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IDHAE INFORMATION
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Maynor Roberto Berganza Bethancourt, un avocat spécialisé dans la
défense des droits humains, a été la cible d'une série de menaces de mort
vraisemblablement destinées à le dissuader d'exercer son activité. Amnesty
International est inquiète pour sa sécurité. Le 24 août, à 10h30, un homme dont on ignore l'identité s'est
présenté au bureau de Maynor Roberto Berganza Bethancourt en demandant à le
voir. Lorsqu'il lui a demandé l'objet de sa visite, l'homme lui a montré une
carte de membre du Comité Central de Acción (Comité central d'action).
Interrogé ensuite sur le lieu où siégeait cette organisation, il aurait
répondu : «La résidence présidentielle», puis quitté la pièce immédiatement. Le même jour, Maynor Roberto Berganza Bethancourt a reçu deux
appels téléphoniques anonymes. On l'a d'abord contacté sur son téléphone
portable, en lui disant : «Si vous n'aimez pas votre famille, il y a ici deux
personnes avec moi qui demandent qu'on la tue.» Le second appel a été
effectué sur sa ligne professionnelle. Un homme, qui n'a pas été identifié, a
demandé à parler à Maynor Roberto Berganza Bethancourt et lorsque sa
secrétaire a répondu que ce dernier était occupé, l'homme a simplement
déclaré : «Nous avons un message pour lui», avant de raccrocher. Le 22 août, à 19h36, Maynor Roberto Berganza Bethancourt a reçu
l'appel d'un homme lui demandant un rendez-vous. Pensant qu'il s'agissait
d'un client, l'avocat lui a proposé de venir le rencontrer à son bureau. Son
interlocuteur aurait paru troublé et lorsque Maynor Roberto Berganza
Bethancourt lui a demandé où il se trouvait, il aurait répondu : «Je vais
être franc avec vous. Je suis membre du syndicat du crime et nous avons été
engagés pour vous tuer.» L'homme a ensuite raccroché, mais a rappelé quelques
minutes plus tard, en ajoutant : «Nous allons te descendre, tout comme nous
avons descendu le gouverneur. Maintenant, nous allons venir te chercher où tu
es, car nous te faisons surveiller.» Le 12 août, Maynor Roberto Berganza
Bethancourt avait reçu un message sur son téléphone portable, provenant d'un
numéro qu'il ne connaissait pas ; il disait simplement : «vide». Maynor Roberto Berganza Bethancourt défend depuis longtemps les
droits humains. Ancien dirigeant étudiant, il avait «disparu» en 1989, à
l'instar de plusieurs de ses camarades, dont certains ont été exécutés. Le 22
août 2006, il a été invité à faire une déclaration publique pour dénoncer ces
événements au rapporteur spécial des Nations unies sur les exécutions
extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires. Il a récemment travaillé sur deux
grandes affaires, dont la sauvegarde du site archéologique de Tulam Tzu et la
défense de Dominga Vásquez, une responsable indigène, contre qui le
gouverneur de Sololá avait déposé plainte (voir l'AU 80/05, AMR 34/016/2005
du 5 avril 2005). Ce dernier et son garde du corps ont été tués le 26 mai
2006 par des hommes puissamment armés, lors d'un attentat que le ministre de
l'Intérieur a attribué au crime organisé. ACTION
RECOMMANDÉE : dans les appels que vous ferez parvenir le plus vite possible
aux destinataires mentionnés ci-après (en espagnol ou dans votre propre
langue) : - dites-vous inquiet pour la sécurité de Maynor Roberto Berganza
Bethancourt ; - exhortez les autorités à ordonner l'ouverture d'une enquête
exhaustive et impartiale sur les menaces de mort dont il a été la cible, à
traduire en justice les responsables présumés et à prendre les mesures
nécessaires pour assurer sa sécurité ; -
rappelez aux autorités qu'en vertu de la Déclaration sur
le droit et la responsabilité des individus, groupes et organes de la société
de promouvoir et protéger les droits de l'homme et les libertés fondamentales
universellement reconnus, les défenseurs des droits humains sont en droit de
poursuivre leurs activités sans restriction ni crainte de représailles. -
APPELS À Procureur général : Fiscal General de la República y Jefe del Ministerio Público Licenciado Juan Luis Florido, 8a. Avenida 10-67, Zona 1, Antiguo Edificio del Banco de los
Trabajadores, Ciudad de Guatemala, Guatémala Fax : + 502 2251 2218 Formule d'appel : Estimado Fiscal General, / Monsieur le Procureur général, Ministre de l'Intérieur : Carlos Vielman 6a.Avenida 4-64, zona 4, nivel 3. Ciudad de Guatemala, GUATEMALA Fax : +502 2362 0237 Formule d'appel : Estimado Ministro, / Monsieur le Ministre, Président : Presidente de la República de Guatemala Licenciado Oscar Berger Perdomo Casa Presidencial, 6 a. Avenida, 4-18 zona 1. Ciudad de
Guatemala, GUATEMALA Fax : +502 2239 0090 Formule d'appel : Excelentísimo Sr. Presidente, / Monsieur le Président, COPIES À Procureur des droits humains : Procurador de los Derechos Humanos Dr. Sergio Fernando Morales Alvarado Procuraduría de los Derechos Humanos (PDH) 12 Avenida 12-72, zona 1, Ciudad de Guatemala, Guatémala Fax : +502 2424 1714 Organisations de défense des droits humains : Unidad de Protección de Defensoras y Defensores de Derechos
Humanos Movimiento Nacional De Derechos Humanos 1 Avenida 0-11, Zona 2 Colonia Lo de Bran Ciudad de Guatemala, Guatémala Fax : + 502 2232 2651 (Si une personne décroche, dites : «tono de
fax, por favor») ainsi qu'aux représentants diplomatiques du Guatémala dans votre
pays. MERCI D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT. DOCUMENT PUBLIC AMR 34/031/2006 AU 236/06 |
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