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IDHAE INFORMATION
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Francisco Soto, Angélica
González, Otto Navarro et Jennifer Echeverría constituent l'équipe
d'avocats du Centro para la Acción Legal en Derechos Humanos (CALDH, Centre pour la poursuite en justice des
responsables de violations des droits fondamentaux), une organisation de
défense des droits humains. Elles fournissent une aide juridique aux
personnes en quête de justice pour leurs proches tués dans des massacres
perpétrés lors de la guerre civile. Ces juristes ont été la cible d'un certain
nombre d'agressions ces derniers jours et ont reçu un message assimilable à
des menaces de mort. Amnesty International craint que leurs vies ne soient
gravement menacées. Le 5 février à 16 heures, Angélica González a trouvé un message
imprimé collé sur le pare-brise de sa voiture : «Foue
nous la paix avec ces histoires de protection protège-toi toi-même toi qui ne
comprends rien après tant d'avertissements dis à Pancho [Francisco] de faire
attention à lui, à ses enfants et à sa femme qui sont toujours seuls on les
voit tout le temps et vous avogangsters [sic] de
merde [référence explicite à l'équipe Justice et Réconciliation du CALDH,
dont ces quatre personnes font partie] qui n'en ont qu'après l'argent
cherchez un autre travail sinon un de ces jours on vous emmènera déjeuner et
comme d'habitude ce sera pour nous, ‘mettez-vous bien ça dans le crâne fils
de putes'» Sa voiture était garée devant le bureau de la Comisión
Presidencial de Derechos Humanos (Commission présidentielle sur les droits
humains), où elle avait participé à une réunion. Le 2 février, à midi, l'un de ses collègues a été agressé par
deux hommes tandis qu'il descendait de sa voiture, devant chez lui, à Guatémala. Ils l'auraient forcé, à la menace d'une arme,
à se coucher sur le plancher de son véhicule, à l'arrière. L'un des hommes le
tenait tandis que l'autre conduisait. Ils ont roulé pendant une vingtaine de
minutes avant de l'abandonner à Colonia Primero de
Julio, dans la banlieue ouest de Guatémala. Sa
compagnie d'assurance a réussi à localiser la voiture au centre-ville,
quelques heures plus tard, grâce à une recherche par satellite. Tous ses
effets personnels, dont son chéquier et son ordinateur portable, s'y
trouvaient, ce qui signifie clairement que le vol ne constituait pas le mobile
de cette agression. Le même jour, à 13 heures, Otto Navarro, membre de l'équipe
Justice et Réconciliation, a retrouvé son véhicule avec un pneu tailladé
pendant qu'il était stationné devant un magasin de photocopies, dans un
parking surveillé par des agents de sécurité. INFORMATIONS
GÉNÉRALES Le Centro para la Acción Legal en Derechos Humanos (CALDH, Centre pour la poursuite en justice des
responsables de violations des droits fondamentaux) œuvre activement à faire
la lumière sur les violations des droits humains commises pendant la guerre
civile qui a déchiré le Guatémala (1960-1996) et
travaille également sur des questions actuelles relatives aux droits
fondamentaux. En 2004, il a porté l'affaire du massacre de Plan de Sánchez (perpétré par les forces gouvernementales en
1982) devant la Cour interaméricaine des droits de l'homme et a obtenu un
arrêt contre l'État guatémaltèque, qui a été contraint à présenter des
excuses aux survivants et à leur verser des dédommagements. Depuis octobre
2006, cette organisation intervient dans des procédures juridiques lancées
contre d'anciens officiers militaires, dont le général José Efraín Ríos Montt, ancien chef
de l'État, dont l'arrestation et l'extradition ont été requises par l'Espagne
au nom du principe de compétence universelle s'agissant des crimes contre
l'humanité, et en raison des ressortissants espagnols tués pendant la guerre
civile. Les défenseurs des droits humains voient leur sécurité de plus en
plus menacée depuis 2006. Les manœuvres de harcèlement et les menaces se sont
multipliées à leur encontre. Des organisations locales de défense des droits
humains ont signalé 14 meurtres de défenseurs en 2006 et 278 attaques, soit
une nette dégradation de la situation par rapport à l'année précédente, lors
de laquelle on a déploré trois homicides et 214 agressions. L'une des organisations partenaires du CALDH a indiqué que
certains de ses membres avaient été surveillés, menacés de mort et harcelés à
huit reprises entre le 13 septembre 2006 et le 23 janvier 2007. Elle a
dénoncé ces faits aux autorités guatémaltèques ainsi qu'à la Commission
interaméricaine des droits de l'homme, qui a ordonné au gouvernement de
fournir une protection à ses membres le 20 octobre 2005. Les bureaux de cette
organisation sont aujourd'hui protégés. Un certain nombre de groupes armés clandestins illégaux opèrent
au Guatémala. Ces formations ont des ramifications
aussi bien dans le monde des affaires que parmi certaines entreprises de
sécurité, les délinquants de droit commun ou les gangs. Des militaires (en
service actif ou à la retraite) seraient également en cause. Étant donné
qu'ils ont infiltré la police et d'autres services des forces de sécurité,
leurs membres contrôlent certaines activités illégales lucratives, comme le
trafic de drogue, et échappent à toutes poursuites. Il a été prouvé que ces
groupes avaient menacé et tué des défenseurs des droits humains. ACTION RECOMMANDÉE : dans les appels que vous ferez parvenir le
plus vite possible aux destinataires mentionnés ci-après (en espagnol ou dans
votre propre langue) : - déclarez-vous préoccupé par la sécurité de Francisco Soto,
Angélica González, Otto Navarro, Jennifer Echeverría
et des autres membres du personnel du Centro para la Acción
Legal en Derechos Humanos (CALDH), qui ont fait l'objet de menaces de mort
le 5 février ; - appelez les autorités à mener sans délai des investigations
approfondies sur ces menaces, à en rendre publics les résultats et à traduire
les responsables présumés en justice ; - rappelez aux autorités qu'en vertu de la Déclaration sur le
droit et la responsabilité des individus, groupes et organes de la société de
promouvoir et protéger les droits de l'homme et les libertés fondamentales
universellement reconnus, les défenseurs des droits humains sont en droit de
poursuivre leurs activités sans restriction ni crainte de représailles. APPELS À Procureur général et chef du ministère public : Lic. Juan Luis Florido Fiscal General de la República y Jefe del Ministerio
Público Edificio Ministerio Público 15 Avenida 15-16, Zona 1, Barrio Gerona, 8vo. Nivel,
Ciudad de Guatemala, Guatémala Fax : + 502 2411 9124 + 502 2411 9326 Formule d'appel : Estimado Sr. Fiscal
General, / Monsieur le Procureur général, Ministre de l'Intérieur : Ing. Carlos
Roberto Vielmann Montes Ministro de Gobernación 6a. Avenida, 13-71 Zona 1. Ciudad de Guatemala, Guatémala Fax : +502 2413 8658 Formule d'appel : Estimado Sr. Ministro, / Monsieur le Ministre, COPIES À Centre pour la poursuite en justice des responsables de
violations des droits fondamentaux : Centro para la Acción Legal en Derechos Humanos (CALDH) 6a. Avenida 1-71 Zona 1, Ciudad de
Guatemala, Guatémala Fax : +502 2230 3470 ainsi qu'aux représentants diplomatiques du Guatémala
dans votre pays. MERCI D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT. DOCUMENT PUBLIC Index AI : AMR
34/005/2007 AU 32/07 ÉFAI 8 février 2007 |
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