de détentions arbitraires depuis le début du soulèvement en mars 2011.

En Avril 2011, Abdulla Al Khalil a été menacé de mort par un responsable du Parti Baas, qui avait appelé à ce qu'on lui coupe la tête et qu'on la jette dans l'Euphrate. Le 1er mai 2011, Abdulla Al Khalil avait été arrêté par des militaires à Al Riqqa; il était resté enchaîné et les yeux bandés pendant plusieurs heures, tout en étant placé à l'isolement. Il a été détenu sans charge pendant un mois bien que la période officielle de détention ait expiré 10 jours après son arrestation.

Le 22 août 2011, il a de nouveau été arrêté au sein du palais de justice d'Al Riqqa, où il participait à un sit-in de protestation avec d'autres avocats et il a été détenu pendant une semaine. Le 15 décembre 2011, Abdulla Al Khalil et son fils Mohammed ont été arrêtés devant chez eux par un groupe de policiers, et détenus au département de la sûreté dans des cellules séparées. Son fils a été libéré le lendemain, mais Abdulla Al Khalil a été détenu pendant une semaine. Le mois dernier, sa ferme a été démolie et les autorités ont menacé de détruire sa plantation d'oliviers après qu'il a appelé à la chute de Bashar el-Assad.

Lors de la démolition de la ferme, ordonnée par le gouverneur d'Al Riqqa, des membres de la famille du défenseur ont été agressés et l'un de ses neveux a dû être hospitalisé à cause des coups reçus.

 Abdullah al-Khalil  a  été arrêté le 15 décembre 2011, en compagnie de son fils Mohammed devant chez eux par un groupe de policiers, et détenus au département de la sûreté dans des cellules séparées. Son fils a été libéré le lendemain, mais Abdallah Khalil a été placé à l'isolement le premier jour puis il a été interrogé et accusé d'avoir diffusé de fausses informations, d'avoir appelé à manifester et pris part à des manifestations. Pendant sa détention, le Gouverneur de Riqqa a tenté de le forcer à signer un document autorisant la démolition de son domicile, ce qu'il a refusé de faire.

 

Abdullah al-Khalil  s'était rendu célèbre en contestant vainement    le président Bachar al-Assad en 2007 pour sa candidature sans opposition lors d'un référendum qui lui a donné un second mandat comme président. Depuis Assad succeeded his father, the late President Hafez al-Assad, in 2000. le début du soulèvement en mars 2011, il  a donné des conseils juridiques gratuits et a fourni une aide financière à des douzaines de victimes d'arrestations et de détentions arbitraires. Il est depuis lors victime d'une campagne de harcèlement et d'intimidation orchestrée par les autorités, y compris de détentions, acharnement judiciaire et menaces de mort.

 
De nombreux avocats croupissant depuis 2011 dans les geôles syriennes. Au moins 37 avocats sont détenus aujourd'hui en Syrie. Chacun d'entre eux ont été victimes de disparition forcée et le sort leur restent inconnus.

 

1.     Mazen Salah, arrêté le 16 Juin 2011,

2.     Ahmed Saleh Bayoun, arrêté le 14 Septembre 2011,

3.     Mohamed Kheir Domani arrêté le 29 Février 2012,

4.     Nayef Fays El Rifaei arrêté le 22 Mars 2012,

5.      Abdelsallam Al Atrash arrêté le 3 Juin 2012

6.      Salam Othman arrêté le 3 Juin 2012.

7.     Samer Idris arrêté le 11 Juin 2012,

8.     Ismail Salama arrêté le 11 Juin 2012,

9.     Farag Haboul arrêté le 12 Juin 2012,

10.  Ahmed Said arrêté le 15 Juin 2012,

11.  Essam El Toqi arrêté le 15 Juin 2012,

12.  Wael Mashhouh arrêté le 3 Juillet 2012,

13.  Hussein Mashhouh arrêté le 3 Juillet 2012,

14.  Abdel Nasser Moles arrêté le 4 Juillet 2012,

15.  Nader Gabaly arrêté le 18 Juillet 2012,

16.  Ali Aswad arrêté le 15 Août 2012,

17.  Ahmed Amroush arrêté le 15 Août 2012,

18.  Amer Ezzedine arrêté le 15 Août 2012,

19.  Abdelkarim El Qadour El Hawash arrêté le 20 Août 2012,

20.  Mohamed Mokdad arrêté le 20 Septembre 2012,

21.  Mohamed Baghdadi arrêté le 20 Septembre 2012,

22.  Malek Geyoush arrêté le Septembre 29, 2012,

23.  Khalil Maatouk qui a été arrêté le 2 Octobre 2012  

24.  Mohamed Qabaqabqi arrêté le 4 Octobre 2012,

25.  Mohamed Aref arrêté le 4 Octobre 2012,

26.  Mahmoud Hamam arrêté le 4 Octobre 2012,

27.  AbdelSallam Hassan El Khodeir arrêté le 4 Octobre 2012,

28.  Belal Hegazi arrêté le 7 Octobre 2012 ,

29.  Ezzam Zahlhloul arrêté le 12 Octobre 2012,

30.  Mohamed Al Marei arrêté le 13 Octobre 2012,

31.  Mohamed Khalil arrêté le 17 Novembre 2012,

32.  Maysar Hadid arrêté le 20 Novembre 2012,

33.  Mohamed Fadl, arrêté le 20 Novembre 2012,

34.  Fahd Mousa 27 Novembre 2012,

35.  Omar Qabnes arrêté le 15 Janvier 2013,

36.  Iyad El Kordi arrêté le 10 Mars 2013,

37.  Imad El Kordi arrêté le 10 Mars, 2013.

 

 

MERCI D’INTERVENIR IMMEDIATEMENT

 

 

ATTORNEY URGENT ALERT

 

 

SYRIA

May 18th   2013

 

He had  been arrested four times during the last two years

Missing   again

after an apparent abduction

Abdallah Al Khalil

 

Abdullah al-Khalil, who became head of the local council for al-Raqqa Governorate after armed opposition groups took control in March 2013, was reportedly taken away by unidentified armed individuals as he left his office in the north-eastern city of al-Raqqa late on Saturday night.

Sources close to Abdullah al-Khalil say he and another man were taken away in two cars. Their whereabouts since is unknown. Local armed opposition groups have reportedly denied responsibility for the abduction.

Abdullah al-Khalil has been arrested by government forces five times during the last two years on account of his work as a lawyer defending political prisoners and promoting human rights. 

He had fled to Turkey with his family in late 2012 after receiving further threats, before returning to al-Raqqa without them. On 15 December 2011, Abdallah Al Khalil and his son Muhammad were arrested in front of his home by a group of security officers and detained at the criminal security department in separate cells. His son was released the following day, but Abdallah Al Khalil was held incommunicado in solitary confinement during the first day and denied access to sanitary facilities. He was interrogated during the second day of detention and charged with spreading false news and for inciting and taking part in protests. During the interrogation he was questioned about articles he posted on his Facebook page featuring torture and ill-treatment reported by his clients. While in detention the Governor of Riqqa tried to force him to sign a document authorising the demolition of his home, which he refused to do.

His clients, family and those working on his farms have also been threatened and intimidated as part of the campaign against the human rights defender. As a result he has suffered damages to his farm and incurred losses due to a drop in the number of clients seeking his legal services. Two of his nephews, one of whom manages one of Abdallah Al Khalil’s farms, are also at risk of being tried on charges of stealing water. Further court summons are pending against more of his relatives whom the authorities count as his supporters. Despite all of this he continues to work for the defence of human rights and provides legal aid to an increasing number of peaceful pro-democracy protesters.

A well-known human rights defender and lawyer in Syria, Abdallah Al Khalil, is a member of the Detainees Defence Team in Al Riqqa.  He challenged President Bashar al-Assad in 2007 for running unopposed in a referendum that gave him a second term as president. Assad succeeded his father, the late President Hafez al-Assad, in 2000. Since the uprising in the country began in March 2011, he  has provided free legal aid and financial assistance to dozens of victims of arbitrary arrest and detention. Since he began this work he has been subjected to an ongoing campaign of intimidation and harassment by the authorities, including detention, judicial harassment and death threats.

On 1 May 2011,  Abdallah  Al  Khalil was arrested on 1 may by Military Intelligence agents at the Place of Justice in his home city of Raqqa in eastern Syria, which was hit hard by a water crisis in the last six years experts say has been largely caused by mismanagement of resources and corruption.

He made the comments on Al-Jazeera Television.  He was transferred in the evening to the military intelligence department in the town of Dier Al Zourr, still shackled and blindfolded, where he was interrogated further. On the third day of his detention he was brought to Al Riqqa military police department and several hours later he was transferred to the criminal security department in Al Riqqa where he was interrogated again at length. On the fourth day he was presented before the investigating magistrate who questioned him and remanded him in custody at Al Riqqa Prison on charges of taking part in unauthorised demonstrations and inciting sectarian strife.

He was held without charge for a month on the order of the criminal security department in Damascus despite the fact that his official period of detention expired ten days after his arrest. He was held in a political security detention centre for four days where he was interrogated before being transferred to Adra Prison where he was detained for several days. He was then taken to the criminal security department in Damascus where he was held in harsh conditions in a cell invested with insects including cockroaches. He was then taken back to Al Riqqa where he was presented before a magistrate and subsequently detained at Al Riqqa criminal security detention centre before being released.

Several days after his release he was included in a presidential amnesty decreed at the time and he was handed back his mobile phone which had been confiscated after he managed to use it to reach Al Jazeera TV while in detention. In the aftermath of his release he was subjected to a smear campaign including accusations of drug and arms dealing, and receiving money from the USA and and Europe. His clients were asked not to seek his services as a lawyer.

On 22 August 2011, the human rights defender was arrested again from inside the Justice Palace building in Riqqa where he was taking part in a sit-down protest with fellow lawyers. He was detained for one week along with 21 other lawyers on charges of taking part in a demonstration.

 

Many lawyers lingering in Syrian cells. At least 37 lawyers are detained today in Syria. All of them have been victims of enforced disappearance as their whereabouts and fate remain unknown:

 

1. Mazen Salah, arrested on 16 June 2011

2. Ahmed Saleh Bayoun, arrested on 14 September 2011

3. Mohamed Kheir Domani arrested on 29 February 2012

4. Nayef El Fays Rifaei arrested on 22 March 2012

5. Abdelsallam Al Atrash arrested June 3, 2012

6. Salam Othman arrested June 3, 2012.

7. Samer Idris arrested on 11 June 2012

8. Ismail Salama arrested on 11 June 2012

9. Farag Haboul arrested on 12 June 2012

10. Ahmed Said arrested on 15 June 2012

11. Essam El Toqi arrested on 15 June 2012

12. Wael Mashhouh arrested on 3 August 2012,

13. Hussein Mashhouh arrested on 3 August 2012,

14. Abdel Nasser Moles arrested on 4 August 2012,

15. Nader Gabaly arrested on 18 August 2012,

16. Ali Aswad arrested on 15 July 2012,

17. Ahmed Amroush arrested on 15 July 2012,

18. Amer Ezzedine arrested on 15 July 2012,

19. Abdelkarim El El Qadour Hawash arrested on 20 July 2012,

20. Mohamed Mokdad arrested September 20, 2012,

21. Mohamed Baghdadi arrested September 20, 2012,

22. Malek Geyoush arrested on September 29, 2012,

23. Khalil Maatouk who was arrested Oct. 2, 2012

24. Mohamed Qabaqabqi arrested on 4 October 2012

25. Mohamed Aref arrested on 4 October 2012

26. Mahmoud Hamam arrested on 4 October 2012

27. AbdelSallam Hassan El Khdair arrested on 4 October 2012

28. Belal Hegazi arrested on 7 October 2012

29. Ezzam Zahlhloul arrested on 12 October 2012

30. Mohamed Al Marei arrested on 13 October 2012

31. Mohamed Khalil arrested on 17 November 2012

32. Maysar Hadid was arrested on 20 November 2012

33. Mohamed Fadl, arrested on 20 November 2012

34. Fahd Mousa November 27, 2012,

35. Omar Qabnes arrested on January 15, 2013,

36. Iyad El Kordi arrested March 10, 2013,

37. Imad El Kordi arrested March 10, 2013



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