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IDHAE INFORMATION
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L'avocat Dionisio Díaz García, 44 ans, que l'on appelait "l'avocat
des pauvres " parce qu'il travaillait pour l'organisation de défense des
droits humains Asociación para una Sociedad más Justa (ASJ, Association pour
une société plus juste), a été tué le 4 décembre 2006 à Tegucigalpa, la
capitale du Honduras. Dionisio Díaz García et la
directrice de projet de l'ASJ, Dina Meza, ont signalé qu'à plusieurs reprises
depuis le 29 août, ils avaient été suivis ou surveillés par des individus à
bord de voitures dépourvues de plaque d'immatriculation, alors qu'ils se
trouvaient près du bureau de l'ASJ. Le 25 août, l'ASJ aurait reçu plusieurs
menaces téléphoniques. L'un des appels émanait d'un homme qui a dit : «Vous
ne savez pas à qui vous avez affaire.» Dionisio Díaz García travaillait
pour l'ASJ, une organisation chrétienne œuvrant à la promotion des droits
économiques, sociaux et culturels. Il avait défendu plusieurs employés de
sociétés de sécurité dans des affaires de violations du droit du travail
comprenant notamment des licenciements présumés abusifs. Le 4 décembre vers
10 heures, alors qu'il arrivait en voiture à la Cour suprême, où il devait
préparer une audience, il a été abattu par le passager d'une moto. Dans la
soirée du 27 novembre, l'un des collègues de Dionisio Díaz García avait reçu
un message texte rédigé an anglais dans lequel le correspondant anonyme indiquait
: «Dionisio García est peut-être en danger ! Prenez garde !» Dans la matinée du 7 décembre, le
président de l'ASJ, Carlos Hernández, a reçu un message texte rédigé en
anglais et disant : «Tu es le prochain, car c'est toi le président.» D'autres
membres de l'organisation ont eux aussi été la cible de menaces et de
manœuvres d'intimidation ces derniers mois. L'ASJ fabrique un magazine en
ligne dans lequel elle publie le compte rendu de son travail d'enquête sur
les pratiques injustes des entreprises. Les lecteurs peuvent envoyer leurs
réactions. La publication d'articles sur certaines sociétés de sécurité a
suscité des réponses comportant des menaces. Un message mis en ligne le 31
octobre indiquait notamment que «la justice a fini par trouver sa propre
voie, qui croise celle des membres de l'ASJ. Ceux-ci savent qu'ils devront
payer pour les mauvaises actions dont ils sont responsables.» La même
semaine, Robert Marín García, un militant de l'ASJ, était averti par
quelqu'un que sa maison et les déplacements des membres de sa famille étaient
surveillés. «Nous t'avons bien à l'œil», disait l'avertissement. Le 27 septembre, l'ASJ et
d'autres organisations non gouvernementales honduriennes ont informé le
président Zelaya des menaces et des actes de harcèlement dirigés contre les
membres de l'association. Le lendemain, les faits ont été signalés au
procureur général. En octobre et en novembre, c'est le Bureau du procureur
spécial chargé des droits humains et la Commission nationale des droits
humains qui ont été saisis. Malgré ces démarches, les autorités n'ont
apparemment rien fait pour protéger les membres de l'ASJ. INFORMATIONS GÉNÉRALES Créée en 1998, l'ASJ œuvre en
faveur de la justice sociale et est financée notamment par plusieurs
organisations internationales chrétiennes. En 2004, elle a commencé à
enquêter sur les violations du droit du travail commises par des sociétés de
sécurité privées. Les défenseurs honduriens des
droits humains sont fréquemment la cible d'attaques, de menaces et d'actes
d'intimidation en raison de leurs activités légitimes. Le gouvernement tarde
parfois à donner suite aux demandes de protection émises par Commission
interaméricaine des droits de l'homme en faveur de certains défenseurs des
droits humains menacés. Il y a plus de 100 sociétés de
sécurité privées au Honduras. Certaines – et notamment plusieurs de celles
mises en cause par l'ASJ pour des violations présumées du droit du travail –
travailleraient pour le gouvernement hondurien. ACTION RECOMMANDÉE :
dans les appels que vous ferez parvenir le plus vite possible aux
destinataires mentionnés ci-après (en espagnol ou dans votre propre langue) : - demandez aux autorités de
mettre en place immédiatement des mesures de protection en faveur de tous les
membres de l'ASJ et de leurs proches, conformément à leurs souhaits ; - engagez-les à ordonner une
enquête exhaustive et indépendante sur le meurtre de Dionisio Díaz García et
sur les menaces reçues par d'autres membres de l'ASJ, et à traduire en
justice les responsables présumés ; - rappelez au gouvernement son
obligation de reconnaître la légitimité des activités des défenseurs des
droits humains et leur droit de mener celles-ci sans restriction ni crainte
de représailles, énoncée dans la Déclaration des Nations unies sur le droit
et la responsabilité des individus, groupes et organes de la société de
promouvoir et protéger les droits de l'homme et les libertés fondamentales
universellement reconnus APPELS À Ministre de la Sécurité publique Álvaro Romero Ministro de Seguridad Pública Ministerio de Seguridad Pública Edificio Pujol, 4to. Piso, Col.
Palmira (Blvd. Morazán) Tegucigalpa, Honduras Fax : +504 220 4352 Formule d'appel : Estimado Sr. Ministro, / Monsieur
le Ministre, Procureur général Leónidas Rosa Bautista Fiscal General del Estado Ministerio Público Lomas del Guijarro, Tegucigalpa,
Honduras Fax : +504 221 5667 Formule d'appel : Estimado Sr. Fiscal General, /
Monsieur le Procureur général, COPIES À Ministre des Affaires étrangères Milton Jiménez Puerto Ministro de Relaciones
Exteriores, Secretaría de Relaciones
Exteriores Colonia Miraflores, Blvd. de las
Fuerzas Armadas Contiguo al Palacio de Justicia,
Edificio Antigua Casa Presidencial, Tegucigalpa, Honduras Fax : +504 234 1922/1484 Organisation non gouvernementale
de défense des droits humains Asociación para una Sociedad más
Justa (ASJ) Apartado Postal 30676, Toncontín Comayagüela, Honduras ainsi qu'aux représentants
diplomatiques du Honduras dans votre pays. MERCI D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT. |
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