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En Iraq, l’un des avocats des
co-accusés du président irakien déchu Saddam Hussein, Saadoun Janabi, a été
enlevé le 20 octobre 2005 de son lieu de travail, à Bagdad. Le corps de
l’avocat a été retrouvé avec une balle dans la tête dans le nord de la
capitale irakienne.
Le 20 octobre 2005 , à 20H20
(17H20 GMT), des hommes armés ont enlevé Me Janabi à son cabinet, qui se
trouve dans le quartier Chaab (nord de Bagdad), moins de 48 heures après la
comparution de son client aux côtés de Saddam Hussein. L'avocat de Saddam
Hussein a mis en cause l'armée américaine pour le manque de protection des
acteurs du procès. "L'Irak est sous la protection des troupes
américaines et nous les tenons pour responsables. La Convention de Genève
oblige la force occupante à défendre des citoyens du pays occupé", a
affirmé M. Doulaïmi à la chaîne Al-Jazira.
Le corps de l'avocat Saadoun
Janabi tué d'une balle dans la tête, a été retrouvé derrière une mosquée du
quartier Our de la capitale, le 20 octobre 2005 à 21H30 (18H30 GMT), une
heure après son enlèvement par des hommes armés à son cabinet, a indiqué
une source du ministère de la Défense. Mais une source du ministère de
l'Intérieur a donné une version différente, en indiquant que le corps avait
été découvert vendredi 21 octobre 2005 avant la mi-journée.
L'avocat représentait Awad
Ahmad al-Bandar, un ancien juge du tribunal révolutionnaire et adjoint du
chef du cabinet de Saddam Hussein.
L'enlèvement de l'avocat a
soulevé la colère de ses confrères, l'un d'eux, Me Badie Izzat Aref, qui
défend l'ancien vice-Premier ministre Tarek Aziz, l'estimant
"scandaleux". "Si on n'arrive pas à protéger les avocats,
comment vont-ils pouvoir défendre leurs clients et comment les témoins vont
oser se présenter devant le tribunal ?", s'est interrogé Me Badie,
assurant qu'il n'avait pas été "dissuadé de poursuivre (sa)
mission" de défendre son client.
"Cet enlèvement a pour but
d'effrayer les avocats qui défendent les membres d'une direction
légitime", a-t-il ajouté, soulignant que les menaces, "par mail,
par téléphone ou directement", contre les avocats étaient
"constantes". Le tribunal, qui a ajourné le procès au 28
novembre, a décidé dans le même temps d'entendre un témoin clé dans les
prochains jours. Waddah Khalil al-Cheikh, qui était un haut responsable des
services de renseignement de l'ancien régime au moment du massacre de
Doujaïl, est atteint d'un cancer en phase terminale. Il est détenu dans le
cadre d'une autre affaire impliquant des responsables de l'ancien régime.
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