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Adalberto Rojas,
avocat et président de la section de
Santa Cruz de la Sierra (dans le département de Santa Cruz) de l'Asamblea
Permanente por los Derechos Humanos (APDH, Assemblée permanente de défense
des droits humains), une organisation non gouvernementale (ONG) bolivienne, a
été la cible de menaces et de manœuvres d'intimidation. Amnesty International
craint que sa vie et celle d'autres personnes travaillant pour cette
association ne soient en danger.
Depuis 2003, Adalberto Rojas et d'autres membres de l'APDH sont menacés et
harcelés en raison de leurs activités, pourtant légitimes, de défense des
droits fondamentaux des paysans, des indigènes et des autres membres de la
communauté de Santa Cruz de la Sierra qui subissent des discriminations. Ces
derniers mois, les menaces se sont multipliées, alors que différents groupes
du département de Santa Cruz luttent pour obtenir le pouvoir, sur fond de
revendications d'autonomie régionale. Adalberto Rojas et d'autres membres de
l'APDH ont été accusés de nuire au développement de Santa Cruz de la Sierra.
Le 21 janvier 2007, plusieurs membres du Comité Cívico Pro Santa Cruz (Comité
civique pour Santa Cruz), un comité élu favorable à l'autonomie régionale,
sont entrés dans les locaux de l'APDH, menaçant son personnel et affirmant
qu'ils reviendraient avec des armes pour tirer sur le bâtiment de l'ONG.
D'après certaines sources, le 7 décembre 2006, un groupe constitué d'environ
huit personnes, qui se sont présentées comme des membres de l'Union Juvenil
Cruceñista (Union des jeunes de Santa Cruz), a proféré des insultes à
caractère raciste à l'encontre d'Adalberto Rojas et de quatre autres membres
de l'APDH, dans une rue de Santa Cruz de la Sierra située à proximité de
leurs bureaux. L'Union des jeunes entretient des liens avec le Comité civique
pour Santa Cruz. Un membre de ce groupe s'est approché d'Adalberto Rojas et
l'a poussé en criant : «On sait à quelle heure tu commences et tu finis
[ta journée de travail], on va te tuer, tu ne passeras pas la nuit, fils
de pute !», avant de le rouer de coups de pied. Adalberto Rojas a signalé ces faits à la police et demandé que
des policiers soient postés devant l'entrée des locaux de l'APDH. Sa requête
a été satisfaite et plusieurs membres de l'association ont élu domicile dans
leurs bureaux, de peur que leur sécurité ne soit menacée s'ils rentraient
chez eux, mais les autorités ont suspendu la présence des policiers le 7
janvier, faisant valoir des motifs financiers. Adalberto Rojas a été
contraint de quitter sa maison, par crainte pour sa sécurité et celle de sa
famille.
ACTION RECOMMANDÉE : dans les appels
que vous ferez parvenir le plus vite possible aux destinataires mentionnés
ci-après (en espagnol ou dans votre propre langue) :
- dites-vous inquiet pour la sécurité d'Adalberto Rojas et des autres
membres de l'APDH présents à Santa Cruz de la Sierra, qui ont été menacés à
maintes reprises, et attaqués le 7 décembre 2006 par un groupe de personnes
se présentant comme des membres de l'Union Juvenil Cruceñista ;
- exhortez les autorités à prendre sans délai des mesures efficaces pour
protéger Adalberto Rojas et les autres membres de l'APDH, conformément à
leurs souhaits, afin de leur permettre de mener leurs activités légitimes de
défense des droits humains sans crainte d'être victimes d'attaques ou de
manœuvres de harcèlement ;
- demandez aux autorités d'ouvrir une enquête exhaustive et impartiale sur
l'attaque et les menaces dont Adalberto Rojas et d'autres membres de l'APDH
ont été victimes, d'en rendre les conclusions publiques et de déférer à la
justice les responsables présumés ;
- rappelez aux autorités leur obligation de reconnaître la légitimité des
activités des défenseurs des droits humains et leur droit de mener celles-ci
sans restriction ni crainte de représailles, conformément à la Déclaration
des Nations unies sur le droit et la responsabilité des individus, groupes et
organes de la société de promouvoir et protéger les droits de l'homme et les
libertés fondamentales universellement reconnus.
APPELS À
Président de la République :
Excmo Sr. Presidente de la Republica de Bolivia
Sr. Evo Morales
Palacio de Gobierno, plaza Murillo, La Paz, Bolivie
Fax : +5912 220 3303
Courriers électroniques :
webmaster@presidencia.gov.bo
Formule d'appel :
Sr. Presidente, / Monsieur le Président
de la République,
Ministre de la Justice et des Droits de l'homme
Ministra de Justicia y Derechos Humanos
Sra. Celima Torrico
Ministerio de Justicia, Piso 5
Av. 16 de Julio No. 1769 (al lado del Gran Hotel Plaza)
La Paz, Bolivie
Fax : +5912 212 4726
Formule d'appel :
Sra. Ministra, / Madame la Ministre,
Préfet du département de Santa Cruz :
Sr. Prefecto del Departamento de Santa Cruz
Sr. Rubén Costas Aguilera
Av. Omar Chavez Ortiz, esq. Ana Barba.
Edificio ex CORDECRUZ
Santa Cruz, Bolivie
Fax : + 591 3 312 5928
Formule d'appel :
Sr. Prefecto, / Monsieur le Préfet,
COPIES À
Organisation non gouvernementale (ONG) :
Asamblea Permanente de Derechos Humanos de Santa Cruz
Sr. Adalberto Rojas
Presidente APDH – Santa Cruz
Av. Santa Cruz Nº 2515
2do. Anillo Esq Virgen de la Cotoca. Edif. Caritas
Santa Cruz, Bolivie
Courriers électroniques :
apdh_sc@latinmail.com
OU apdh_sc@cotas.com.bo
ainsi qu'aux représentants diplomatiques de la Bolivie dans votre pays.
MERCI D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT.
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