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Le Prix Ludovic-Trarieux

 

 

Prix International des droits de l'homme Ludovic-Trarieux 2006

Ludovic-Trarieux International Human Rights Prize 2006

Premio Internacional de Derechos Humanos Ludovic Trarieux 2006

Internationalen Ludovic-Trarieux-Menschenrechtspreis 2006

Prêmio Internacional de Direitos Humanos Ludovic Trarieux 2006

Premio Internazionale per i Diritti Umani Ludovic Trarieux 2006

Ludovic Trarieux  Internationale Mensenrechtenprijs 2006

 

“L’hommage des avocats à un avocat ”

 

 

 

nominated2006

Le Prix Ludovic-TrarieuxParvez IMROZ

Prix International des droits de l'homme Ludovic-Trarieux 2006

 


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    Le XIème Prix International des droits de l'homme Ludovic-Trarieux, décerné par le Jury réuni dans la Salle du Conseil de l’Ordre des Avocats du Palais de Justice de Bruxelles, le 2 juin 2006, a été attribué à l’avocat indien, Parvez Imroz, 55 ans, avocat à Srinagar (la capitale du Cachemire), fondateur et président de l’Association des parents de Disparus (APDP) Association of Parents of Disappeared Persons, organisation créée en 1994, qui recherche et rassemble les parents de « disparus » au Jammu-et-Cachemire.

     

    Parvez Imroz est également le président de la Coalition de la Société Civile de l’Etat indien du Jammu-et-Cachemire (J&K Coalition of Civil Society (JKCCS) qui travaille à unir les efforts des organes de la société civile du Cachemire.

     

    Le Jury du Prix 2006 était composé ainsi que suit : Bâtonnier Bertrand Favreau, Président, Bâtonnier John Bigwood (Bruxelles), Bâtonnier Henri Ader (Paris), Bâtonnier Manuel Ducasse (Bordeaux), President Mario Lana (Rome), President Lucy Winskell (Law Society of England and Wales - London), Präsident Bernd Haüsler (Rechtsanwaltskammer Berlin), Bâtonnier Robert De Baerdemaeker (Bruxelles), Bâtonnier Georges-Albert Dal (Bruxelles), Christophe. Pettiti IDHBP (Paris), Julia Bateman (Londres), Brigitte Azema Peyret, (Bordeaux), Hélêne Szuberla, (Bordeaux), Nicole Dehry, IDHBP (Paris), Isabelle Huet, IDHBP (Paris), Marie-France Guet, IDHBP (Paris), Reginald de Beco (Bruxelles), Raymond Blet, (Bordeaux), Philippe Froin, (Bordeaux), Frédéric Krenc(Bruxelles), Thierry Bontinck (Bruxelles )

     



    Malgré plusieurs demandes depuis juillet 2006, Parvez Imroz n'a pu obtenir des autorités indiennes l'autorisation de se rendre en France pour y recevoir son Prix. En août et septembre, il n'a pu obtenir la remise de son passeport. Après avoir supplié les plus hautes autorités indiennes par lettres, faxs et e-mails, nous avons adressé une requête au Rapporteur Spécial des Nations Unies pour l'indépendance des avocats et de la justice, M. Leandro Despouy.

     

    URGENT

    To Mr. Leandro Despouy , Special Rapporteur of the Commission on Human Rights on the Independence of Judges and Lawyers of the United Nations - GENEVA

     

    Denial of a passport for Parvez Imroz, lawyer in Srinagar

     


    We, Human Rights Institutes of  the  BAR OF  BORDEAUX, of  the  BAR OF BRUSSELS and of  the BAR OF PARIS and the EUROPEAN BAR HUMAN RIGHTS INSTITUTE (IDHAE) , do protest against the fact that a great  Democracy as India prevents Mr Parvez Imroz, lawyer in Srinagar,  to come in France and receive the prestigious human rights Prize for a lawyer "Ludovic Trarieux" on October 13th.
    We think that the denial of a passport would be an unfair attack against human rights.
    We do hope that this refusal could be dropped.

    On Friday June 2nd 2006 the "LUDOVIC-TRARIEUX INTERNATIONAL HUMAN RIGHTS PRIZE » was awarded by the Jury to Mr. Parvez Imroz, a lawyer in Srinagar who heads the J&K coalition of Civil Society,  the eleventh « Ludovic-Trarieux » Prize 2006.

     The Prize created in 1984 is awarded every year to a lawyer, regardless of nationality or Bar, who, by his work, will have illustrated his activity or his suffering, the defence of human rights, of defence rights, the supremacy of law, the struggle against racism and intolerance in any form, jointly by the THE BAR OF  BORDEAUX, OF BRUSSELS and of PARIS and the EUROPEAN BAR HUMAN RIGHTS INSTITUTE ( IDHAE) , after consulting humanitarian associations and NGO.

     

    The first winner of this Prize in 1985 was Nelson Mandela, then in jail. He was prevented to come in France to receive the Prize by the apartheid government of South Africa in 1985.

    According to the rules of the award, the prize winner  must  attend the award ceremony, that will take  place in Bordeaux,

    on Friday October 13th 2006 at 17 .30 p.m.

    in the National School of the Magistracy in France

     

    At this moment, we  respectuously ask to Special Rapporteur of the Commission on Human Rights on the Independence of Judges and Lawyers to get the authorization from Indian authorities that Mr Imroz could received from the Indian authorities  a passport to come in France and receive the Prize in next October.

     

    Background :  Previously, on May 17 2006: Amnesty International has approached the special representative of the UN secretary general on the denial of passport to the human rights activist Parvez Imroz, who heads the J&K coalition of Civil Society.

    In a statement Imroz, who is also the patron of the association of parents of disappeared persons, said he had applied for the renewal of passport in 2004 to the passport authorities in the state. Since thereafter the authorities have neither formally denied him the passport nor given reasons for its non- issuance.

    The human rights activist's no objection certificate (NOC) is lying with the CID/ CIK since March 14, 2005 with the result he was unable to attend the important international human rights conferences

    Imroz believes that being human rights activist the state is unlikely to issue him the passport which contravenes the Indian constitution and international treaties like ICCPR (section 12 guarantees Right to Travel outside the country) to which government of India is signatory. Denial of travel documents deprive him the right to have unhindered access with the international NGOs and human rights organizations, which is also violation of the UN declaration on human rights defenders.

    Several previous Amnesty documents have reported threats and other difficulties experienced by Imroz because of his human rights. In 2002 Amnesty issued a report persecuted for challenging injustice: human rights defenders in India documenting their concerns about the treatment of human rights activists. The organization has asked the government of India on many occasions to support the work of human rights defenders and fulfill their obligations under international law, such as the right to travel outside the country and the principals enshrined in the UN Declaration of Human Rights Defenders so that they can carry out their work without any hindrance.

     

    Biographie : Parvez Imroz, avocat à Srinagar (la capitale du Cachemire), défend la cause des Droits de l’Homme depuis la fin des années 80. Diplômé en Sciences à Srinagar en 1972, il a ensuite a obtenu son degré LLB au Collège de droit de l’Université Musulmane Aligarh en 1975. Il est le fondateur et le président de la Coalition de la Société Civile de l’Etat indien du Jammu-et-Cachemire (J&K Coalition of Civil Society (JKCCS) qui travaille à unir les efforts des organes de la société civile du Cachemire. Cette action s’accomplit dans un contexte de lutte armée croissante, d’utilisation courante de la torture ainsi que tout moyen de harcèlement, d’impunité garantie par une législation spéciale et de protestations régulières à Srinagar et dans les autres zones urbaines.

     

    Las d’enregistrer toutes sortes de plaintes, les enlèvements, les disparitions, les viols, les intimidations, les séjours arbitraires dans la prison centrale, il décide de créer, en 1994, l’Association des parents de "Disparus" (APDP Association of Parents of Disappeared Persons). Cette organisation recherche et rassemble les parents de « disparus », organise des conférences de presse, mène campagne pour que la vérité soit connue et que les responsables soient traduits en justice. C’est une des rares organisations apolitiques au Jammu-et-Cachemire. Elle travaille avec très peu de ressources et ne peut espérer obtenir aucune aide de l’étranger. En dénonçant publiquement les disparitions, les cent vingt-cinq membres envoient un message fort aux autres victimes et leurs familles mais courent d’énormes risques. Parvez Imroz estime à plusieurs milliers le nombre des disparus depuis 1989, notamment au cours de garde à vue.

     

    Parvez Imroz a perdu, en sept ans, quatre confrères disparus aux mains des forces de la sécurité. Le 12 avril 1995, des inconnus supposés membres d’un groupe d’opposition armée tentent de l’abattre. Deux hommes munis d’armes automatiques lui ont fait signe de s’arrêter. Imroz a accéléré, et au moment où il les dépassait, il a été touché dans la partie supérieure gauche du dos. Il a perdu le contrôle de sa voiture et s’est arrêté devant une mosquée. Quelqu'un est sorti de la mosquée et conduisit Imroz à l'hôpital SMHS. Des fragments de balles d’AK-56 ont été retrouvés dans le haut du dos d’Imroz, et son poumon gauche a été touché. Six jours plus tard, Imroz a été transféré dans un hôpital à Delhi où il est resté quinze jours. Quand il revint à Srinagar, plusieurs militants du Hezb-ul Mujahedin s’excusèrent d’avoir tiré sur lui, assurant qu’il y avait eu erreur sur la personne.

     

    Un an plus tard, le 8 mars 1996, alors qu’Imroz venait de prendre le thé avec un autre avocat près la Cour, grand spécialiste des droits humains, Jalil Andrabi, ce dernier et sa femme ont été arrêtées par une unité des 35 Rashtriya Rifles (35RR), une force paramilitaire Indienne. Le 27 mars 1996, la dépouille de Jalil Andrabi a été retrouvée dans les eaux du Jhelum

     

    Le 18 juillet 2001, Parvez Imroz a réalisé son rêve : il a posé la première pierre d’un monument à la mémoire des victimes « disparues » du Cachemire. Mais dans la nuit qui a suivi, le futur monument a été rasé par la police indienne.

     

    En 2002, Parvez Imroz persiste et crée la Public Human Rights Commission of Jammu and Kashmir (PCHR), qui documente les violations dans l’Etat.

     

    Parvez Imroz a été reçu en avril 2002 par le Groupe des Nations Unies chargé des Disparitions Forcées et Involontaires. En avril 2003, les promesses du nouveau gouvernement de protéger les Droits de l’Homme et de poursuivre les personnes responsables d’exactions antérieures n’étant pas tenues, les membres de l’APDP ont mené une grève de la faim pour tenter de maintenir la pression.

     

    Le 20 mars 2004, l’APDP a organisé une manifestation pacifique à Srinagar devant le bureau des Nations Unies dans le but de soumettre au Groupe d’observateurs militaires des Nations unies un mémorandum demandant au Groupe de travail des Nations unies sur les disparitions forcées ou involontaires de prendre en compte les cas de « disparition » dans cet État et de punir les responsables. Mais la police utilisera la force pour la disperser, tirant sur les femmes sans défense dans le cortège. Parvez Imroz a été blessé puis ensuite arrêté en même temps que 10 femmes de disparus. Ils ont été inculpés en application de l’article 323 du nouveau Code pénal pour rassemblement illégal et coups et blessures qu’ils auraient portés aux policiers. Ils ont été libérés sous caution après sept heures de garde à vue.

     

    Plus récemment, le 30 avril, 2005, Parvez Imroz a révélé qu’il avait reçu des menaces de mort d'un homme non identifié qu’il a appelé un « tireur appointé par le gouvernement », lequel est venu chez lui dans le secteur de Kralpora et que l'armée Indienne et le gouvernement du Jammu-et-Cachemire conspiraient pour le faire tuer.

     

     

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